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Commentaire sur deux livres de Tao Tchou − 1968

La grande révolution culturelle prolétarienne, en une suite de tempêtes, secoue la Chine et le monde entier.

La situation est excellente. Commencée par une vaste campagne de critique dans le domaine culturel, cette révolution accède, triomphalement, après une année de combats exaltants, à la phase de la grande critique de masse contre la poignée des plus hauts responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste.

Cette vaste campagne de critique revêt une importance politique majeure ; elle constitue le développement en profondeur de la lutte menée par les révolutionnaires prolétariens pour la prise du pouvoir, une mesure d’importance permettant de liquider le venin du révisionnisme, une force motrice idéologique mobilisant les larges masses en vue de réaliser la tâche de lutte-­critique-­réforme, une puissante lutte de masse pour appliquer de façon approfondie, dans les domaines politique, économique, culturel et militaire, la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao. Nous avons devant nous deux livres : Idéal, vertus, vie intérieure (appelé simplement Idéal), édité en 1962 par les Editions de la Jeunesse chinoise, et Pensée, sentiments, talent littéraire (appelé simplement Pensée), publié en 1964 par les Editions populaires du Kouangtong.

Ce sont, pour nous, deux manuels excellents par l’exemple à rebours dans la vaste campagne de critique ; ce sont deux œuvres sœurs du sinistre livre sur le « perfectionnement individuel » qui donnent une image vivante de la nature réactionnaire, odieuse, du révisionniste Tao Tchou.

Avant la llème session plénière du Comité central issu du VIIIe Congrès du Parti, qui eut lieu en août 1966, Tao Tchou était un fidèle exécutant de la ligne réactionnaire bourgeoise incarnée par le Khrouchtchev chinois.

Après cette session, le visage réactionnaire des deux plus grands responsables engagés dans la voie capitaliste ayant été dévoilé devant tout le Parti, il était devenu le principal représentant de ceux qui s’obstinaient dans cette ligne.

De connivence avec ses hommes de confiance, le révisionniste contre-révolutionnaire Wang Jen­tchong et consorts, il continuait à s’opposer frénétiquement à la ligne révolutionnaire prolétarienne représentée par le président Mao et à la déformer, à prendre le contre-pied de la grande pensée de Mao Tsé-toung et à la contrecarrer.

Recrutant les capitulards et les traîtres, et en collusion avec d’autres responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste, il donnait partout des directives pour réprimer le mouvement des masses révolutionnaires, soutenir et protéger les révisionnistes contre-révolutionnaires et les génies malfaisants, tentant de camoufler et d’annihiler, par des moyens ignobles, les critiques formulées à la IIème session plénière du Comité central issu du VIIIe Congrès du Parti contre le plus haut des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste.

Des personnages qui surestiment les forces réactionnaires, sous-estiment les forces des peuples, vont à l’encontre du courant et rêvent sottement de faire figure de « héros », l’Histoire n’a jamais tardé à en faire des bouffons ridicules.

Quel n’était pas l’orgueil de ce personnage, qui se vantait d’« être pour l’essentiel un révolutionnaire prolétarien », lorsqu’il s’écria avec arrogance devant les masses, en brandissant le poing, le 30 juillet 1966, à un meeting de 10 000 personnes : « Vous pouvez m’abattre, si vous n’avez pas confiance en moi ! »

Il semblait vouloir dévorer les gens ! Il tentait par ce moyen d’intimider les masses : quiconque oserait s’opposer à lui, ce « vieux révolutionnaire », finirait mal, tandis que lui, le « héros », ne serait jamais « abattu ».

Mais, quiconque se dresse pour s’opposer à la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao, à la grande révolution culturelle prolétarienne et aux larges masses populaires révolutionnaires ne manquera pas d’être abattu. Telle est la logique de l’Histoire. Mieux les réactionnaires jouent leur rôle, plus complète sera leur défaite.

Aujourd’hui, en jetant un regard en arrière, nous voyons que cet individu, par son attitude scandaleuse : étalage de soi et intimidation des masses, n’a fait qu’appliquer une nouvelle couche de peinture, bien grotesque d’ailleurs, à son masque de personnage à double face.

Tao Tchou se vantait en disant « Je suis un révolutionnaire conséquent. »

Eh bien, prenons ses deux livres comme matériel essentiel, pour voir sur qui ce « révolutionnaire conséquent » s’est « toujours » aligné. Quelle « révolution » a-­t-­il menée ? Dans quel « idéal » a-­t-­il persisté ? Quelles « vertus » a-­t-­il prêchées ? A quelle classe appartiennent « la pensée et les sentiments » prônés par lui, et quelle a été sa « vie intérieure » ?

L’ « IDEA L » DES CONTRE-RÉVOLUTIONNAIRES BOURGEOIS

A quelle « faction » Tao Tchou appartient­-il ? A quelle « faction » l’« idéal » qu’il a prôné dans ses livres appartient-il ? Pour le savoir, il suffit d’examiner ses propos qui constituent un véritable aveu.

En août 1955, au moment où la transformation socialiste de l’agriculture et de l’artisanat battait son plein et où une lutte à mort s’engageait entre le prolétariat et la bourgeoisie, Tao Tchou entra en scène et proclama, très sûr de lui, dans un discours : « Nous sommes tous de la même faction, celle du peuple chinois ; à l’exception des contre-­révolutionnaires, tout le monde doit s’unir très cordialement » (Idéal, vertus et vie intérieure (en chinois), Editions de la Jeunesse chinoise, 1962).

Or, ce « tout le monde » « à l’exception des contre-­révolutionnaires » se divise en deux : le prolétariat d’un côté, la bourgeoisie de l’autre. Tao Tchou a vilipendé perfidement la rééducation idéologique des intellectuels, en la qualifiant d’« humiliation de la dignité de l’homme », en prétendant que les idées réactionnaires de Hou Che n’étaient que des « problèmes relevant du mode de penser » et qu’il fallait « attendre 30 voire 40 ans pour en avoir une vision bien nette » (Ibidem).

De toute évidence, son « tout le monde » signifie la bourgeoisie et ses agents, Hou Che et consorts.

La « faction du peuple chinois » que Tao Tchou a glorifiée en disant qu’elle devait « s’unir très cordialement », n’est, en fait, qu’un ramassis de réactionnaires bourgeois antipopulaires. Tao Tchou a dit avec une profonde sympathie : « La situation dans laquelle se trouvent les éléments contre-­révolutionnaires dissimulés dans la partie continentale du pays est pitoyable et ils sont malheureux. »

Les paroles sont l’expression des idées.

Les mots « pitoyable » et « malheureux » qui effacent d’un seul coup le caractère haïssable et la cruauté des contre-­révolutionnaires, traduisent de façon vivante la « vie intérieure » de Tao Tchou, dont le cœur bat à l’unisson du leur.

Cette « prise de position » édifiante a été supprimée lors de la publication de ce livre qui ne donne soi-disant que des extraits du discours.

En mai 1957, lorsque les droitiers se livrèrent à des attaques furieuses, Tao Tchou publia sans tarder des articles dans des journaux, où il claironnait : « Maintenant que les classes ont été liquidées pour l’essentiel », « qu’à l’intérieur du pays, les contradictions entre l’ennemi et nous ont été résolues », la « fonction répressive » de la dictature du prolétariat « doit être atténuée », son action doit être détournée vers la « direction de la production » et l’« organisation de la vie économique du peuple » (« Les questions concernant les contradictions au sein du peuple » et « Que cent fleurs s’épanouissent et que cent écoles rivalisent », « De la juste solution des contradictions au sein du peuple dans le Kouangtong », Nanfang Ribao (journal de la Chine méridionale), 4 et 5 mai 1957).

Les propriétaires fonciers, les paysans riches et les bourgeois sont tous devenus membres d’une « grande famille ». La dictature du prolétariat peut être supprimée et un « Etat du peuple tout entier » ne s’occupant que de la « direction de la production », pourrait bientôt s’établir.

Ces propos à cent pour cent révisionnistes visant à renverser la dictature du prolétariat, reflètent parfaitement le visage de ce chef de file des droitiers de la bourgeoisie.

Deux ans plus tard, dans le premier semestre de 1959, lorsque la révolution socialiste se développait en profondeur, Tao Tchou a fait une publicité tapageuse, dans son article intitulé : « Le style du pin », pour préconiser l’« inflexibilité face aux circonstances mauvaises et défavorables » (Idéal, vertus et vie intérieure, Editions de la Jeunesse chinoise, 1962).

Et dans un autre article : « La ténacité révolutionnaire », il a déclaré qu’« en mer », on doit être capable de résister aux « assauts de la tempête » (Ibidem).

Ainsi, l’impétueux grand bond en avant, la magnifique et courageuse volonté du peuple révolutionnaire de transformer le monde, tout cela a été qualifié par lui de « circonstances mauvaises et défavorables ».

Alors que la tempête de la révolution socialiste avait porté des coups à la bourgeoisie, aux propriétaires fonciers, aux paysans riches, aux contre-révolutionnaires, aux mauvais éléments et aux droitiers ainsi qu’à leurs agents, la clique antiparti de Peng Teh­ houai, il poussait des cris d’orfraie en déclarant qu’« on devait être capable de résister aux assauts de la tempête ». Sa position contre-révolutionnaire est suffisamment claire sans qu’il soit besoin de plus amples explications.

En 1965, après la grande IIème session plénière du Comité central issu du VIIIe Congrès du Parti communiste chinois, le président Mao a dit, à plusieurs reprises, que la contradiction principale à l’intérieur du pays était la lutte entre les deux classes, le prolétariat et la bourgeoisie ; la lutte entre les deux voies, celle du socialisme et celle du capitalisme.

