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Célébrons la mémoire de Lou Sin et menons jusqu’au bout la révolution − 1966

Nous célébrons solennellement la mémoire de Lou Sin, grand porte-drapeau prolétarien du front culturel, au moment où la grande révolution culturelle prolétarienne est en plein essor et se développe énergiquement et après que notre grand dirigeant, le président Mao, a passé en revue pour la quatrième fois un million et demi de membres des forces de la révolution culturelle ; cela revêt une grande importance tant sur le plan international que national.

Seuls les révolutionnaires sont qualifiés pour exalter la mémoire des combattants révolutionnaires. Et la poursuite inlassable de la révolution dans de nouvelles conditions historiques est la meilleure façon de commémorer la mort des combattants révolutionnaires prolétariens du passé.

Les révisionnistes modernes, qui ont comme centre la clique dirigeante du P.C.U.S. et qui s’inclinent obséquieusement devant l’impérialisme et la bourgeoisie, les représentants de la ­bourgeoisie qui, dans la période de la révolution socialiste, se cramponnent désespérément aux idées, à la culture, aux mœurs et coutumes anciennes de leur classe, les contre-­révolutionnaires à double face qui en appellent aux « nouveaux talents mais aux vieilles idées » et les mouches et les moustiques qui volent sans cesse et avec obstination au-dessus des tas d’immondices laissés par la culture décadente des classes exploiteuses, tous ceux-là n’ont pas qualité pour célébrer la mémoire de Lou Sin.

Les seuls qualifiés aujourd’hui pour le faire sont les larges masses des ouvriers, paysans, soldats, les héroïques combattants de la Garde rouge qui, au cours de la grande révolution culturelle prolétarienne et sous le brillant drapeau de la pensée de Mao Tsé­-toung, éliminent énergiquement les « quatre vieilleries » (vieilles idées, culture, mœurs et coutumes) et encouragent puissamment les « quatre nouveautés » (idées, culture, mœurs et coutumes nouvelles), ainsi que les peuples révolutionnaires du monde entier qui, par vagues successives, engagent des luttes contre l’impérialisme américain et ses laquais.

Les magnifiques exploits accomplis par les combattants de la Garde rouge au cours de leur attaque acharnée contre les « vieilleries » des classes exploiteuses constituent la meilleure façon d’honorer la mémoire de Lou Sin.

Le président Mao a donné l’appréciation la plus juste, la plus complète et la plus profonde de la contribution apportée par Lou Sin à l’Histoire :

« Lou Sin est le généralissime de la révolution culturelle chinoise ;il est non seulement un grand homme de lettres, mais encore un grand penseur et un grand révolutionnaire.

Lou Sin est l’homme de la fierté inflexible, sans une ombre de servilité ou d’obséquiosité, et c’est là la qualité la plus précieuse pour le peuple d’un pays colonial ou semi-colonial. Lou Sin, qui représente sur le front culturel l’écrasante majorité du peuple, est le héros national le plus lucide, le plus courageux, le plus ferme, le plus loyal et le plus ardent qui ait jamais livré assaut aux positions ennemies.

La voie suivie par Lou Sin est celle de la nouvelle culture du peuple chinois. » (La démocratie nouvelle)

La contribution de Lou Sin est multiple. L’âme, l’essence de Lou Sin, c’est l’esprit révolutionnaire prolétarien dont parle le président Mao.

Abandonner l’esprit révolutionnaire de Lou Sin, c’est abandonner l’âme de Lou Sin, c’est abandonner tout Lou Sin.

Commémorer sa mort, c’est, en tout premier lieu, et essentiellement, développer profondément, conformément à la grande pensée de Mao Tsé­-toung, cet esprit révolutionnaire intrépide et conséquent, oser penser, parler, agir, frayer la voie et faire la révolution ; c’est se tremper pour devenir des prolétaires inflexibles et lutter jusqu’au bout contre l’impérialisme dirigé parles États-Unis, contre le révisionnisme moderne ayant pour centre la clique dirigeante du P.C.U.S., contre cette clique qui trépigne et crie dans le chœur antichinois, contre les forces réactionnaires du pays et de l’étranger et contre tous les êtres malfaisants.

Nous célébrons la mémoire de Lou Sin, parce que dans la période du Mouvement du 4 mai, il a utilisé sa plume acérée et mordante pour lancer d’héroïques attaques contre les cultures décadentes réactionnaires de l’impérialisme et du féodalisme et qu’il a impitoyablement stigmatisé l’ensemble du monde ancien où l’homme dévore l’homme. Partout où il frappait, ses coups portaient.

