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Brigades Rouges : Condamnation de Roberto Peci − 1981

LA RÉVOLUTION NE PEUT PASSER EN PROCÈS : LE PROLÉTARIAT FAIT LE PROCÈS DE LA BOURGEOISIE !

CONSTRUIRE LE PARTI COMMUNISTE COMBATTANT ET LES ORGANISMES DE MASSE RÉVOLUTIONNAIRES !

REPÉRER ET ANÉANTIR LES AGENTS DE LA CONTRE-RÉVOLUTION INFILTRÉS DANS LE MOUVEMENT RÉVOLUTIONNAIRE !

ATTAQUER LES APPAREILS DE GUERRE QUI PLANIFIENT LA CAPTURE ET LA TORTURE DES PROLÉTAIRES, ANÉANTIR SANS MÉDIATIONS LES FORCES CONTRE- RÉVOLUTIONNAIRES QUI LES GÈRENT !

L’UNIQUE RAPPORT DE LA RÉVOLUTION PROLÉTAIRE AVEC LES TRAÎTRES EST L’ANÉANTISSEMENT !

Camarades, prolétaires,

Avec la capture du traître Roberto Peci et le procès prolétaire auquel il est soumis, cette insidieuse stratégie contre-révolutionnaire qui se centre sur le « projet repentis » se trouve attaquée, démantelée et frappée au coeur.

Dans les plans des stratèges de la contre-révolution préventive (les Dalla Chiesa, Caselli, Neppi Modona, les Beria d’Argentine, les Pecchioli...), ce projet devait frapper la guérilla et la mettre en crise de l’intérieur, il devait représenter le « début de la fin » d’un processus historique désormais profondément enraciné et consolidé dans notre pays : la lutte armée pour le communisme.

1. CE PROJET INFÂME A DÉJÀ FAILLI PARCE QUE LES FORCES RÉVOLUTIONNAIRES SONT EN TRAIN DE LE BALAYER !

LE PROJET REPENTIS EST AUJOURD’HUI UNE CONTRADICTION DE PLUS POUR LA BOURGEOISIE, QUI DOIT PAYER LES CONSÉQUENCES DE SES SALES COMPLOTS !!!

Roberto Peci a eu un rôle précis dans le projet contre- révolutionnaire impérialiste, une fonction précise et de graves responsabilités.

Roberto Peci est un traître à la révolution. Les misérables déclarations de son infâme frère et de la famille ne peuvent plus cacher une vérité scandaleuse et les assassinats de communistes pour défendre, jusqu’au bout, un peu de tranquillité bourgeoise.

Tous les moyens de la contre-guérilla psychologique ne suffisent plus à couvrir l’immonde projet que les carabiniers ont planifié et mis en œuvre avec la pleine collaboration des deux poux de la maison Peci. Le mouvement révolutionnaire et le prolétariat métropolitain ont aujourd’hui la possibilité d’imposer la justice prolétaire.

2. ROBERTO PECI EST UN TRAÎTRE, MORT AUX TRAÎTRES À LA RÉVOLUTION PROLÉTAIRE !


ROBERTO PECI EST UN AGENT DE LA CONTRE-RÉVOLUTION INTÉGRÉ AU PROJET REPENTIS. LES REPENTIS NE SONT QUE DES DÉLATEURS STIPENDIÉS. LES REPENTIS DOIVENT ÊTRE ANÉANTIS PAS LES FORCES RÉVOLUTIONNAIRES !

Dans le délire des contre-révolutionnaires, comme dans leurs rêves, le monde semble renversé.

C’est la révolution qui se charge de les remettre tous sur leurs pieds, bien ancrés en terre, et de mettre les contradictions en évidence de manière explosive.

Le projet « repentis » se révèle aujourd’hui tel qu’il est réellement : une tragique farce de foire dans laquelle les rôles et les fonctions sont définis depuis longtemps.