Dans le Document en 23 points sur le mouvement d’éducation socialiste, le président Mao a souligné que « le mouvement en cours vise principalement ceux qui, dans le Parti, détiennent des postes de direction et s’engagent dans la voie du capitalisme ». Le Khrouchtchev chinois ainsi que Tao Tchou et consorts, contrecarraient et boycottaient d’une façon frénétique ces importantes directives du président Mao.

En novembre 1965, au moment où la lutte à mort contre les révisionnistes contre-révolutionnaires devenait imminente, tandis que s’ouvrait la critique de la pièce La Destitution de Hai Jouei, Tao Tchou révéla une nouvelle fois son vrai visage en publiant un article dans le Wenyi Bao, où il dit : « J’estime qu’à l’étape actuelle, il faut mettre au premier plan la tâche consistant à refléter les contradictions au sein du peuple. » (Wenyi Bao (Gazette littéraire), N° 11, 1965)

Il prétendait qu’« à l’étape actuelle », les contradictions principales étaient « les contradictions au sein du peuple ».

Cela revenait à effacer délibérément la lutte entre les deux classes et les deux voies, lutte qui constitue la principale contradiction à l’intérieur du pays, à considérer la poignée de contre-révolutionnaires, de renégats, de droitiers et de responsables engagés dans la voie capitaliste, comme relevant du domaine des contradictions « au sein du peuple », afin de couvrir leurs crimes d’usurpation des pouvoirs du Parti, du gouvernement et de l’armée, et de protéger les pires contre-révolutionnaires bourgeois infiltrés au sein du Parti.

Tao Tchou un « révolutionnaire conséquent » ? Non, un contre-révolutionnaire conséquent !

On peut dire qu’à chaque moment critique de l’Histoire, il a pris ouvertement une position bourgeoise et s’est opposé à la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao, au socialisme. L’« idéal » qu’il a prôné en termes magnifiques est en fait l’idéal des contre-révolutionnaires bourgeois, l’idéal réactionnaire visant à protéger et à développer le capitalisme, le rêve chimérique de renverser la dictature du prolétariat et de restaurer le capitalisme en Chine. Jugez vous-même :

Tao Tchou a dit : « L’idée socialiste signifie recourir à tous les moyens possibles pour assurer l’industrialisation rapide du pays. » (Idéal, vertus et vie intérieure, Editions de la Jeunesse chinoise, 1962)

Selon cette théorie « socialiste » ultra-réactionnaire, les États-Unis, pays industrialisé, n’auraient-ils pas réalisé le « socialisme » depuis longtemps ?

Pour l’« industrialisation », il existe deux voies, deux lignes, deux « méthodes », celles du socialisme et celles du capitalisme. Suivre la voie socialiste signifie s’appuyer sur la classe ouvrière et les larges masses révolutionnaires, sur le principe consistant à donner la primauté à la politique, sur la conscience et l’enthousiasme révolutionnaires du peuple fort de centaines de millions d’hommes inspirés par la pensée de Mao Tsé-toung, cela signifie faire en sorte que le pouvoir de direction des entreprises soit réellement dans les mains des révolutionnaires prolétariens.

Suivre la voie capitaliste signifie, tout comme les livres de Tao Tchou le prêchent infatigablement, s’appuyer sur un petit nombre d’« experts » bourgeois, compter sur le « stimulant matériel », sur les conservateurs, de sorte que le pouvoir de direction des entreprises soit usurpé par les couches privilégiées représentant les intérêts de la bourgeoisie. « Recourir à tous les moyens possibles » selon les paroles de Tao Tchou, c’est, en fait, choisir comme moyen de s’appuyer sur la bourgeoisie en vue de développer le régime d’exploitation capitaliste et de résister à la transformation socialiste de l’industrie et du commerce capitalistes.

« Depuis un siècle, l’histoire de la Chine a été celle d’un pays continuellement victime d’attaques, parce qu’elle n’avait pas d’industries. » (ibidem)

Voilà Tao Tchou qui, du ton d’un mauvais professeur, nous fait un cours sur l’histoire contemporaine chinoise, bien entendu une histoire inversée. De 1840 à 1949, soit 109 années, si la Chine a été « victime d’attaques », la cause essentielle n’en était pas son manque d’industries, mais le fait que le pouvoir politique était entre les mains des valets de l’impérialisme, ces traîtres à la nation, à partir du gouvernement de la dynastie des Tsing, des seigneurs de guerre du Peiyang jusqu’à Tchiang Kaï­ chek.

Depuis que le prolétariat et le peuple travailleur chinois, sous la direction du grand dirigeant le camarade Mao Tsé-toung, ont conquis le pouvoir politique à l’échelle nationale, les impérialistes doivent au préalable évaluer exactement la force de leurs sabots de sangliers avant de se risquer à nous attaquer.

Plus la grande révolution culturelle sera menée de façon radicale, plus la pensée de Mao Tsé­toung pénétrera dans l’esprit des gens,plus la dictature du prolétariat sera consolidée, plus il est certain que nous serons invincibles dans le monde en cas de guerre. Tel est l’idéal des révolutionnaires prolétariens.

Attribuer entièrement à l’« inexistence d’industries » le fait que la Chine était « victime d’attaques » revient à camoufler totalement les crimes commis par ces traîtres à la nation coupables des pires forfaits, à enjoliver ces laquais chinois de la bourgeoisie internationale qui, sous l’enseigne du « développement de l’industrie », avaient entrepris de restaurer le capitalisme. C’est chanter sur le même ton que le Khrouchtchev chinois, celui d’un traître à la nation !

Tao Tchou a dit en outre : L’« idéal communiste » se ramène à ceci : « des maisons confortables », « tous les foyers brillamment éclairés la nuit, tous les gens élégamment vêtus, chacun sa propre voiture... » (Ibidem) en un mot, « bien nourri, bien vêtu, bien logé ».

C’est de l’hédonisme. On peut vendre son âme à celui qui assure une « bonne nourriture, un logement confortable », lequel pourrait même recevoir à bas prix l’étiquette de « communiste ». C’est la plus ignoble philosophie, celle d’un renégat ! Une apparence de « communisme », mais de l’individualisme poussé à l’extrême, du capitalisme en réalité, voilà la définition de l’« idéal communiste » dont parle Tao Tchou. Selon cette définition, le mode de vie de la bourgeoisie américaine ne correspondrait-il pas à merveille à l’« idéal communiste » ? Il a dit encore : Avoir un « noble idéal », c’est penser constamment à « devenir plus tard un navigateur, un aviateur, un homme de science, un homme de lettres, un ingénieur, un professeur... » (Idéal, vertus et vie intérieure, Editions de la Jeunesse chinoise, 1962)

Etre un spécialiste, encore un spécialiste, toujours un spécialiste, non pas un ouvrier, un paysan ou un soldat.

Aux yeux de ce renégat « du prolétariat, on devrait reléguer au bas de l’échelle les ouvriers, paysans et soldats révolutionnaires ; bien plus, il voudrait tout simplement les voir précipiter dans un véritable enfer, dans les bas-fonds de la société pour qu’ils ne puissent plus jamais se relever.

Tout au contraire, ceux qui occuperaient de hautes, de « sublimes » fonctions, ce serait toute la ribambelle des « spécialistes » bourgeois. « La bourgeoisie a participé au mouvement démocratique, elle s’y connaît dans le développement de l’industrie, elle n’est pas aussi pourrie que les propriétaires fonciers. » (Ibidem)

Eh bien, c’est avouer que ces « spécialistes » ne sont nullement des spécialistes prolétariens, mais des bourgeois et des représentants de la bourgeoisie dans les milieux culturels. Par « s’y connaître », il entend les connaissances des capitalistes telles que l’ingéniosité et la cruauté avec lesquelles ils exploitent les ouvriers. Le « noble idéal » de Tao Tchou vise à opérer un retour de la contre-révolution en utilisant ces représentants de la bourgeoisie qui ont accédé à des postes très élevés.

Aujourd’hui, bon nombre de « sommités » bourgeoises très haut placées ont été désarçonnées par les jeunes combattants révolutionnaires.

Il a dit encore : Notre noble idéal, c’est que « tout le monde connaisse réellement une satisfaction de l’esprit ».

En 1962, au moment où la bourgeoisie a lancé une attaque violente contre le prolétariat, où les spectres de tout acabit surgissaient et où les herbes vénéneuses croissaient à vue d’œil, pour que la bourgeoisie « connaisse une satisfaction de l’esprit », Tao Tchou a clamé à cor et à cri dans son écrit intitulé : « Opinions sur la question de faire prospérer la création », que « pas mal d’intellectuels bourgeois sont déjà devenus des intellectuels appartenant à la catégorie des travailleurs » et qu’« il fallait mettre en valeur l’ardeur de ces intellectuels » (Pensée, sentiments et talent littéraire (en chinois), Editions populaires du Kouangtong, 1964) [1] Bravo ! Que ce soient « le Village des Trois », ou Tien Han, Hsia Yen, Wou Han, Tsien Po­tsan, ou bien encore Hai Jouei, Wei Tcheng, Li Houei­niang et consorts, les voilà tous devenus des « intellectuels appartenant à la catégorie des travailleurs ». Leur étiquette ôtée et se voyant ainsi couronnés, n’était-­il pas naturel qu’ils coordonnent encore davantage leurs « efforts » pour préparer l’opinion à la restauration du capitalisme ? « Vivre en bons termes et dans une joie sereine », dans une ambiance de gaieté, cela ne permet-­il pas à ces gens de pratiquer aisément la restauration du capitalisme ?