Les vieux jusqu’au­boutistes féodaux et les « chiens de salon » perdaient courage au seul bruit de son nom.

Nous célébrons la mémoire de Lou Sin parce qu’après la trahison par le Kuomintang de la révolution en 1927, et au cours des luttes opiniâtres contre l’impérialisme et ses laquais, devant les sanglantes leçons de la lutte des classes, il ne cessa de « se disséquer » sévèrement, de réformer sa conception du monde ; il parvint à se forger une conception marxiste-léniniste du monde et se transforma de démocrate révolutionnaire bourgeois en grand combattant communiste.

Nous, célébrons la mémoire de Lou Sin parce qu’à la fin des années 20 et dans les années 30, il utilisa l’arme du marxisme-léninisme pour mener de grandes et héroïques luttes contre l’impérialisme et les réactionnaires kuomintaniens, contre toutes sortes d’éléments malfaisants sur le front culturel et contre les révisionnistes qui, sous le masque révolutionnaire, s’étaient infiltrés dans les rangs révolutionnaires ; il dénonça les pensées et la culture réactionnaires bourgeoises de tous genres ; il dévoila complètement l’odieux visage des laquais des propriétaires fonciers et de la bourgeoisie tels que Hou Che, Liang Che­tsieou et ceux qui prônaient « une littérature nationaliste » ; il refléta l’« âme » révolutionnaire « des masses chinoises » et accomplit d’immortels exploits pour la libération du peuple chinois.

Nous célébrons particulièrement le souvenir du Lou Sin des dernières années.

A cette époque, adoptant fermement la juste position de la ligne révolutionnaire prolétarienne incarnée par le président Mao, il défendit le front uni national antijaponais proposé par le président Mao et condamna énergiquement la ligne capitularde de l’opportunisme de droite de Wang Ming suivie par Tcheou Yang et consorts.

Lou Sin dénonça de façon pénétrante la nature réactionnaire de ces individus, les présentant sous leur vrai jour de « descendants dissolus de familles ruinées » déguisés en « soi­disant écrivains révolutionnaires ».

Il dévoila leurs méthodes sectaires, qui consistaient à « faire circuler des rumeurs et à créer des troubles » et leur « tendance démoniaque » à prendre deux visages ; il révéla qu’ils agissaient criminellement et qu’après s’être rendus aux réactionnaires du Kuomintang ils propageaient leur trahison et leur philosophie de renégats sous le prétexte de former un « front de coalition ». Lou Sin insista pour proclamer le mot d’ordre prolétarien « une littérature des masses pour la guerre révolutionnaire nationale » et critiqua le mot d’ordre bourgeois « une littérature pour la défense de la patrie ».

Dans Réponse à une lettre des trotskistes, Lou Sin écrit :

« J’estime que c’est un honneur d’avoir pour camarades ceux qui font actuellement du travail solide, qui ont fermement les pieds sur terre, qui combattent et versent leur sang pour la défense du peuple chinois. »

Cet amour infini pour le Parti communiste chinois dirigé par le président Mao, cette foi inébranlable en la grande pensée de Mao Tsé­-toung et cette mise en pratique résolue de la juste ligne élaborée par le président Mao attestent le profond sentiment prolétarien qui était celui de Lou Sin dans ses dernières années. Cela nous inspirera toujours un grand respect.

La ligne révolutionnaire prolétarienne a toujours existé en opposition à la ligne réactionnaire bourgeoise et s’est développée dans la lutte contre celle-ci.

L’histoire de la révolution nous apprend que la cause révolutionnaire s’est développée et a progressé victorieusement chaque fois que la juste ligne incarnée par le camarade Mao Tsé­-toung a dominé et qu’elle a subi revers ou défaite, chaque fois qu’une ligne erronée allant à rencontre de la pensée de Mao Tsé­-toung a momentanément prévalu. La lutte sur le front littéraire et artistique reflète la lutte politique et la sert.

La lutte que mena Lou Sin sur le front culturel pendant les années 30 contre les révisionnistes couverts du manteau de l’« aile gauche » ou de « communistes » n’est pas un phénomène isolé ; c’est le reflet aigu, sur le front culturel, de la lutte entre les deux lignes — la juste ligne prolétarienne incarnée par le camarade Mao Tsé­-toung et la ligne réactionnaire bourgeoise incarnée par Wang Ming.