D’une part, une poignée de lâches traîtres, qui ont toujours vécu en marge et à la traîne du mouvement révolutionnaire, qui ont prétendu réduire la complexité et la richesse du processus révolutionnaire aux limites bornées de leur propre subjectivisme et de leur propre individualisme, et qui, face à l’élévation du niveau de l’affrontement de classe, ont cru pouvoir se vendre impunément à l’ennemi. Ces délateurs stipendiés doivent être repérés, démasqués et anéantis.

D’autre part, un régiment toujours plus vaste de stratèges et d’exécutants des projets de la contre-révolution préventive. Rien n’arrête ces vautours, comme le démontrent clairement les « deux arrestations » du pou Patrizio Peci et les assassinats de via Fracchia.

Contre ces louches personnages qui sont au centre du complot contre-révolutionnaire, la guérilla doit intensifier ses attaques et pratiquer continuellement une stratégie d’anéantissement qui ne laisse sur pied aucune de leurs constructions.

La structure intégrée des carabiniers, policiers, magistrats, avocats et experts qui planifient la capture et la torture des forces révolutionnaires doit être continuellement attaquée et démontée pièce après pièce. Aucune médiation, aucun retard n’est plus permis dans la guerre à la stratégie différenciée de l’impérialisme, qui recouvre des aspects toujours plus agressifs. Les opérations Peci, les opérations Buonavita ne doivent plus être possibles.

3. CE NE SONT PAS SEULEMENT LES BRIGADES ROUGES QUI RENDRONT LA SENTENCE À L’ÉGARD DU TRAÎTRE ROBERTO PECI, MAIS TOUT LE MOUVEMENT RÉVOLUTIONNAIRE ET LE PROLÉTARIAT MÉTROPOLITAIN.

Camarades, prolétaires,

Le problème de la délation et de la trahison n’est pas un problème des seules Brigades Rouges, mais un problème du mouvement révolutionnaire tout entier et de tout le prolétariat métropolitain. Parce qu’il n’existe pas le problème de « Roberto Peci : le traître », mais celui de « Roberto Peci : un traître », et qu’il apparaît derrière le problème historico-politico-militaire de fond.

Si aujourd’hui, la trahison est savamment construite et exploitée par la bourgeoisie, qui en a fait un axe portant de son projet de contre-révolution préventive, à travers un lent et constant travail de construction subjective du « repenti », il n’en est pas moins vrai qu’elle s’enracine profondément dans un terrain objectif qui a sa consistance historique dans la reproduction de l’idéologie bourgeoise à l’intérieur du prolétariat, et jusqu’au sein de son avant-garde et de sa direction historique : le Parti.

Vit aussi à l’intérieur du prolétariat et du parti lui-même la dialectique fondamentale de l’affrontement de classe entre l’affirmation de la conscience révolutionnaire et sa négation, entre l’affirmation de la juste ligne et la reproposition de pratiques déviantes, subjectivistes, militaristes et organisativistes.

Et quand l’affrontement entre révolution et contre-révolution avance, quand les raisons de la révolution commencent à prendre corps, la trahison devient l’arme ultime aux mains de la bourgeoisie.

La crise du capitalisme accélère la restructuration impérialiste et élève le niveau de l’affrontement de classe. La stratégie de l’État impérialiste des multinationales est la contre- révolution globale préventive. Elle envahit chaque zone de la formation sociale et s’infiltre dans le processus révolutionnaire pour le détruire de l’intérieur.

La trahison a une explication historique et c’est celle-là ! C’est dans l’infiltration de l’idéologie bourgeoise dans le prolétariat, dans sa reproduction à l’intérieur du parti, que doivent être recherchées les causes politiques de la trahison et du sordide marché qu’il y a derrière.

LA LUTTE IDÉOLOGIQUE EST L’ARME PRINCIPALE CONTRE LA TRAHISON !

À travers la lutte idéologique, à travers la clarté et la fermeté sur la juste ligne, les armes de la critique contre l’infiltration de l’idéologie bourgeoise et petite-bourgeoise doivent être affinées et renforcées, afin de donner une juste résolution politico-militaire au problème.