Il faut que ce soit ou le prolétariat ou la bourgeoisie qui n’ait pas de « satisfaction d’esprit ».

Dans la lutte des classes, cela est inévitable. Jamais les deux à la fois.

Lorsque le prolétariat jouit d’une pleine « satisfaction d’esprit », la bourgeoisie se trouve dans le pétrin.

Le contraire est tout aussi vrai.

C’est tout l’un ou tout l’autre.

Ceux qui ont crié à l’injustice en disant que la bourgeoisie ne pouvait pas connaître de « satisfaction d’esprit » ont montré tout simplement qu’eux-mêmes respiraient au même rythme que la bourgeoisie.

Tao Tchou a dit que son « idéal du socialisme » est « profitable à tout le monde », y compris la bourgeoisie.

Comment le socialisme pourrait-il être « profitable » à la bourgeoisie, puisqu’il vise précisément à l’éliminer complètement par la dictature du prolétariat ?

Le « socialisme » prétendument « profitable à tout le monde » est du pseudo-socialisme, du révisionnisme à la Khrouchtchev, le socialisme que l’on retrouve dans la théorie contre-révolutionnaire de Boukharine selon laquelle le capitalisme pourrait « évoluer » en socialisme, dans la théorie réactionnaire du « Parti du peuple tout entier », de l’« Etat du peuple tout entier », du « socialisme du peuple tout entier » qui élimine la lutte des classes et la dictature du prolétariat. C’est un mot d’ordre appelant à la restauration du capitalisme après la grande victoire du socialisme en Chine. Cela suffit !

Les exemples cités sont assez nombreux pour que nous discernions clairement le vrai visage de cet agent de la bourgeoisie. Ce que Tao Tchou s’obstine à suivre, c’est la voie capitaliste allant à l’encontre du socialisme. Ce qu’il affectionne, ce à quoi il aspire, ce qu’il exalte, c’est le capitalisme ; ce qu’il hait, ce qu’il redoute, ce qu’il injurie, c’est le socialisme.

L’« idéal » que prônent tous ses écrits signifie, en bref, transformer l’Etat, la société et le Parti à l’image, combien odieuse, de la bourgeoisie.

Ce fameux personnage a eu une « parole célèbre » : « Implanter l’idéologie socialiste » ou l’idéal socialiste revient à faire en sorte que « l’idéologie socialiste représente au moins 50 pour cent et quelque de toute idéologie ». (Idéal, vertus et vie intérieure, Editions de la Jeunesse chinoise, 1962)

Comment peut-­on évaluer la conception du monde au moyen d’un pourcentage ?

C’est le comble de l’absurdité !

En définitive, c’est un tour de passe­passe des plus maladroits. C’est apprendre à la bourgeoisie à se présenter sous un camouflage, à couvrir du manteau de l’« idéologie socialiste » 50 pour cent de son langage pour masquer la nature hideuse du capitalisme. C’est du révisionnisme le plus typique. Tao Tchou a suivi cette méthode pour écrire ces deux livres.

Quant au plus haut des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste, il a parlé : « à cœur ouvert » à la bourgeoisie, en disant :

Si la « bourgeoisie » « apprenait la phraséologie marxiste », elle pourrait « passer au socialisme dans la paix et le cœur serein », et obtenir à la fois les honneurs et les avantages.

Voilà la meilleure explication de ce que Tao Tchou appelle « un peu plus de 50 pour cent » d’« idéologie socialiste ». « Idéal ! », « idéal ! », il est naturel que la bourgeoisie soit sur le point de verser des larmes de reconnaissance à un agent qui lui est aussi fidèle.

UNE « VIE INTÉRIEURE » DE RENÉGAT ET, PAR SURCROÎT, DE VALET

Vous voulez savoir quelle est la « vie intérieure » prônée dans ces deux livres ?

Il suffit d’en relever les « perles » pour voir qu’il ne s’agit que de la philosophie réactionnaire du Kuomintang doublée de la « pensée » propre à un valet.

Tao Tchou a gardé solidement à l’esprit l’idéalisme extrêmement pourri et réactionnaire du Kuomintang et les noirs propos du bourreau Tchiang Kaï­chek.

Toutes ces pacotilles contre-­révolutionnaires occupent une place de premier plan dans sa « vie intérieure ». Des choses aussi réactionnaires ne peuvent sortir que de la bouche d’un renégat.

Dans ses propos et déclarations contre-révolutionnaires, Tchiang Kaï­chek avait dit : « Pour ce qui est de la signification de la politique (zheng­zhi), le Dr Sun Yat­sen nous a déjà indiqué clairement : zheng, ce sont les affaires publiques, zhi, c’est la gestion ; zheng­zhi (la politique), c’est donc la gestion des affaires publiques... C’est pourquoi la ’politique’ signifie : employer une méthode scientifique de mobilisation générale de tout le pays pour gérer les affaires publiques, afin d’œuvrer au plus grand bien-être de tout le pays et de tout le peuple. » (Tchiang Kaï­chek : Essentiel des enseignements du feu père de la République, chapitre II)

Tao Tchou a repris cette définition telle quelle en disant : « II faut d’abord comprendre ce qu’est la politique. Sans doute, tout le monde connaît le Dr Sun Yat­sen, eh bien, il avait dit : ’zheng, ce sont les affaires publiques, zhi, c’est la gestion ; zheng­zhi (la politique), c’est donc la gestion des affaires publiques.’ . . . nous ’gérons les affaires publiques’ pour rendre le pays prospère et puissant et le peuple heureux... Nous les gérons dans l’intérêt du peuple, en lui en faisant comprendre clairement la raison pour qu’il participe de bon cœur au travail d’édification de la société socialiste. » (Idéal, vertus et vie intérieure, Editions de la Jeunesse chinoise, 1962)

Tao Tchou a dit sans rougir qu’il était « élève » de Tchiang Kaï­ chek, plus exactement, il était valet de Tchiang Kaï­chek. Ne voyez-vous pas, en effet, que ses propos sont bien ceux d’un valet ?

Appeler la politique « la gestion des affaires publiques », c’est adopter le point de vue réactionnaire des exploiteurs bourgeois. Il n’existe pas de « public » abstrait ; le « public », en société de classes, se divise en classes. Il n’existe pas non plus de « gestion » abstraite ; la « gestion », en société de classes, implique invariablement la solution des rapports entre les classes, elle touche la question de savoir quelle classe détient et exerce le pouvoir.

Dans ses Interventions aux causeries sur la littérature et l’art à Yenan, le président Mao a indiqué d’une façon très pénétrante : « Qu’elle soit révolutionnaire ou contre-révolutionnaire, la politique est toujours la lutte d’une classe contre une autre. »

Si on l’analyse à partir de ce point de vue du président Mao, la politique est la lutte pour la consolidation ou le renversement du pouvoir d’une classe déterminée ; la lutte pour la protection ou la destruction d’un système de propriété déterminé ; la lutte pour la spoliation ou la sauvegarde des intérêts d’une classe (ou d’un groupe) déterminée.

L’émancipation définitive du prolétariat ne peut se faire qu’avec l’émancipation de l’humanité tout entière.

C’est pourquoi la lutte politique menée par le prolétariat pour se libérer du joug de la bourgeoisie et pour établir et consolider la dictature du prolétariat sert non seulement les intérêts de sa propre classe mais encore ceux de la grande masse des travailleurs. Quant à la bourgeoisie, qui cherche à couvrir le contenu de classe de ses activités politiques et à dissimuler son oppression et son exploitation du prolétariat et des autres travailleurs, elle qualifie, de façon abstraite, la politique contre-révolutionnaire de « gestion des affaires publiques ».

C’est toujours la même tactique ; elle a été adoptée depuis le XVIIIe siècle par la bourgeoisie et aujourd’hui par les révisionnistes modernes soviétiques qui font de l’Etat un « Etat du peuple tout entier ».

La prétendue « gestion des affaires publiques » de Tchiang Kaï­chek est en fait la répression et le massacre dans le sang de la grande masse des travailleurs au moyen de l’appareil d’Etat contre-révolutionnaire.

Tchiang Kaï­chek prétend que la domination contre-révolutionnaire des propriétaires fonciers et de la bourgeoisie est destinée à « œuvrer au bonheur du pays tout entier et de la population tout entière », et il veut recourir en outre à une prétendue « mobilisation générale » pour tromper le peuple. C’est vraiment le comble de la perfidie et du cynisme. Quant au valet Tao Tchou, en étalant toutes ces pacotilles, il visait à une restauration contre-révolutionnaire du capitalisme et à la liquidation de la dictature que le prolétariat exerce sur la bourgeoisie.

Selon lui, ces agissements de valet dans les intérêts de la bourgeoisie et des réactionnaires servent « les intérêts du peuple », et il voulait encore, par-dessus le marché, en « faire comprendre clairement la raison » pour tromper les gens.

Là aussi, c’est vraiment le comble de la perfidie.

Dans ses déclarations et propos contre-­révolutionnaires, Tchiang Kaï­chek avait prôné « l’esprit de sincère union » et affirmé qu’il existe des « esprits éclairés ». Tao Tchou a repris ces expressions sans y changer un mot.