Les attaques et les déformations commises par Tcheou Yang à l’égard de Lou Sin après la mort de celui­ci ont atteint leur paroxysme en 1957.

Dans une grande conspiration, il poussa une poignée de cyniques individus qui étaient sous sa direction à essayer de travestir les faits historiques, à attaquer Lou Sin et à réhabiliter le mot d’ordre bourgeois : « une littérature pour la défense de la patrie ».

Tout cela pour combattre la pensée de Mao Tsé­-toung et la ligne révolutionnaire prolétarienne, pour renflouer la ligne réactionnaire bourgeoise de Wang Ming et pour servir les visées politiques de la clique antiparti d’une poignée d’individus qui tentaient de restaurer le capitalisme.

En février dernier [forum à Shanghai, du 2 au 20 février 1966], le forum sur le travail littéraire et artistique dans l’Armée populaire de Libération, convoqué par la camarade Kiang Tsing, à la requête du camarade Lin Piao, leva haut le grand drapeau rouge de la pensée de Mao Tsé-­toung et fit des analyses marxistes-léninistes profondes des nombreux problèmes relatifs à la lutte des classes actuelle sur le front de la littérature et de l’art.

Le compte rendu de ce forum, d’une immense portée historique, a, par l’application de la pensée de Mao Tsé-­toung, donné une réponse à un grand nombre de questions importantes concernant la révolution culturelle dans la période du socialisme, défendu fermement la ligne prolétarienne en matière de littérature et d’art, dévoilé complètement la ligne bourgeoise dans ces deux domaines au cours des années 30, ligne incarnée par Tcheou Yang, mis en lumière et stigmatisé le complot de Tcheou Yang visant à falsifier l’histoire et à attaquer Lou Sin, et révélé l’essence réactionnaire bourgeoise du mot d’ordre : « une littérature pour la défense de la patrie ».

Ce fut une lutte pour défendre la pensée de Mao Tsé­toung et la juste ligne incarnée par le président Mao.

La lutte entre les lignes prolétarienne et bourgeoise se poursuit encore aujourd’hui dans la grande révolution culturelle prolétarienne, et en s’approfondissant, elle prend certaines formes nouvelles.

Nous devons défendre et appliquer fermement la ligne révolutionnaire prolétarienne incarnée par le président Mao et liquider la ligne réactionnaire bourgeoise !

Nous devons lever encore plus haut le grand drapeau rouge de la pensée de Mao Tsé-­toung, stigmatiser toutes les tendances erronées qui s’opposent à la pensée de Mao Tsé-­toung et à la ligne de masse, et éliminer les influences sinistres de la ligne réactionnaire bourgeoise !

Affrontant ces révisionnistes qui, déguisés en « aile gauche », l’avaient attaqué de façon détournée et essayé de lui créer des ennuis, Lou Sin a écrit avec indignation dans une lettre (mai 1936) :

« Ces soi-disant « hommes de lettres » de Changhaï sont vraiment méprisables... Je veux ardemment écrire un article de cinquante à soixante mille mots au moins pour énumérer les vexations dont j’ai été l’objet ces dernières années. En fait, ce sera également un petit héritage légué à la postérité. »

Ce désir de Lou Sin montre qu’il voulait déclencher une contre-attaque de grand style contre cette canaille de Tcheou Yang et compagnie. Il est vraiment regrettable que Lou Sin soit mort avant d’avoir pu exaucer ce vœu.

Nous devons aujourd’hui le faire pour lui et mener jusqu’au bout la lutte pour dévoiler et stigmatiser la ligne révisionniste sur le front littéraire et artistique incarnée par Tcheou Yang. Nous devons le faire de façon radicale et pénétrante.

Les impérialistes, les révisionnistes modernes et les réactionnaires de tous les pays perdent la tête devant la grande révolution culturelle prolétarienne. Ils la considèrent comme un événement aussi dangereux qu’un déluge ou une ruée de bêtes féroces.

Ils sont pris d’une telle panique que les clameurs de la révolution mettent fin à leurs rêves.

Les mots « gardes rouges » les plongent dans la terreur comme si une sentence de mort avait été prononcée contre eux et ils sont nerveux et angoissés toute la journée.

Ils ont mis en branle toutes leurs machines de propagande pour donner libre cours à leur terreur et à leur haine et maudire le mouvement des gardes rouges et notre grande révolution culturelle prolétarienne.