Seul un débat à travers l’ensemble du mouvement révolutionnaire et à travers tout le prolétariat métropolitain sur ces questions pourra ramener le traître Roberto Peci à sa juste dimension politique, et seulement de cette manière, la sentence émise à son égard pourra exprimer cette humanité qui caractérise la justice prolétaire.

C’est dans la dialectique parti-masses que prennent place les éléments concrets de la croissance du pouvoir prolétaire armé, de l’avancée du processus révolutionnaire. Et c’est seulement en agissant en parti qu’il est aujourd’hui possible de faire vivre cette dialectique dans ces justes termes.

Agir en parti, cela signifie, entre autres choses, faire vivre dans le programme tactique de conjoncture les contenus essentiels du programme général de transition au communisme, c’est-à-dire la désarticulation des projets contre-révolutionnaires de la bourgeoisie et la construction du système du pouvoir prolétaire armé. Parce qu’il ne peut y avoir désarticulation sans, dans le même temps, construction.

Aujourd’hui, la Campagne Peci s’articule selon ces lignes directrices, parce que, dans le même temps qu’elle désarticule, en attaquant en profondeur le projet repentis, elle construit, en posant la question des traîtres dans sa juste dimension politique, elle éclaire et renforce la lutte idéologique.

Nous avons dit que le mouvement révolutionnaire dans son ensemble et chaque secteur du prolétariat métropolitain devaient s’exprimer sur le débat en cours et, en conséquence, sur le sort qui en découle pour le traître Roberto Peci, dans la mesure où le problème de la délation intéresse chaque détermination du prolétariat métropolitain et chacune de ses instances organisées, précisément du fait de son caractère d’attaque globale au processus révolutionnaire.

Pour éviter toute confusion, et surtout pour empêcher que se greffent sur cette dialectique les habituelles sordides manœuvres de la bourgeoisie, il vaut mieux être extrêmement clairs : nous faisons ci-après la liste des instances qui doivent s’exprimer sur le sort du traître Roberto Peci, et dont les évaluations et décisions doivent être intégralement publiées dans les organes de presse et dans les autres moyens de communication sociale.

a) Les communistes qui viennent d’être jugés et qui sont encore en procès au tribunal spécial de guerre de Turin ;

b) Les prolétaires prisonniers des Comités de Lutte, enfermés dans les prisons du régime, en lutte contre la stratégie différenciée, pour l’affirmation du pouvoir prolétaire armé (CdL de Nuoro, CUC de Palmi, CdL de Messina, CdL de Pianosa, CdL de Trani, CdL de Fossombrone, CdL de Cuneo, CdL de Rebbibia) ;

c) Les chômeurs organisés et le prolétariat marginal en lutte à Naples et à Rome contre la restructuration du marché du travail, pour la construction des organismes de masse révolutionnaires et du pouvoir prolétaire armé (les Chômeurs Communistes pour le Pouvoir Prolétaire de Naples et les organismes de lutte du prolétariat marginal dans l’aire métropolitaine romaine) ;

d) La classe ouvrière : les ouvriers en lutte contre les licenciements, le chômage partiel, l’exploitation, la nocivité des pôles industriels de Turin, Milan, Porto Marghera, Naples ; les ouvriers en lutte contre les licenciements et le chômage partiel à la Fiat de Turin, à l’Alfa Romeo d’Arese et à l’Alfasud de Pomigliano D’Arco, à la Pétrochimie de Porto Marghera (le Comité des Travailleurs de la Pétrochimie).

Un seul obstacle se pose à l’émission d’une juste sentence prolétaire : le ridicule black-out que l’Exécutif veut imposer, et que la presse de régime accepte passivement, sur les contenus et les objectifs de la Campagne Peci.

À tous, patrons et valets, politiques et militaires, les Brigades Rouges rappellent encore une fois une seule chose : seule la publication intégrale des communiqués et des déclarations du traître Roberto Peci peut permettre que s’exprime à son égard cette humanité qui caractérise la justice prolétaire !!!

POUR LE COMMUNISME !

[rouge]Brigades Rouges. Front des Prisons. [/rouge]
[rouge]1er juillet 1981[/rouge]

mercredi 1er juillet 1981


Brigate Rosse