Tao Tchou a dit : « Nous ne désapprouvons pas entièrement l’allégation du Dr Sun Yat-­sen selon laquelle il existe des ’esprits éclairés’ et des ’esprits obtus’. On rencontre en effet de tels cas dans la société : certains progressent rapidement, d’autres lentement ; mais pourvu qu’on ait la volonté de progresser, on peut, finalement, aller de l’avant . . . » (Pensée, sentiments et talent littéraire, Editions populaires du Kouangtong, 1964) « Un marxiste doit être indulgent envers autrui et sévère envers lui-même... On ne doit pas être très exigeant envers les personnalités non-­communistes, mais plutôt pratiquer à leur égard une ’sincère union’, comme le disait Sun Yat­sen . . . » (Causeries de Tao Tchou avec des « démocrates » de la province du Kouangtong, 27 septembre 1961)Les propos selon lesquels il existe des « esprits éclairés » et des « esprits obtus » partent du point de vue réactionnaire de l’idéalisme historique qui est dépourvu de contenu de classe et ne tient pas compte de la pratique sociale.

Le président Mao souligne : « L’existence sociale des hommes détermine leur pensée. Et les idées justes qui sont le propre d’une classe d’avant-garde deviennent, dès qu’elles pénètrent les masses, une force matérielle capable de transformer la société et le monde. » (Mao Tsé-­toung : « D’où viennent les idées justes ») Si les révisionnistes contre-­révolutionnaires intraitables, si les jusqu’au-boutistes qui refusent de se corriger en dépit d’un travail rééducatif répété entrepris à leur intention, s’obstinent dans la voie capitaliste, cela est dû non pas à ce qu’ils sont des « esprits obtus », mais à leur existence sociale, c’est-­à-­dire à leur position de classe, celle de la bourgeoisie.

Si les assassins impérialistes américains et la clique des renégats du P.C.U.S. ne pratiquent, malgré tous leurs artifices, rien d’autre qu’une ligne contre-révolutionnaire servant la bourgeoisie monopoliste américaine et la couche privilégiée bourgeoise soviétique, ce n’est pas parce qu’ils manquent de « volonté de progresser », mais parce qu’ils représentent la bourgeoisie réactionnaire.

Et si les révolutionnaires prolétariens arrivent à surmonter de multiples obstacles, à briser le joug de la lourde et même cruelle oppression de la poignée des plus hauts responsables qui, bien que du Parti, se sont engagés dans la voie capitaliste, et à remporter la victoire, ce n’est pas parce qu’ils sont des « esprits éclairés », mais qu’ils ont assimilé la pensée de Mao Tsé-­toung, qu’ils savent se servir de cette arme théorique qui rassemble en elle toute la sagesse des prolétaires de Chine et du reste du monde, et qu’ils représentent les intérêts du prolétariat et des larges masses du peuple travailleur.

Tout cela leur a permis de gagner en force au fil du combat, de ne reculer devant aucune difficulté, et de toujours garder un ’optimisme révolutionnaire élevé.

De nos jours, Tao Tchou exalte de telles thèses idéalistes réactionnaires dans le but de faire croire que la bourgeoisie « peut, finalement, aller de l’avant » et par là paralyser la vigilance révolutionnaire du peuple et aider la bourgeoisie à se faufiler dans les rangs du prolétariat pour y mener des activités de sape. Quand Tao Tchou prêche la « sincère union », il tient le langage des réactionnaires kuomintaniens.

Chaque classe interprète à sa façon la même expression. Nous aussi, nous employons parfois cette expression, mais nous voulons alors parler d’une union en vue d’un but révolutionnaire déterminé, en vue de la lutte pour la réalisation des tâches révolutionnaires du prolétariat.

Nous avons toujours déclaré qu’il faut s’unir sous l’orientation socialiste, s’unir sur la base des principes du marxisme-léninisme, de la pensée de Mao Tsé-toung.

Or, la « sincère union » prônée par Tao Tchou, jette par-dessus bord les principes, va à rencontre de l’orientation socialiste, et répond aux exigences de la bourgeoisie !

L’union et la lutte sont les deux aspects contradictoires d’une unité. Sans lutte, il ne peut être question d’union.

L’union est relative et transitoire, tandis que la lutte est absolue. Chaque chose dans le monde se divise toujours en deux au cours de son développement, et les connaissances humaines se développent toujours dans la lutte. Comme le souligne le président Mao, « C’est dans la lutte seulement que le marxisme peut se développer : il en a été ainsi dans le passé, il en est ainsi dans le présent, et il en sera nécessairement ainsi dans l’avenir. » (Mao Tsé-toung : « De la juste solution des contradictions au sein du peuple ») Nulle part n’existe cette « sincère union » immuable dont parlait Tao Tchou.

La pancarte « Soyez sincère et je dirai juste » qu’arborent les diseurs de bonne aventure ne sert qu’à tromper leurs clients. Tchiang Kaï­chek, lui, avait prôné ce qu’il appelait la « sincère union », pour camoufler la bagarre entre chiens au sein de sa clique et pour inculquer les idées fascistes. Quant à Tao Tchou, il est allé jusqu’à couvrir cette formule d’une enseigne « marxiste », dans le but de désagréger la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie.

Nous lisons encore : « Si la grande révolution de 1925-­1927 fut victorieuse dans sa phase initiale, la raison en est que Sun Yat­-sen avait procédé à une réorganisation du Kuomintang, et mis en application ses trois grands principes politiques, ce qui ’répondait’, à ce moment, aux lois objectives de la révolution. » (Idéal, vertus et vie intérieure, Editions de la Jeunesse chinoise, 1962)

Attribuer en bloc la victoire remportée dans la première Guerre civile révolutionnaire de ­-1927, à sa phase initiale, non pas à la juste direction et aux justes mesures politiques du Parti communiste chinois représenté par le camarade Mao Tsé-toung, ni à la lutte du peuple révolutionnaire, mais au Kuomintang, c’est complètement falsifier l’Histoire, invertir le vrai et le faux ; c’est se placer sur la position des réactionnaires kuomintaniens. Offrir, pour le flatter, les fruits de la victoire au Kuomintang, fruits acquis au prix du sang d’innombrables martyrs révolutionnaires, n’est­ce pas agir en renégat ?

En voilà assez !

Ces paroles immondes ne révèlent-elles pas l’essence même de la « vie intérieure » de Tao Tchou, c’est-­à-­dire un monde où règne la philosophie réactionnaire du Kuomintang ? A part cette philosophie réactionnaire du Kuomintang, ce qui reste dans sa « pensée » n’est que la fange déversée par le sinistre livre sur le « perfectionnement individuel ».

Donnant le change à la jeunesse, le livre Idéal ne prétend-il pas ceci : « l’intérêt personnel et l’intérêt collectif sont inséparables », et pourvu que vous fassiez mine de « mener à bien votre travail », vous vous verrez alors « apprécier », et l’on vous « accordera des postes lucratifs » et décernera des « éloges », il se peut même que vous vous fassiez « une réputation nationale ou mondiale » ?

Il répand exactement le concept « petites pertes d’abord, et gros gains ensuite », cette philosophie mercantile de spéculateurs prêchée par le Khrouchtchev chinois.

En février 1960, lors d’un entretien avec les membres des Comités permanents de l’Association pour la construction démocratique de la Chine et de la Fédération nationale de l’Industrie et du Commerce de Chine, le plus haut des responsables qui, bien que du Parti, ont emprunté la voie capitaliste, a suggéré des stratagèmes à ces représentants de la bourgeoisie.

Il a dit notamment : « En servant le peuple corps et âme, votre intérêt personnel en bénéficiera automatiquement. » (Le Khrouchtchev chinois : « Procès-verbal des causeries avec les dirigeants du Comité central de l’Association pour la Construction démocratique de la Chine et de la Fédération nationale de l’Industrie et du Commerce de Chine », 12 février 1960)

Ceci résume bien l’expérience, le « savoir-faire », acquis par cet arriviste bourgeois depuis des dizaines d’années, et synthétise « l’essence » de la philosophie de la vie de ce traître au prolétariat. « Servir le peuple », « intérêt de la collectivité », pour cette poignée d’individus, ce n’est que simulacre pour la galerie afin de duper les gens, ce n’est qu’un moyen ; mais en revanche, travailler à son « intérêt personnel », à son pouvoir personnel, à son confort personnel, c’est cela la vérité, le but suprême ; c’est l’essence de leur âme méprisable.

Voilà les fourberies auxquelles font appel les bourgeois, dans leur duplicité contre-révolutionnaire, pour s’infiltrer dans les rangs des révolutionnaires, dans le but d’usurper le pouvoir.

Et maintenant, ils veulent, armés de ces artifices, empoisonner la jeune génération. Pouvons-nous tolérer ces crimes qu’ils commettent en recourant à la méthode dite « la décapitation en douceur » ?

Ce livre, Idéal, trompe la jeunesse en alléguant ceci : « Notre conception du monde et notre mode de penser communs », « c’est l’attitude consistant à partir des faits objectifs : parler de tout en toute franchise, dire si c’est juste ou faux. » (Idéal, vertus et vie intérieure, Editions de la Jeunesse chinoise, 1962)

C’est là, également, une pacotille en provenance du Khrouchtchev chinois. Dans une société de classes, le juste et le faux présentent,sans exception, un critère de classe bien déterminé ; les « faits », ce sont, en premier lieu, les « faits » de la lutte des classes : De quel côté vous rangez-vous ?

Du côté du prolétariat ou du côté de la bourgeoisie ? Du côté de l’impérialisme ou du côté du peuple révolutionnaire ? Du côté du marxisme-léninisme, de la pensée de Mao Tsé-­toung ou du côté du révisionnisme ?

Du côté du quartier général prolétarien dirigé par le président Mao ou du côté du quartier général contre-révolutionnaire bourgeois ? Parler de « juste ou de faux » dans l’abstrait pour masquer la position de classe qu’on a adoptée pour aborder les problèmes, c’est le caractère spécifique « commun » aux opportunistes qui ont vendu leur âme.