Mais comme l’a indiqué Lou Sin : « La réforme culturelle coule comme les grands fleuves et ne peut être endiguée. » Le courant impétueux de la révolution et le rayonnement de la vérité révolutionnaire ne peuvent être arrêtés par quelques cris de réactionnaires.

A l’époque, les hommes de lettres à la solde des réactionnaires du Kuomintang, et des révisionnistes infiltrés dans les rangs de « l’aile gauche », déclenchèrent une campagne « d’encerclement et d’anéantissement » contre Lou Sin.

Quel en fut le résultat ? Comme l’a dit le président Mao :

« Et c’est précisément au cours de cette campagne que le marxiste Lou Sin est devenu la grande figure de la révolution culturelle. » (La Démocratie nouvelle).

La traduction de 1967 dit par contre :

« C’est du reste au cours de cette campagne que Lou Sin, acquis au communisme, est devenu la grande figure de la révolution culturelle chinoise. »

Les malédictions proférées par les réactionnaires du monde entier maudissent la grande révolution culturelle prolétarienne chinoise. Mais on peut être certain que leurs injures, qui sont un exemple par la négative, ne peuvent qu’aider à propager les flammes de la révolution culturelle prolétarienne à travers le monde, hâter la perte de ceux qui les profèrent et permettre aux peuples du monde entier de constater plus clairement l’importance historique de cette grande révolution qui fait époque ainsi que la formidable impulsion qu’elle donnera au mouvement communiste mondial et à l’histoire de l’humanité !

Il y a peu de temps, sous prétexte de commémorer la mort de Lou Sin, les révisionnistes modernes, ayant pour centre le groupe dirigeant du P.C.U.S., sont allés jusqu’à dénigrer sans vergogne la grande révolution culturelle prolétarienne en calomniant Lou Sin. Ils l’ont sali en le présentant comme un « humanitaire », un « chantre de la fraternité ».

Ils ont allégué qu’il préconisait la « valeur éternelle » de la littérature et de l’art de l’ancienne époque, qu’il s’opposait à la révolution dans le domaine culturel, à la littérature et à l’art au service de la politique prolétarienne.

Il ne pouvait être lancé de plus ignobles mensonges contre Lou Sin.

Durant sa vie entière, il a haï pardessus tout les fourbes qui prêchaient la réconciliation des classes.

A la philosophie servile qui conseille la « fraternité » et la « tolérance », il a répliqué :

« Les opprimés sont ou des esclaves ou des ennemis des oppresseurs mais ne peuvent être leurs amis. »

La position prolétarienne qu’il avait prise était nette. C’est réellement un coup sévère asséné aux révisionnistes qui trompent et anesthésient les peuples opprimés en parlant de « fraternité » et d’ « humanitarisme » ; Lou Sin révéla leur nature réelle de serviteurs de l’impérialisme et de la bourgeoisie. Toute sa vie, il s’est opposé à la recherche de la « valeur éternelle et a toujours été le plus enthousiaste défenseur et chantre de la révolution culturelle.

« La Chine ne peut avoir une littérature et un art réellement nouveaux sans de courageux pionniers qui s’affranchissent de toutes les idées et méthodes traditionnelles », a-­t-­il dit.

Il a flétri la théorie réactionnaire bourgeoise qui maintient que « la littérature est éternelle tandis que le phénomène politique est temporaire, ce qui implique que la première ne peut être rattachée au second ».

Il a révélé que « la troisième catégorie » qui soutient cette opinion le fait précisément pour servir les bouchers qui massacrent le peuple.

Il a toujours insisté pour que la littérature et l’art servent la lutte révolutionnaire en cours et indique que les « trois trésors — universalité, éternité et plénitude » — de la bourgeoisie ne sont que des « clous pour maintenir l’écrivain dans son cercueil ».

En fait, la « valeur éternelle » prônée dans l’art révisionniste moderne n’est que la vieille rengaine de la théorie de la nature humaine, copiée de la littérature et de l’art bourgeois ; ce n’est que la vie décadente et une sorte de chic singé de la culture pourrie des pays capitalistes occidentaux caractérisée par la vulgarité, l’impudeur et le néant.

Tout cela est du rebut qui sera bientôt balayé par le courant de l’Histoire. Comment de telles œuvres pourraient-elles avoir une « valeur éternelle » quelconque ?

