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De la nature réactionnaire de l’esprit de coterie − 1968

Éditorial du Wen Hui bao, 12 janvier 1968

L’esprit de coterie bourgeois et petit-bourgeois peut se comparer à un serpent venimeux dont la morsure est redoutable. Ce serpent étreint certains profondément infectés.

Aussi est-il indispensable, afin d’éveiller la vigilance de tous les révolutionnaires, d’énumérer les crimes de l’esprit de coterie.

Ne pas mettre en pratique, ne pas appliquer rigoureusement les directives du camarade Mao Tsé-toung, ne pas écouter la voix du quartier général prolétarien.

N’extraire des directives que ce qu’on aime, brouillant ainsi l’orientation générale de la lutte, ébranlant les dispositions stratégiques du quartier général du camarade Mao Tsé-toung. Tel est le premier crime de cet esprit.

Rejeter l’intérêt du peuple, du parti, de l’Etat, de l’ensemble, pour ne tenir compte que de sa propre tendance. Tel en est le deuxième crime.

Brouiller la ligne de démarcation entre l’ennemi et nous, protéger l’ennemi de classe : Tous ceux qui sont d’accord avec « mon » point de vue sont des « camarades », même si ce sont des espions ou des traîtres. Ceux qui ne sont pas d’accord avec « moi », fussent-ils des camarades, sont tous des ennemis. C’en est là le troisième crime.

Lorsqu’il s’agit de mettre de l’ordre dans nos rangs [les rangs de la classe ouvrière], avoir l’œil rivé sur l’organisation opposée ; s’il arrive qu’on y découvre quelques mauvais éléments, généraliser aussitôt, se réjouir et profiter de l’occasion pour nier l’orientation générale de toute une organisation révolutionnaire. Pour ce simple fait, on n’hésite pas à se bagarrer, à entamer une « guerre civile ». C’est le quatrième crime de l’esprit de coterie.

La nature perfide de l’esprit de coterie joue pleinement son rôle au moment où ceux qui en sont empoisonnés se disputent les « postes », afin d’être du « noyau ». « Moi comme noyau » est leur slogan, un slogan erroné. La grande alliance révolutionnaire, ils s’en moquent, ce qu’il leur faut, ce sont des « postes ». Voilà le cinquième crime de cet esprit.

A leurs yeux, le seul critère valable pour « libérer les cadres », c’est : « Est-ce conforme à « mes » intérêts ? » Celui qui « m’ » obéit subsistera, celui qui s’oppose à « moi » disparaîtra. Voilà pourquoi ils peuvent soudainement hurler : « libérons-les tous », et tout aussi brusquement décréter « écartons-les tous ». Oscillant entre la « gauche » et la droite, ils ne cessent de changer. Tel en est le sixième crime.

Se faire valoir, se flatter : « j’ai tout fait, tout m’appartient ». Voilà le septième crime.

Lutter contre l’esprit de coterie par l’esprit de coterie, en d’autres termes, profiter de la lutte contre l’esprit de coterie (des autres) pour accroître le sien propre. Crier « A bas l’esprit de coterie » tout en le traînant derrière soi : xx (le nom de leur organisation) vaincra ! Ceci est un exemple et également le huitième crime de l’esprit de coterie.

Ceux qui sont fortement imprégnés de l’esprit de coterie peuvent changer de clan d’un jour à l’autre, devant vous ils disent une chose, derrière vous ils en disent une autre, sur la scène ils vous serrent la main, dans les coulisses, ils vous donnent des coups de pied. Ils ont un style de travail de politicien bourgeois. C’est le neuvième crime.

Ceux qui en sont imbus font tout pour servir aux intérêts de leur clan, appliquant l’utilitarisme réactionnaire. Ils utilisent même, en-dehors de leur contexte, des citations du camarade Mao Tsé-toung, afin d’attaquer le côté opposé. Voilà un très mauvais style d’étude, absolument inacceptable. C’est le dixième crime de l’esprit de coterie.

Il est clair que l’esprit de coterie bourgeois et petit-bourgeois est un ennemi très dangereux, dissimulé dans les rangs des révolutionnaires ; il provoque la scission, empêche l’unité et démoralise. Il constitue un danger pour la révolution, sabote la production, car il protège l’ennemi et suscite les mauvaises actions : il a donc fait énormément de mal.

Un tel ennemi, il nous faut l’abattre. L’esprit de coterie bourgeois et petit-bourgeois a, depuis le début de la révolution culturelle prolétarienne, été une des principales armes utilisées par la bourgeoisie contre le prolétariat. Ce n’est pas un hasard.

La méthode utilisée par la petite poignée qui bien que du parti se sont engagés sur la voie capitaliste, qui consistait au sein d’une organisation à traiter les masses révolutionnaires de « contre-révolutionnaires » a fait faillite ; en économie, le complot de l’économisme réactionnaire a été également été mis au jour ; c’est pourquoi il ne leur reste plus pour appui que l’esprit de coterie bourgeois et petit-bourgeois : ce fantôme.

Ils ont été le dénicher et ils l’ont lancé dans nos rangs. Lénine disait déjà : « les activistes des différentes tendances opportunistes existant dans le mouvement ouvrier soutiennent mieux la bourgeoisie que les bourgeois eux-mêmes. »

L’esprit de coterie sert de troupe de choc à la petite poignée des autorités qui bien que du parti se sont engagés sur la voie capitaliste. Certains de nos camarades ont en eux l’égoïsme. Égoïsme et esprit de coterie s’accordent : dès qu’on frappe dans les mains, ils s’assemblent.

Devenus prisonniers de la bourgeoisie et de la petite- bourgeoisie, nos camarades se laissent alors mener par le bout du nez par l’ennemi de classe, tout en pensant que leur « orientation générale est juste ».

L’esprit de coterie bourgeois et petit-bourgeois est de nature réactionnaire. Tout ce qui va à l’encontre du courant de la révolution est réactionnaire. Le cours fougueux de la révolution culturelle prolétarienne progresse et l’esprit de coterie, courant idéologique réactionnaire tend à l’en empêcher, n’est-ce pas réactionnaire ?

On trouve un peu partout des opportunistes qui tentent de l’endiguer, mais cela ne se peut. « Tout ce qui est réactionnaire sera balayé par le cours de la révolution ».

A une certaine époque, l’esprit de coterie a pu tromper. Les camarades qui s’y sont laissés prendre ne peuvent s’obstiner, il leur faut le plus rapidement possible prendre conscience, se frotter les yeux pour y voir et retourner le fer de leur lance pour dénoncer cet esprit.

Notre grand dirigeant, le camarade Mao Tsé-toung dirige la grande armée de la révolution culturelle prolétarienne ; la seule tendance, c’est celles des révolutionnaires prolétariens, le seul esprit, c’est l’esprit prolétarien de parti.

Ce n’est qu’animés de cet esprit, guide de toutes nos actions, que nous arriverons à suivre le camarade Mao Tsé-toung et à avancer dans la tempête.

A bas l’esprit de coterie !

Coupons ses sinistres tentacules !

Révolutionnaires prolétariens, unissez-vous !