Dans un rapport fait, en mai 1949, sur son voyage à Tientsin, où il s’était scandaleusement mis aux genoux de la bourgeoisie, le Khrouchtchev chinois affirmait sans honte : « Des capitalistes ont dit que notre presse n’était pas bonne, j’ai répondu qu’en effet, elle laissait beaucoup à désirer, et j’ai reconnu, moi aussi, cette lacune... Dorénavant, nous devrons parler de tout, en toute franchise, dire si c’est juste ou faux, bon ou mauvais... Et si quelque chose est bon du côté des capitalistes, on le dira ; et si, parmi les ouvriers, il y a quelque chose de mauvais, on le dira également. » (Le Khrouchtchev chinois : « Discours à une réunion des cadres de Pékin », 19 mai 1949) Vous voyez immédiatement combien il est « fidèle » au principe : « Partir des faits » !

« Si quelque chose est bon du côté des capitalistes, on le dira » ; « si, parmi les ouvriers, il y a quelque chose de mauvais, on le dira également ».

Quel juge impartial !

Combien la position de ce renégat de la classe ouvrière est nette dans ce qu’il appelle « le juste et le faux » !

Cet immonde laquais de la bourgeoisie n’oubliera jamais la « bonté » de ses maîtres ! Combien sa nature féroce se révèle lorsqu’il invective les ouvriers, les qualifiant de « mauvais » ! Et Tao Tchou reprend, de tout cœur, la philosophie du Khrouchtchev chinois, ce vendu !

L’Idéal dénature le matérialisme dialectique en le résumant ainsi : « L’existence, donnée première, la conscience, donnée seconde ; ce qui est objectif vient en premier lieu, ce qui est subjectif en deuxième. » (Idéal, vertus et vie intérieure, Editions de la Jeunesse chinoise, 1962)

Ainsi est niée totalement l’initiative de l’homme, abolis la transformation par bond de la matière en esprit et de l’esprit en matière ainsi que le processus dialectique du développement de la connaissance de l’homme : pratique, connaissance, puis de nouveau pratique et connaissance.

Il ne s’agit là nullement de « matérialisme dialectique », mais de métaphysique réactionnaire. La connaissance du monde objectif, par le prolétariat, a pour seul but de transformer le monde objectif conformément à la loi du développement des choses. Si l’on rejette la transformation du monde objectif et la révolution, si l’on annule les efforts destinés à faire progresser l’Histoire, « ce qui est objectif vient en premier lieu » ne perdrait-il pas tout sens ? Mais cette seule critique est insuffisante.

Sachons qui si Tao Tchou propageait ces idées relevant du matérialisme mécanique ou du matérialisme vulgaire, c’est qu’il cherchait à diffuser cet opportunisme qui incite les gens à se laisser aller au gré du vent et à être prêts, à tout moment, à brader les intérêts du prolétariat au profit de la bourgeoisie.

Cela n’est­il pas vrai ?

La bourgeoisie, elle aussi, « existe objectivement », on pourrait également la prendre comme point de départ, lui obéir et considérer ses intérêts comme critères à partir desquels on jugerait les choses : « ce qui est juste est juste, ce qui est faux est faux », et il en résulterait que l’on œuvre à la restauration du capitalisme sous le couvert de « la recherche de la vérité à partir des faits » et du « matérialisme dialectique ». Le masque enlevé, apparaît le tour de passe-passe. Tao Tchou n’a­t­il pas dit aux jeunes, exultant de malice : « Puisqu’il se trouve des gens des deux sexes dans le monde, ils s’aiment » ? (Wenyi Bao (Gazette littéraire), N° 11, 1965)

Ces mots font immédiatement songer à cette fameuse et absurde « parole » du Khrouchtchev chinois : « un taureau plus un taureau, cela fait toujours des taureaux... mais un taureau plus une vache, et la relation n’est plus la même ; et un homme et une femme forment un couple. Toutes choses doivent être nécessairement constituées par l’unité des contradictions. » (Le Khrouchtchev chinois : « Perfectionnement organisationnel et disciplinaire des communistes », 1941)

Selon ces individus, les relations entre les êtres humains ne sont autres que celles existant entre taureau et vache. Dans une société de classes, on se divise selon les classes et on s’unit selon les rapports de classes.

Les rapports liant les gens des deux sexes n’y font pas exception. Dans son article « La traduction littérale et la nature de classe de la littérature », Lou Sin disait : « Les paysans des régions où sévit la famine ne cultivent très probablement pas des orchidées ainsi que le font les grands seigneurs des familles riches ; de même Kiao Ta (Domestique chez les Kia, grande famille féodale qui fait le sujet du roman classique chinois Le Rêve du Pavillon rouge), de la famille Kia, ne se sentait pas attiré par Lin Tai­yu. »

Ce fait fondamental, ces individus l’ont rejeté et foulé aux pieds. Leurs propos, on ne peut plus vulgaires, ne peuvent le moins du monde porter atteinte à l’analyse marxiste des classes ; au contraire, ils montrent tout simplement que ce qu’ils entendent eux-mêmes par relations entre les êtres humains ainsi que leur « perfectionnement individuel » ne sont que des absurdités bourgeoises des plus grossières, comme leurs assertions sur les relations entre « taureau et vache », « homme et femme ». N’est-il pas clair que ceux qui parlent à profusion du « perfectionnement individuel », sont, sans exception, des hypocrites corrompus jusqu’à la moelle ?

Mais poursuivons notre lecture : les « succès et échecs » que connaît un homme « dans les quelques décennies de sa vie » dépendent de « l’unité de ce qui est subjectif et de ce qui est objectif » (Idéal, vertus et vie intérieure, Editions de la Jeunesse chinoise, 1962) nous dit Tao Tchou. Sous la domination kuomintanienne, comment lui-même a-­t-­il « unifié », à sa façon servile, « ce qui est subjectif » et « ce qui est objectif » ?

Et dans ses « succès » de ces « quelques décennies », comment encore s’est-­il « uni » avec l’impérialisme américain, la réaction kuomintanienne et la bourgeoisie contre-révolutionnaire ? Tout cela, n’est-il pas temps de l’exposer au grand jour ?

« SENTIMENT » DE HAINE IMPLACABLE POUR LE PROLÉTARIAT

En mai 1959, juste avant que le révisionniste Peng Teh­houai n’avançât, dans un effort désespéré, son sinistre programme pour restaurer le capitalisme, Tao Tchou, dans l’article « L’Éclat du soleil », se posant en « Hai Jouei », s’est répandu ostensiblement et perfidement, en invectives contre notre grande cause socialiste, notre grand Parti et notre grand guide.

D’une part, il dit que le peuple utilisait l’expression « l’orient est rouge, le soleil se lève » pour « dépeindre la vigoureuse vitalité de notre grande cause », et qu’il « chantait notre Parti et notre guide en les comparant au soleil » ; mais d’autre part, attaquant les « erreurs » du « soleil », il insinua délibérément que « lorsque l’on transpire sous le soleil brûlant de la canicule, on se plaint de l’excès de chaleur, de lumière.

De surcroît, comme chacun sait, et l’a d’ailleurs signalé, le soleil lui­même a des taches noires. » (Idéal, vertus et vie intérieure, Editions de la Jeunesse chinoise, 1962)

« Le soleil lui-même a des taches noires ».

N’est­ce pas là une injure flagrante proférée envers notre Parti et notre grand guide ?

Et aux yeux de Tao Tchou, il n’est pas simplement question de « taches noires », le socialisme est pour lui un monde de ténèbres.Ceux qui envisagent les choses du point de vue de la bourgeoisie prennent lumière pour ténèbres et inversement.

Ils sont plus aveugles que les aveugles.

D’après ce révisionniste, les rayons du socialisme émis par le « soleil » sont insupportables pour les responsables engagés dans la voie capitaliste, puisqu’ils les révèlent sous leur vrai jour et les font « transpirer », ils sont donc « excessifs » ; voilà les « erreurs » du « soleil ».

Au fond, ces faits témoignent justement de la grandeur du « soleil ». Les éléments dénaturés et malfaisants, les punaises et les poux, les microbes et les virus se dissimulent dans les coins sombres ; la lumière et la chaleur du « soleil » les feraient mourir. En revanche, les rayons du soleil donnent au véritable peuple travailleur force et vigueur.

Sans soleil ni sueur, comment pourrait-on devenir sain et robuste ? Maudire « la lumière et la chaleur » du « soleil » revient, en fait, à accuser le prolétariat d’avoir « dépassé la limite », à taxer le socialisme et les communes populaires d’« excès ».

Ce sont, à cent pour cent, de sinistres propos de la bourgeoisie, des propos qui démasquent l’auteur comme un fantôme qui ne peut pas soutenir la lumière du jour. Dans « Le style du pin », Tao Tchou ne fait-­il pas l’éloge du « pin » en ces termes : « En été, le pin intercepte les rayons du soleil brûlant » (Ibidem) ?

Mais rien ne saurait intercepter ceux de la pensée de Mao Tsé-toung.

Celui qui, enveloppé de ténèbres, s’obstine à défier la lumière, ne fait que s’enfoncer dans des ténèbres encore plus profondes. Il est à noter que, dans la réédition de 1965 de Idéal, il remplaça soudainement ces lignes : « Chanter notre Parti et notre guide en les comparant au soleil » par « chanter notre grand, glorieux et juste Parti en le comparant au soleil ».

Plus on se dissimule, plus on se démasque.