Dans l’héritage militant de Lou Sin se trouvent un grand nombre d’idées profondes qui résument l’expérience historique de la lutte des classes sur le front culturel. Elles méritent d’être étudiées et développées par nous. Je n’en citerai que quelques-unes :

1. Nous devons faire rayonner l’esprit militant de Lou Sin qui consiste à « battre le chien qui est dans l’eau ». Cet esprit militant est indispensable pour renverser le régime réactionnaire de la classe des propriétaires fonciers et de la bourgeoisie. Il est également exigé pour sauvegarder la dictature du prolétariat. Lou Sin faisait preuve d’une très haute vigilance à l’égard des ennemis du peuple.

Il perça à jour la ruse et la perfidie des ennemis de classe et ne leur accorda jamais aucune pitié. Si vous ne les combattez pas, ils vous combattront.

Vous pouvez « ne pas haïr le mal comme vous haïssez votre ennemi », mais ils « haïront la bonté comme ils haïssent leur ennemi ».

Vous envisagez de les laisser aller, mais eux, en fin de compte, ne vous lâcheront pas.

Ils utiliseront mille masques pour vous tromper et vous entraîner dans des compromis, mais eux-mêmes n’en feront jamais. Dans son célèbre essai, « De l’opportunité de ne pas être du fair­ play » Lou Sin a résumé de nombreuses leçons apprises au prix du sang et a parlé nettement « du mal causé à la postérité en ne battant pas le chien dans l’eau ».

Si ces « chiens qui sont dans l’eau » ne sont pas mis à mort, ils nageront jusqu’à la rive et mordront alors férocement un grand nombre de révolutionnaires. Il en coûtera davantage de sang ; et, pour le moins, ils éclabousseront des gens.

Lou Sin a dit :

« S’obstiner dans l’erreur qu’est la confusion entre pardon et libre cours au mal », parler de bienveillance envers les êtres malfaisants, c’est « leur permettre de se multiplier » : les futurs révolutionnaires « auront à faire bien plus d’efforts, à sacrifier bien plus de vies dans le combat. »

A ces soi-disant « bonnes âmes » qui refusent de « battre le chien qui est dans l’eau », Lou Sin a dit que certains chiens « apparaissaient parfois comme étant mal en point » mais qu’en réalité il n’en était rien.

« Mais c’est de la simulation : il traîne la patte pour attirer la sympathie. » Et dès qu’ils auront eu l’occasion d’opérer un retour, ils mordront d’abord ces « bonnes âmes ».

« Le chien peut difficilement changer de nature. Il est possible qu’il en aille quelque peu autrement dans dix mille ans, mais je parle du présent. Il a l’air piteux dans l’eau, pensons-­nous ; d’autres vermines ont un air semblable. Le vibrion du choléra se multiplie à toute allure, il est d’apparence fort anodine ; et cependant, les médecins n’en ont aucune pitié. »

La vie de Lou Sin fut une vie de combat sans compromis contre les réactionnaires de l’intérieur et de l’étranger. Il ne faisait jamais grâce à l’ennemi du peuple.

Il réfuta maintes fois l’« idée de ne faire aucune distinction entre le vrai et le faux ».

A son avis, les combattants révolutionnaires doivent toujours adopter une position bien définie, faire une nette distinction entre le vrai et le faux et avoir des sympathies et des antipathies bien marquées.

Ce qu’il haïssait le plus, c’étaient les « dévots » qui se faisaient passer pour « équitables » et se tenaient en fait du côté des vieilles forces.

Il a fait un portrait des plus mordants du caractère méprisable de ces « dévots » : « quoique chien, le pékinois a beaucoup du chat, tant il est raisonnable, affable, flegmatique, avec son petit air satisfait qui semble dire : « Tout le monde est extravagant, moi, je suis pour la doctrine du milieu. »

Dans son essai : Génies malfaisants dans le monde littéraire en Chine, il a impitoyablement mis en lumière les traits hideux de

ceux qui prétendent qu’ « ils ne sont, en fin de compte, ni de l’aile gauche ni de l’aile droite, mais affirment qu’ils sont bien au-dessus de tout cela », disant qu’« aucune tromperie de leur part ne peut durer longtemps ».

C’est réellement un excellent portrait de certains révisionnistes modernes qui se prétendent aujourd’hui « bien au-dessus de tout cela » et « impartiaux ».

Voyez ceux qui, au sein du mouvement communiste international, se disaient être les « seuls à connaître la doctrine du milieu » ; ils se révèlent en fait comme les plus bas des révisionnistes.