Cet artifice est la meilleure preuve qu’il était conscient de sa culpabilité !

Il a supprimé « notre guide » ; cela ne prouve-­t-­il pas, en effet, qu’en écrivant cet article et en le publiant sous forme de livre entre 1959 et 1962, il s’attaquait à notre grand guide ?

Si ce n’est pas le cas, pourquoi ce changement soudain, apeuré ? Il a ajouté les épithètes « grand, glorieux et juste » devant « Parti » ; cela n’indique-­t-­il pas que, de 1959 à 1962, il ne considérait pas le Parti communiste chinois comme un grand, glorieux et juste parti ? Sinon, pourquoi avoir ajouté ces mots avec tant d’empressement ? Ayant mauvaise conscience, il a pâli, craignant que cela ne le trahisse, d’où son agitation.

Dans un discours prononcé en mai 1959, à Swatow, Tao Tchou n’a-­t-­il pas clamé qu’il fallait « s’inspirer du caractère de Hai Jouei », cela en coordination avec l’attaque lancée par Peng Teh­houai ? Il semble cependant que ce « Hai Jouei » n’avait pas un « caractère » si « noble » et que ses capacités étaient bien médiocres. Néanmoins, du fait des modifications susmentionnées, Tao Tchou confessait, de son propre chef, les crimes qu’il avait commis dans son opposition au Parti, au socialisme et au président Mao, en agissant en coordination avec la clique de Peng Teh­houai. Ces faits irréfutables, il ne pourra jamais les nier.

Vers la fin de septembre 1959, la réunion de Louchan se clôturait, la clique antiparti de Peng Teh­houai était dénoncée et les attaques forcenées lancées par les révisionnistes étaient complètement brisées.

Dans son article « Une victoire remportée non sans peine », Tao Tchou, ce révisionniste, se sentit obligé de feindre du mécontentement envers « une poignée d’individus » qui « montrent un grand intérêt pour les lacunes de notre travail » (Ibidem ). Mais, ces « individus », qui étaient-ils » ? Tao Tchou lui-même ne figurait-­il pas parmi eux ?

N’est-ce pas lui qui, dans un de ses articles, donnait cet ordre à la presse : Il faut « parler des lacunes et des erreurs relevées dans notre travail ; bien qu’elles ne représentent qu’un doigt comparé aux neuf autres d’une paire de mains saines, il est quand même nécessaire de le faire » (Ibidem) ?

N’est­ce pas lui qui témoignait d’un zèle extrême quant à la révélation des « ténèbres » et des « taches noires » du socialisme ? Cela est indéniable.

C’est précisément parce que lui-même fut mêlé à cette sale affaire, qu’il assura, dans son article, cette « poignée » de sa totale sympathie, disant que « si nous mentionnons ces individus, c’est que nous espérons qu’ils changeront de position et, en premier lieu, se joindront, corps et âme, aux rangs de ceux qui œuvrent à l’édification du socialisme ». (Ibidem)

Cela revenait à recommander aux opportunistes de droite, en pleine faillite, de faire le simulacre d’un « changement de position » pour se faufiler dans les « rangs » de la révolution et y poursuivre leurs activités antisocialistes.

Haine farouche pour le prolétariat et pleine sollicitude pour la bourgeoisie, tels sont les « sentiments » de Tao Tchou. Le masque tombé, un monstre maudit apparaît devant nous.

« TALENT LITTÉRAIRE » POURRI AU DERNIER DEGRÉ

Comme il est honteux pour un homme de se parer d’un « talent littéraire » alors que son style est prétentieux et son langage confus ! Cela rappelle ces propriétaires fonciers ignorants qui, pendus aux basques des hommes de lettres et sans rien comprendre à la littérature, baragouinaient quelques clichés de littérature classique, en dodelinant la tête.

Bien que dépourvu de tout « talent littéraire », Tao Tchou s’évertuait cependant à propager en série, par ses livres, des concepts littéraires et artistiques révisionnistes.

Il appliquait fidèlement, en matière de littérature et d’art, le programme réactionnaire, élaboré par le plus haut des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste, et il est bel et bien du même acabit que Lou Ting­yi et Tcheou Yang.

Au printemps 1960, lors de la « Conférence nationale des scénaristes de films d’actualités et de documentaires », Hsia Yen, Tchen Houang­mei et d’autres révisionnistes contre-révolutionnaires de l’ancien ministère de la Culture distribuèrent aux participants, comme document à « étudier » à la conférence, Pensée, sentiments et talent littéraire, cette grosse herbe vénéneuse de Tâo Tchou.

On peut constater par là combien étroite était leur collusion. Pour combattre la ligne littéraire et artistique du président Mao, Tao-Tchou avait accumulé, dans sa sinistre auberge, presque toutes les théories réactionnaires ayant cours dans les milieux littéraires et artistiques, notamment sur la nature humaine, la « description de la vérité », la « liberté de création », les « personnages moyens », « il n’y a pas de mal à présenter sur la scène des fantômes »... Prenons un ou deux exemples.

Tao Tchou a dit : « Les communistes n’ignorent pas les sentiments... Pour chacun, ils doivent avoir des sentiments, sauf pour les contre-révolutionnaires. » (Ibidem)

Dans une société de classes, il n’existe que des sentiments de classe, il n’y a pas de sentiments au-dessus des classes. Par « sentiments », on entend ici « amour ».

« Avoir des sentiments pour chacun » signifie « aimer tout le monde » comme le réclame le révisionnisme moderne ; c’est demander d’aimer les classes exploiteuses, les traîtres, les laquais, les responsables engagés dans la voie capitaliste ; c’est, toute honte bue, s’agenouiller devant la réaction.

Tao Tchou a dit : « II faut faire valoir pleinement la liberté de création des écrivains. La plume des écrivains leur appartient en propre, ainsi que leurs pensées. Nous devons les laisser créer leurs œuvres en toute indépendance. » (Pensée, sentiments et talent littéraire, Editions populaires de Kouangtong, 1964) C’est là un slogan contre-révolutionnaire non déguisé venant en droite ligne du club Petöfi. Il n’y a pas de liberté qui ne soit concrète ; il n’y a jamais de liberté dans l’abstrait.

Et dans une société de classes, il n’existe que la liberté de classe, jamais de liberté au-dessus des classes.

Toute création littéraire et artistique est au service de la politique d’une classe déterminée.

Il n’y a pas et il ne peut y avoir de littérature et d’art « libres » qui se développent indépendamment de la politique d’une classe donnée. La pensée d’un individu, y compris celle d’un écrivain, si spécifique que soit la forme de son expression, ne saurait être une pensée isolée qui lui « appartient en propre » ; elle est nécessairement l’expression de la pensée, des intérêts et des aspirations d’une classe déterminée, et le reflet des rapports existant entre les classes d’une société donnée.

Se peut-il que les 700 millions de Chinois aient 700 millions de pensées différentes, chacun ayant la sienne ?

Bien sûr que non.

Fondamentalement, il n’en existe que deux catégories : la conception prolétarienne du monde, c’est-­à-­dire la pensée de Mao Tsé-toung, et la conception bourgeoise du monde, c’est­-à­-dire l’individualisme bourgeois sous toutes ses formes. Réclamer la « liberté de création » et l’« indépendance de la création » en marge de la pensée de Mao Tsé-toung, cela revient à encourager les éléments dénaturés et malfaisants à attaquer le socialisme et à prôner le capitalisme « en toute liberté », en privant les révolutionnaires prolétariens de toute liberté de riposte, afin de servir les manœuvres criminelles de restauration capitaliste. En fait, l’expression « liberté de création » n’est qu’un voile pudique dont se couvrent ceux qui se font les valets dociles et obstinés de la bourgeoisie !

« La vie offre de multiples aspects, elle ne se conforme pas à un seul et même modèle, il ne faut donc pas la confiner dans un cadre fixe. » (Ibidem)

C’est, en d’autres termes, l’« opposition au rôle décisif du sujet ». En prônant cette théorie, sous prétexte d’opposition à un « cadre fixe », Tao Tchou avait, en fait, pour but de s’opposer à ce que les écrivains révolutionnaires s’efforcent de décrire la lutte des classes en période du socialisme, de chanter les ouvriers, les paysans et les soldats et de camper des héros prolétariens.

« La vie offre de multiples aspects », dit-­il.

Mais, en réalité, elle ne comporte que deux aspects principaux : c’est, d’une part, la lutte révolutionnaire, force motrice de l’Histoire, que mènent les révolutionnaires prolétariens et les larges masses travailleuses à la lumière de la ligne révolutionnaire du président Mao Tsé-toung, et, de l’autre, la vie décadente et réactionnaire de la réaction bourgeoise qui entrave la progression de l’Histoire.

Nous devons voir dans la vie militante des révolutionnaires prolétariens, véritablement conscients de la tâche qui leur est confiée par l’Histoire, l’aspect principal, l’orientation à suivre et le thème central de nos louanges et de nos descriptions ; à travers la création de tels héros typiques, nous devons dépeindre notre époque héroïque et sans précédent, ainsi que l’extraordinaire puissance et les grandioses victoires de la pensée de Mao Tsé-toung.

Quant à la vie décadente et réactionnaire de la bourgeoisie, elle ne peut être que la cible de notre critique, de notre mépris et de notre dénonciation, mais jamais l’« aspect principal » de notre création. Tao Tchou prétend que « la vie ne se conforme pas à un seul et même modèle » ; mais il est toujours un modèle donné. N’est-­il pas clair que, dans son esprit, la « vie » signifie au fond les sentiments abjects et le ton démoralisant de la bourgeoisie, tels qu’on les trouve dans Ruelle aux trois familles, un roman sur lequel il ne tarit pas d’éloges, et qui n’est rien d’autre que de la pourriture jetée dans la poubelle de l’Histoire ?

Du moment qu’une œuvre littéraire ou artistique « reflète véritablement la réalité... l’importance de son rôle, à mon avis, ne le cède en rien, dans certains cas, à celle d’un éditorial ou d’un rapport ». (Pensée, sentiments et talent littéraire, Editions populaires de Kouangtong, 1964)

C’est là, une fois encore, une version fidèle de la théorie de Hou Feng sur la « description de la vérité ».

La tendance politique, l’amour et la haine de classe de l’auteur s’expriment dans les sujets, quels qu’ils soient, de ses œuvres littéraires ou artistiques ; un « reflet réel de la réalité », dans l’abstrait et en marge de tout, cela n’existe pas.

Les révolutionnaires prolétariens sont des matérialistes conséquents, et ces derniers des hommes sans peur. Ce n’est qu’en se tenant sur la position du prolétariat que l’on peut donner, dans son essence, une peinture véridique du développement de l’Histoire.

Que la littérature et l’art réactionnaires de la bourgeoisie et du révisionnisme donnent une image déformée des ouvriers, des paysans et des soldats, dénaturent la réalité, est une conséquence logique de la conception réactionnaire du monde, relevant de l’idéalisme historique, sur laquelle ils sont fondés. Encourager cette « description de la vérité » revient à s’opposer à la diffusion de la pensée de Mao Tsé-toung et à l’éducation du peuple dans l’esprit communiste, par la littérature et l’art, à nier et à mettre sous le boisseau le caractère de classe de la littérature et de l’art, et à rechercher une base « théorique » pour les grosses herbes vénéneuses embellissant les classes exploiteuses et avilissant le prolétariat.

Cela n’est déjà plus qu’une pacotille des plus usées et des plus pourries dans l’arsenal littéraire et artistique de la bourgeoisie. « Il nous est donné de voir le bon côté tout comme le mauvais côté des choses... dans toute œuvre, il est permis de décrire les lacunes... nous ne devons pas donner l’impression que, pour faire l’éloge des communes populaires, il faille les porter d’emblée aux nues. » (Ibidem)

Voilà la théorie de la « d énonciation des ténèbres », une version de la théorie réactionnaire consistant à représenter « la lumière et les ténèbres dans une proportion égaie, juste moitié-moitié », ce que, depuis longtemps déjà, le président Mao Tsé-toung a sérieusement réfuté.

Nous devons distinguer le courant principal du courant secondaire dans la vie.

C’est seulement en saisissant le principal que l’on parvient à représenter typiquement l’essence du progrès social. Les courants secondaires ne peuvent que contribuer à mettre en relief le courant principal, servir de moyens pour décrire l’essentiel, constituer un aspect secondaire de l’ensemble et représenter des vicissitudes partielles et temporaires dans la marche en avant ; mais jamais, ils ne doivent être considérés comme le principal contenu de la vie.

Au lieu de mettre en parallèle le « bon côté » et le « mauvais côté » et de les considérer comme « moitié-moitié », nous devons concentrer nos efforts pour décrire la lumière, exalter les grandes victoires de la révolution et de l’édification socialistes, c’est-­à-­dire exalter le triomphe de la pensée de Mao Tsé-toung, exprimer l’héroïsme des combattants révolutionnaires prolétariens qui ébranlent ciel et terre et leur ingéniosité dans la lutte et créer des figures héroïques d’ouvriers, de paysans et de soldats de notre temps.

Si l’on parle des communes populaires, il est naturel de chanter pleinement leur supériorité ; faudrait-­il, par hasard, énumérer lacunes et erreurs survenues au cours de leur développement ? Il y a une chanson intitulée La Commune populaire, c’est vraiment bien ; faudrait-­il, par hasard, ajouter : « mais elle a ses lacunes » ?

Propager, en les exagérant, des phénomènes partiels et isolés et même en créer insidieusement de toutes pièces, telle est la pratique coutumière à l’impérialisme, au révisionnisme et à la bourgeoisie qui recourent invariablement au mensonge et à la calomnie, et ce droitier invétéré ne fait qu’accommoder leurs recettes à sa façon. Dans nos louanges de la lumière, est-­il besoin d’éluder les contradictions, d’omettre les efforts désespérés et les contre-attaques de l’ennemi et d’édulcorer l’exacerbation des conflits ? Non.

La société progresse dans la lutte des classes. C’est toujours dans la lutte acharnée qui les oppose aux forces contre-­révolutionnaires de la bourgeoisie que les forces révolutionnaires du prolétariat se frayent leur chemin. On ne peut décrire, de façon approfondie et non superficielle, grandiose et non faible, la lumière, la victoire et les héros qu’à travers une généralisation historique d’exemples typiques des contradictions de classes et de la lutte des classes. Quant à la théorie de la « dénonciation des ténèbres » de Tao Tchou, de même que son âme sinistre, le peuple révolutionnaire les jetteront dans la poubelle de l’Histoire.

DÉMASQUONS LES ARRIVISTES DU GENRE KHROUCHTCHEV

Par les quelques aspects précités, on peut voir facilement que Tao Tchou n’est qu’un droitier achevé qui a échappé aux mailles du filet, un révisionniste, un fidèle exécutant et propagandiste de la ligne réactionnaire bourgeoise incarnée par le Khrouchtchev chinois, un contre-­révolutionnaire à double face qui s’est faufilé dans nos rangs.

La philosophie réactionnaire du Kuomintang et autres poisons répandus par ses livres doivent être complètement éliminés. Tao Tchou est un arriviste du genre Khrouchtchev. Il persiste obstinément dans l’orientation politique capitaliste. Il nourrit une haine farouche pour le socialisme, et se languit jour et nuit du capitalisme.

L’« idéal » qu’il poursuit en politique, en matière de culture et dans la vie, c’est la restauration du capitalisme en Chine. Sa tête est farcie d’idées relevant de la conception réactionnaire du monde des classes exploiteuses telles que la philosophie des traîtres et le précepte : « un lettré est prêt à mourir pour son ami intime » etc.

Cependant, sous la dictature du prolétariat, il s’est vu obligé de se déguiser sous un manteau tant soit peu révolutionnaire pour éviter d’être démasqué.

Cet individu est des plus malhonnêtes.

C’est un homme à double face qui aime discourir, tantôt laissant éclater sa fougue, tantôt procédant par insinuations. Telles sont ses manœuvres habituelles.

Mais, en ce qui concerne la question fondamentale de savoir si l’on prend la voie socialiste ou la voie capitaliste, il s’est dépouillé de ses déguisements et s’est révélé dans sa vraie nature dès qu’il a été amené devant le miroir révélateur de la pensée de Mao Tsé-toung. Ces deux livres ne sont-­ils pas une preuve incontestable qu’il suit la voie capitaliste ?

Les arrivistes du genre Khrouchtchev sont tous des gens qui conspirent pour usurper la direction du Parti.

En vue de s’opposer au quartier général prolétarien dirigé par le président Mao, de s’opposer à la pensée de Mao Tsé-toung et aux révolutionnaires prolétariens, ils usent de mille et un subterfuges pour accroître le pouvoir détenu par une poignée de révisionnistes, et ils font leur propre réclame sans rougir.

Tao Tchou a produit ses deux livres non seulement pour préparer l’opinion en faveur de la restauration du capitalisme, mais encore pour accroître le pouvoir détenu par la poignée des révisionnistes dont il fait partie.

Dans un de ces livres figure un article intitulé : « Préface aux Notes des causeries pendant le voyage à l’Ouest », lesquelles avaient à l’origine pour titre « Notes des causeries prises par les membres de ma suite ».

Lorsqu’il flânait un peu partout, Tao Tchou était en effet accompagné d’une « suite » de lettrés sinistres qui, chaque fois qu’il parlait, d’ailleurs à tort et à travers, ne manquaient pas de prendre « note » de ses divagations, comme s’il s’agissait d’ordres impériaux. Les notes étaient ensuite retouchées pour être publiées dans la presse.

Les « Notes des causeries » sont des « notes » relatant ses propres « causeries ».

De cette façon, il a « réuni un total de 27 articles » ! Et il en est venu à les faire publier tous dans la presse ! Il a même choisi le titre, écrit la préface et calligraphié une inscription !

Cela ne témoigne-t­-il pas de son aspiration à devenir le « despote du Sud » ?

Idéal et Pensée, véhicules de ses idées réactionnaires, sont bourrés de vantardises glorifiant son pouvoir personnel.

Tao Tchou comptait utiliser de telles « œuvres » pour préparer l’opinion en vue d’arracher le pouvoir au quartier général du prolétariat.

Après sa mutation de son poste local à l’organe de direction central, il a étendu ses griffes très loin et a, en quelques mois, révélé d’une façon on ne peut plus flagrante son désir effréné d’arracher le pouvoir au prolétariat, ne reculant devant rien pour recruter des renégats et des traîtres et soudoyer des éléments pernicieux qui avaient été dévoilés par le peuple révolutionnaire,prenant le contre-pied du Comité central du Parti ayant à sa tête le président Mao et attaquant les révolutionnaires, à tel point qu’aucune tactique de double jeu ne pouvait plus couvrir son ambition contre-révolutionnaire.

De ce professeur par la négative, ne pouvons­nous pas recueillir une bonne leçon nous permettant de démasquer les individus du genre Khrouchtchev ?

Tao Tchou est un pragmatiste méprisable.