Nous devons développer cet esprit de combat sans compromis contre l’ennemi, percer à jour tous les complots de ces chiens qui sont dans l’eau ou qui n’y sont pas encore tombés, arracher le masque éclectique de ces « dévots » de type nouveau, dévoiler les viles caractéristiques de ces « épagneuls nains » qui, « quoique chiens, ont beaucoup du chat », afin de mener résolument et jusqu’au bout la lutte contre l’impérialisme, dirigé par les États-Unis, le révisionnisme moderne, ayant pour centre le groupe dirigeant du P.C.U.S., et mener fermement et jusqu’à son terme la grande révolution culturelle prolétarienne.

2. Nous devons faire rayonner l’esprit révolutionnaire de ténacité et de persévérance de Lou Sin.

Lou Sin a dit : « Nous devons combattre opiniâtrement et continuellement la vieille société, les vieilles forces, et veiller constamment à nous renforcer. »

« Pour accomplir quelque chose en littérature, il nous faut de l’endurance », a­-t-­il indiqué.

Cela parce qu’aucune force ou idée de la réaction ne disparaîtra spontanément de la scène de l’Histoire.

Il faut engager de nombreuses épreuves de force et des luttes répétées pour les anéantir graduellement ; on ne peut « atteindre ce but d’un seul coup ».

Il faut la plus grande ténacité pour remporter peu à peu la victoire, la consolider et retendre et pour déjouer complètement les tentatives de tous genres des forces anciennes qui visent à contre­ attaquer et à amollir les révolutionnaires.

Lou Sin a connu à maintes reprises, dans le cours de la révolution, hauts et bas, victoires et défaites, succès et vicissitudes, flux et reflux, unité et division.

De façon renouvelée, les rangs révolutionnaires furent divisés en deux, « certains obtenant de l’avancement, et d’autres allant se calfeutrer », « certains se retirant des rangs, certains désertant, certains se décourageant, certains trahissant ».

Mais tel un pin puissant qui se dresse majestueusement dans le vent et sous le gel, insouciant des ténèbres et de la violence, Lou Sin persistait dans sa marche en avant. Il poursuivait inébranlablement une héroïque et longue lutte contre l’impérialisme et ses laquais, en s’inspirant sans cesse de l’expérience de la lutte des classes.

Il parvint finalement à assimiler la grande vérité du marxisme-léninisme et de la pensée de Mao Tsé-­toung, faisant ainsi de lui-même un prolétaire d’une intégrité inflexible.

Aujourd’hui, sous la dictature du prolétariat, nous avons engagé une grande révolution culturelle prolétarienne sans précédent dans l’Histoire.

Ce grandiose et impétueux mouvement révolutionnaire a été déclenché par le président Mao en faisant le bilan des expériences de la lutte des classes sur le plan international et intérieur ainsi que des expériences historiques de la dictature du prolétariat et en traduisant les profondes aspirations des grandes masses révolutionnaires.

C’est une grande création du mouvement communiste international, une grande création de notre révolution socialiste. C’est un mouvement révolutionnaire prolétarien qui se déroule à un échelon supérieur afin de changer l’aspect social et la mentalité de l’homme, après la prise du pouvoir par le prolétariat et la transformation de la propriété privée.

C’est une révolution très grande, très large et très profonde qui touche chaque individu dans ce qu’il a de plus profond. Les classes, les idées sociales et les groupements politiques de tous genres monteront sur les planches pour faire leur numéro ; une poignée de détenteurs des postes de direction qui s’engagent sur la voie capitaliste n’abandonneront jamais de leur plein gré la scène de l’Histoire.

Dans une révolution d’une telle envergure, il est impossible de ne pas se heurter à la résistance obstinée des vieilles forces des classes exploiteuses, de ne pas faire front à de nombreux problèmes nouveaux et à des luttes multiples et très complexes, de ne pas connaître des flux et reflux de formes diverses. Aussi s’impose la profonde nécessité de déployer cet esprit prolétarien de ténacité de Lou Sin.

Un révolutionnaire prolétarien ferme, un vrai membre du Parti communiste, doit adopter une solide position prolétarienne et faire preuve de l’esprit militant qui s’en tient aux principes. Il doit être capable de subir l’épreuve des orages et de résister aux balles enrobées de sucre.

Quand il a à faire face à des revers temporaires, il ne doit pas se décourager, se plaindre, être déçu ou s’esquiver ; il ne doit pas craindre d’être attaqué de tous côtés et d’être « isolé ».

Ne redoutant rien, il met sa confiance dans la vérité, fait le bilan des leçons, persiste dans la lutte et avance résolument suivant l’orientation générale indiquée par le président Mao.