Il a un bagou de spéculateur. En vue de colporter le révisionnisme, d’attaquer et de combattre le marxisme­léninisme, la pensée de Mao Tsé­toung — qu’il appelle « dogmatisme » — il est apparu tantôt comme un ultra-droitier, tantôt comme un ultra-« gauchiste », afin de corrompre, de séduire et de tromper les masses intermédiaires qui vacillent encore, et de se protéger pour ne pas être dénoncé.

Une fois à la direction du Département de la Propagande du Comité central, Tao Tchou est devenu un fidèle exécutant des ordres du plus haut des responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste, dans la répression des masses révolutionnaires. Il s’est opposé de toutes ses forces au magistral dazibao (affiche en gros caractères) du président Mao intitulé « Feu sur le quartier général ! ».

Il s’est employé activement à protéger les génies malfaisants. Mais dès que les masses se sont dressées pour critiquer et répudier la ligne réactionnaire bourgeoise, il s’est métamorphosé brusquement et s’est présenté sous l’apparence d’un anarchiste ultra-« gauchiste », criant à tue-tête : « Dans la grande révolution culturelle, il est juste de se méfier de tous », « on ignore ce que représente chaque quartier général... je propose qu’on les bombarde tous ! », « on peut s’opposer à qui que ce soit » ! Il a développé considérablement et d’une manière « créatrice » la ligne réactionnaire bourgeoise qui consiste à « attaquer un grand nombre pour protéger une poignée ».

Cette position, particulièrement « gauchiste » à première vue, est de droite en réalité.

Le but de Tao Tchou a toujours été d’estomper la distinction entre le quartier général du prolétariat et celui de la bourgeoisie et de diriger le fer de lance contre le quartier général du prolétariat commandé par le président Mao, afin que la poignée de responsables engagés dans la voie capitaliste puissent grâce à la confusion l’échapper belle.

« Se méfier de tous » et toutes ses autres inepties visent à tenir tête au quartier général du prolétariat.

« Se méfier de tous », mais jamais de lui-même ; « renverser tout le monde », sauf lui-même. Quoi de plus louche !

Que nos camarades fassent bien attention : il existe aujourd’hui une poignée de contre-révolutionnaires qui adoptent la même tactique. Ils utilisent de semblables slogans, ultra-« gauchistes » en apparence mais ultra-­droitiers en réalité, pour provoquer un courant funeste de « méfiance à l’égard de tous », pour ouvrir le feu sur le quartier général du prolétariat, semer la discorde et pêcher en eau trouble. Ils tentent, mais en vain, d’ébranler et de diviser le quartier général prolétarien dirigé par le président Mao, en vue d’atteindre leur but criminel et inavouable.

Ceux qui ont créé et contrôlent l’organisation appelée « 16 Mai » sont justement une clique contre-révolutionnaire de conspirateurs de ce genre.

Il faut les démasquer complètement.

Les jeunes qui ont été induits en erreur et qui ne connaissent pas la situation réelle doivent prendre conscience sans tarder, faire volte­ face et frapper ceux qui les ont trompés et se garder de donner dans le piège.

Cette organisation contre-révolutionnaire s’est fixé deux objectifs : le premier est de miner et de diviser la direction du Comité central du Parti dirigé par notre grand guide, le président Mao ; le second est de miner et de diviser la grande Armée populaire de Libération de Chine, principal pilier de la dictature du prolétariat. Cette organisation contre-révolutionnaire n’ose pas se montrer devant le public.

Ces derniers mois à Pékin, elle est restée dans la clandestinité. Nous ne sommes pas encore bien renseignés sur la plupart de ses membres et de ses responsables, et ceux à qui cette organisation confie la tâche d’afficher des tracts et d’écrire des slogans ne sortent qu’au plus fort de la nuit.

Les larges masses sont en train de procéder à des enquêtes et recherches sur ces éléments, et l’on saura bientôt à qui l’on a affaire.

Pourvu que nous utilisions la méthode de l’analyse de classes que le président Mao nous a enseignée pour étudier l’attitude de ces éléments vis-à-vis de la bourgeoisie et du prolétariat, pour étudier leur tendance politique — c’est-­à-­dire voir qui ils soutiennent et à qui ils s’opposent — et examiner leur passé, nous pourrons, au milieu des phénomènes en transformation incessante, découvrir la main noire contre-révolutionnaire.

Plus ils cherchent à dissimuler les choses qui ont déjà été dévoilées en procédant de manière apparemment « excessive » ou « équitable », plus ils révèlent au grand jour leurs traits d’arrivistes. Prenons le révisionniste Tao Tchou pour exemple : Tout gangster notoire qu’il est, il s’est fait passer pour un sage ; quoi qu’ultra-droitier notoire ayant annoncé publiquement que son cœur « bat à l’unisson » avec celui de la bourgeoisie, il est soudainement passé à l’extrême-« gauche » en déclarant « se méfier de tous ». Or, de tout temps, il a dirigé son fer de lance sur les révolutionnaires prolétariens, et c’est ce qui la montré sous son vrai jour d’arriviste.

Le développement, en profondeur, de la lutte des classes et la victoire des révolutionnaires prolétariens ont forcé l’ennemi à changer constamment de tactique.

Un de ses complots contre-révolutionnaires est-­il éventé, il recourt à un autre, et il les utilise alternativement.

Cependant, ces éléments dégénérés ne pourront échapper à la lumière de la pensée de Mao Tsé-toung qui peut déceler les moindres détails.

Dans le contexte de la victoire actuelle, nous devons concentrer toute notre attention sur l’orientation générale de la lutte, nous devons bien veiller à défendre le quartier général du prolétariat dirigé par le président Mao, à appliquer les dispositions opérationnelles d’ensemble définies par le président Mao et le Comité central du Parti, à maîtriser politique et tactique, à unir la grande majorité et à empêcher que des individus du genre Tao Tchou ne viennent désorganiser notre front, soit de la droite, soit de la « gauche », soit des deux côtés à la fois. Quand la gauche commet des erreurs, la droite en profite, et il en est ainsi depuis toujours.

Dans le vaste mouvement de critique et de répudiation, nous devons arriver à une compréhension plus profonde encore de ce fait, en dressant le bilan de l’expérience historique de la lutte des classes.

Le chapitre V du roman Le Rêve du Pavillon rouge comporte un chant intitulé « Trop de subtilité nuit ».

En voici les deux premiers vers : « Fertile en ruses, tu montres trop de subtilité ; mais en vain, cela t’a coûté la vie ! »

Tous les arrivistes du genre de Khrouchtchev qui s’opposent à la pensée de Mao Tsé-toung et se fient à leur « subtilité » ont tramé de nombreuses « ruses » dans la coulisse.

On peut dire que ces manœuvres ont atteint leur paroxysme avec l’invention, par Tao Tchou, du « fameux art de transplanter les têtes » (Afin de s’opposer à la résolution de la onzième session plénière du Comité central issu du VIIIe Congrès du Parti communiste chinois, et en vue de mettre en vedette le responsable No 2 qui, bien que du Parti, s’est engagé dans la voie capitaliste, Tao Tchou a fait découper, sur une photo, la tête de celui-ci pour la placer sur les épaules de quelqu’un d’autre).

Mais, en fin de compte, il n’a fait que soulever une pierre pour sela laisser retomber sur les pieds, et préparer les conditions de sa propre perte.

La poignée des responsables de la région de Wouhan qui se sont engagés dans la voie capitaliste sont également de ces sots à l’esprit borné et aux idées réactionnaires.

Ceux qui trament des intrigues finissent toujours mal. Lorsque les larges masses entrent en action, aucun méfait n’échappe à leurs yeux.

Les canailles révisionnistes qui s’opposent à la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao iront inéluctablement à leur ruine.

Tel est le verdict de l’Histoire. Cette poignée d’arrivistes du genre Khrouchtchev n’y échapperont pas, en dépit de tous leurs sursauts et leurs sophismes.

Tel un gigantesque courant, la grande révolution culturelle prolétarienne va de l’avant avec impétuosité.

La pensée de Mao Tsé­toung darde ses rayons d’or sur toute la Chine, sur le monde entier. Les révolutionnaires prolétariens chinois sont courageux. Le peuple révolutionnaire de Chine est courageux. Nous sommes déterminés à mener cette grande révolution jusqu’au bout. La poignée des responsables engagés dans la voie capitaliste entreprennent des retours offensifs, lancent des attaques, forgent des mensonges et tentent de semer la discorde, pendant que les impérialistes, tous les réactionnaires et les révisionnistes modernes répandent toutes espèces de calomnies, déforment les faits, nous invectivent et font beaucoup de tapage.

Mais ils ne pourront jamais entraver notre avance ; ils ne font que prouver leur énorme stupidité et montrer qu’ils sont au bout de leur rouleau.

Camarades, saluons des deux mains cette grande tempête qui nettoie la terre de Chine !

La pensée de Mao Tsé­toung est invincible. Les forces du peuple sont inépuisables. Les choses nouvelles, révolutionnaires, sont irrésistibles.

On verra qu’après avoir parcouru le chemin grandiose mais sinueux de la grande révolution culturelle, une grande Chine socialiste de dictature du prolétariat, plus puissante, plus ferme et plus unifiée que jamais, se dressera à l’Orient comme un géant et infligera des coups encore plus rudes aux cannibales du XXe siècle.


[1D’après le texte original du rapport de Tao Tchou, la phrase se ramène à ceci : « Actuellement, l’écrasante majorité des intellectuels sont déjà devenus des intellectuels appartenant à la catégorie des travailleurs. Il faut leur enlever l’étiquette d’intellectuels bourgeois. »