Une fois vainqueur, il ne doit pas relâcher sa vigilance, s’endormir sur ses lauriers, cesser de faire des progrès ou agir à la légère ; il doit veiller à se rallier à l’immense majorité, prêter attention aux nouveaux problèmes surgissant au sein des masses, continuer à faire le bilan des leçons et des expériences, persévérer dans la lutte et progresser toujours en suivant fermement l’orientation générale indiquée par le président Mao.

C’est seulement en forgeant, au feu des enseignements de la pensée de Mao Tsé­toung, cet esprit révolutionnaire tenace et persévérant, qu’on pourra mener jusqu’au bout la révolution prolétarienne, extirper peu à peu les racines du révisionnisme et assumer la grande mission historique que sont l’élimination complète de la bourgeoisie et la réalisation de l’idéal communiste.

3. Nous devons apprendre le point de vue dialectique avec lequel Lou Sin examinait les problèmes.

Dans son Intervention à la conférence nationale du Parti communiste chinois sur le travail de propagande, le président Mao a notamment indiqué qu’il fallait étudier la méthode d’analyse des problèmes utilisée par Lou Sin dans les essais écrits durant la dernière période de sa vie.

Il a dit :

« La méthode analytique, c’est la méthode dialectique. Par analyse, on entend l’analyse des contradictions inhérentes aux choses et aux phénomènes. Sans bien connaître la réalité de la vie, sans comprendre véritablement les contradictions dont il s’agit, il est impossible de faire une analyse judicieuse.

Lou Sin, dans la dernière période de sa vie, a pu écrire des essais qui comptent parmi les plus pénétrants et les plus vigoureux, et qui sont exempts de vues unilatérales, précisément parce qu’il avait appris alors la dialectique. »

Après être devenu marxiste dans les dernières années de sa vie, Lou Sin surmonta certaines insuffisances, caractérisées par des vues unilatérales et métaphysiques existant dans ses premiers articles.

Il utilisa habilement la dialectique en analysant toutes sortes de problèmes et porta ainsi son activité militante à un niveau idéologique tout nouveau.

Le chemin parcouru par Lou Sin dans son combat nous montre que pour être un révolutionnaire prolétarien ferme sur le front culture, il est nécessaire d’assimiler la dialectique et de surmonter les vues unilatérales.

Au cours de la grande révolution culturelle prolétarienne qui se déroule actuellement, nous rencontrons toutes sortes de contradictions extrêmement complexes.

Il nous faut surtout étudier et appliquer davantage et de façon créatrice la grande et géniale pensée philosophique du président Mao et utiliser la dialectique marxiste pour faire une analyse de classe.

Les derniers essais et les derniers articles de Lou Sin brillent d’une inextinguible lumière militante et nous offrent d’excellents exemples pour apprendre à analyser les problèmes.

4. Ce qui est le plus important et le plus fondamental, c’est de se mettre à l’école du grand’esprit communiste de Lou Sin qui accepte de porter le poids de la cause révolutionnaire du prolétariat jusqu’à son dernier soupir. Ici, nous devons réétudier l’enseignement du président Mao : « Prenons pour devise ces deux vers de Lou Sin : Le sourcil hautain, je défie froidement les milliers qui pointent le doigt sur moi,

La tête baissée, je me fais volontiers le buffle de l’enfant. « Les milliers » désignent ici l’ennemi : nous ne nous inclinerons jamais devant l’ennemi, si féroce soit-­il. Par « enfant », il faut entendre le prolétariat et la grande masse du peuple. Tous les communistes, tous les révolutionnaires, tous les travailleurs révolutionnaires de la littérature et de l’art doivent prendre exemple sur Lou Sin, se faire le « buffle » du prolétariat et des masses populaires et « accepter d’en porter le faix jusqu’au dernier soupir ».

Nous devons suivre les enseignements du président Mao et,comme Lou Sin, nous ne nous inclinerons jamais devant aucun ennemi, si féroce soit-­il.

Nous devons oser lutter contre lui en rendant coup pour coup, nous devons le mépriser, nous devons l’emporter sur lui et le vaincre. Comme Lou Sin, nous devons servir de tout cœur le prolétariat et les masses populaires, être les fidèles serviteurs et le « buffle » du peuple.

Nous devons nous entretenir avec les masses sur un pied d’égalité, travailler pour elles et lutter pour elles et les servir jusqu’à notre dernier souffle.

Nous devons surmonter l’individualisme et renoncer aux airs bureaucratiques des classes exploiteuses qui se considèrent comme supérieures aux masses populaires.

Nous devons, comme Lou Sin, avoir une profonde affection pour le prolétariat, pour les masses populaires et pour les jeunes révolutionnaires ; nous devons lutter, étudier et progresser côte à côte avec le peuple révolutionnaire.

Notre jeune génération révolutionnaire doit également s’inspirer de cet esprit, renoncer à toute idée égoïste, s’unir avec les larges masses et s’intégrer aux ouvriers, aux paysans et aux soldats. Les jeunes révolutionnaires doivent mettre pleinement en œuvre l’esprit de lutte acharnée, s’efforcer d’acquérir une conception prolétarienne du monde dans le cours de la lutte et s’entraîner pour être des combattants infiniment fidèles au communisme. Lou Sin est mort il y a trente ans.

Depuis lors, des changements profonds ont eu lieu en Chine. Un jour, Lou Sin avait lancé cet appel enthousiaste : « Nous devons former un grand nombre de nouveaux combattants. » Mais cela ne pouvait être réalisé de son temps.

Il existe aujourd’hui sur le front culturel une gigantesque armée révolutionnaire formée de nouveaux combattants. Des millions et des millions de personnes sont maintenant devenues les critiques du vieux monde et de l’ancienne culture, et l’ampleur et la profondeur de cette critique sont sans comparaison possible avec celles de l’époque où vivait Lou Sin.

Nous avons vu de nos propres yeux que des dizaines de milliers de jeunes et héroïques combattants ont surgi, groupe par groupe, au cours d’une lutte des classes aiguë.

Ils ont assimilé la vérité qu’est la pensée de Mao Tsé-­toung et ont suivi une juste orientation et une juste ligne.

Représentant la majorité du peuple, ils osent mener une héroïque et violente lutte contre toutes les « vieilleries » qui ne sont puissantes qu’en apparence. Ils ont vraiment renversé tous les colosses qui entravent le progrès de la révolution.

Les hommes « de peu de savoir » ont renversé les « érudits » ; les hommes « insignifiants » mais révolutionnaires ont vaincu « les grandes personnalités » contre­révolutionnaires : là est la vérité de l’Histoire.

Telle est la tâche entreprise par des dizaines de millions de révolutionnaires sous la direction du Parti et du camarade Mao Tsé-­toung.

Les représentants des classes réactionnaires ont finalement été jetés à bas de leurs trônes et leur vraie nature de tigre en papier a été révélée car ils vont à rencontre de la révolution, suivent une orientation et une ligne erronées et s’opposent à la révolution, au peuple et à la pensée de Mao Tsé­-toung.

De « personnages importants », ils sont devenus des individus insignifiants et finalement sans aucune valeur.

Il en est de même pour les réactionnaires stupides du monde entier, pour les révisionnistes modernes khrouchtchéviens et pour Tcheou Yang et consorts.

Cela est et sera également valable pour tous les représentants de la bourgeoisie au sein et en dehors du Parti. L’Histoire, toujours en marche, ne cessera d’éliminer, groupe après groupe, la poignée d’éléments qui résistent à la révolution. Devant une telle lutte des classes, plus précieux que jamais est l’esprit de Lou Sin consistant à avancer toujours et à mener jusqu’au bout la révolution.

Comme Lou Sin, nous devons sans cesse nous rééduquer idéologiquement, avancer en même temps que la situation qui se développe continuellement, suivre toujours le président Mao, notre grand guide, grand dirigeant, grand commandant en chef et grand pilote, pour faire la révolution.

Nous devons être à jamais aux côtés des peuples révolutionnaires, étudier assidûment tout ce qui est nouveau et le soutenir avec enthousiasme.

Dans les flammes ardentes de la lutte des classes au cours de la révolution socialiste, nous avancerons toujours, mènerons la révolution jusqu’au bout et ne reculerons jamais à mi-chemin, nous ne resterons jamais en arrière !

Nous serons toujours fidèles au président Mao !

Nous serons toujours ses bons élèves et ses bons combattants ! Que l’esprit révolutionnaire prolétarien de Lou Sin demeure à jamais ! Vive le triomphe de la grande révolution culturelle prolétarienne ! Vive le grand Parti communiste chinois !.

Vive la pensée toujours victorieuse de Mao Zedong ! Vive notre grand dirigeant, le président Mao !

jeudi 7 juin 2018


Les documents de 1966