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Avançons victorieusement en suivant la ligne révolutionnaire du président Mao – 1971

Editorial du Nouvel An 1971 du Renmin Ribao, du Honqgi et du Jiefangjun Bao

La première des grandes années 70 vient de s’achever. C’est dans le nouvel essor de la révolution et de l’édification socialistes en Chine et dans le nouvel essor de la lutte des peuples du monde entier contre l’impérialisme américain et le social-impérialisme que le peuple de toutes nos nationalités salue l’avènement de 1971, année de combat. Au seuil de l’année nouvelle, nous acclamons chaleureusement la victoire de la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao et souhaitons de tout cœur une longue vie à notre grand dirigeant, le président Mao !

Dans sa déclaration solennelle en date du 20 mai 1970 : « Peuples du monde, unissez-vous, pour abattre les agresseurs américains et tous leurs laquais ! » notre grand dirigeant, le président Mao, a indiqué : « Le danger d’une nouvelle guerre mondiale demeure et les peuples du monde doivent y être préparés. Mais aujourd’hui, dans le monde, la tendance principale, c’est la révolution. » L’évolution de la situation internationale a confirmé cette thèse scientifique du président Mao.

Le monde est en pleine transformation révolutionnaire. La situation révolutionnaire se développe plus rapidement que prévu. L’exacerbation accrue des diverses contradictions fondamentales dans le monde actuel, ainsi que l’agression, l’oppression et la mainmise auxquelles l’impérialisme américain et le social-impérialisme soumettent les divers peuples, poussent des centaines de millions d’hommes à se dresser pour la révolution.

Nous pouvons constater que la lutte révolutionnaire des divers peuples contre l’agresseur étranger et leur lutte révolutionnaire contre les réactionnaires du pays se fondent l’une dans l’autre ; que le mouvement de libération nationale en Asie, en Afrique et en Amérique latine et le mouvement révolutionnaire de masse en Europe, en Amérique du Nord et en Océanie trouvent un écho l’un dans l’autre ; que la lutte des peuples du monde contre l’impérialisme américain et la lutte du peuple américain contre la domination réactionnaire de Nixon sont liées l’une à l’autre.

De plus en plus nombreux sont les petits pays qui osent prendre les armes et persévèrent dans le combat pour vaincre l’agression armée de l’impérialisme américain et de ses laquais. Dans leur guerre de résistance à l’agression américaine et pour le salut national, les peuples vietnamien, cambodgien et lao ont remporté de grandes victoires, et la lutte armée des peuples du Sud-Est asiatique continue à se développer.

La lutte menée par le peuple coréen, le peuple japonais et les autres peuples asiatiques contre la renaissance du militarisme japonais due aux réactionnaires américains et japonais, ainsi que la lutte du peuple japonais contre les bases militaires américaines à Okinawa, connaissent de nouveaux développements.

Le peuple palestinien et les autres peuples arabes qui ont brisé les attaques armées de l’impérialisme américain et de ses laquais s’aguerrissent maintenant dans de plus grandes épreuves.

La République de Guinée a repoussé l’invasion des colonialistes américains et portugais, sauvegardant victorieusement la souveraineté et l’indépendance du pays et faisant progresser la lutte des peuples africains contre la domination et la subversion colonialistes et néo-colonialistes.

Les pays de l’Amérique latine considérée par l’impérialisme américain comme son « arrière-cour » mènent actuellement une lutte inflexible pour sauvegarder leur souveraineté nationale et leur droit sur les eaux territoriales.

Les mouvements ouvriers, les mouvements étudiants et les luttes des nations opprimées se succèdent sans trêve, balayant l’ensemble du monde capitaliste.

En particulier, la défaite de la politique d’agression et de guerre poursuivie par l’impérialisme américain a aiguisé les contradictions de classes et les contradictions nationales aux Etats-Unis mêmes et imprimé un essor constant à la lutte révolutionnaire du peuple américain, aggravant de plus en plus les crises politiques, économiques et sociales de l’impérialisme américain.

Un grand nombre de pays, moyens et petits, se dressent pour s’opposer à la politique du plus fort de l’impérialisme américain et du social-impérialisme, ces deux superpuissances ; cette tendance est devenue un courant historique irrésistible.

La classe ouvrière et les larges masses populaires de Pologne ont déclenché une lutte révolutionnaire de grande ampleur contre la clique dominante révisionniste, provoquant la chute de Gomulka qui intervient ainsi après celle de Khrouchtchev et de Novotny.

La domination coloniale du social-impérialisme en Europe orientale a sombré dans une crise profonde. Ce qui montre non seulement l’aggravation de la faillite du révisionnisme moderne ayant comme centre le révisionnisme soviétique, mais aussi la fragilité de la domination révisionniste.

Les relations de notre pays avec l’étranger se développent de jour en jour. Nous avançons côte à côte avec le Parti du Travail d’Albanie dans la lutte contre l’impérialisme et le révisionnisme. Au cours du combat contre l’impérialisme américain et le militarisme japonais, nous nous unissons étroitement au Parti des Travailleurs du Vietnam et au Parti du Travail de Corée, avec lesquels nous pratiquons l’aide, et le soutien mutuels.

Notre solidarité militante avec tous les partis et organisations authentiquement marxistes-léninistes et avec les peuples révolutionnaires du inonde ne cesse de se consolider et de se renforcer. Le prolétariat, et les peuples et nations opprimés du monde entier resserrent leur unité dans la lutte, pleinement confiants de pouvoir remporter des victoires encore plus grandes.

Suivant les enseignements du président Mao, le peuple chinois se tient fermement dans les mêmes rangs que le prolétariat et les peuples et nations opprimées du monde entier. A aucun moment, la Chine ne veut se comporter en super-puissance, ni maintenant, ni dans l’avenir. Se comporter en super-puissance, c’est vouloir être au-dessus des autres et leur dicter sa loi en se prévalant d’une position de force. Le peuple chinois préconise l’égalité entre tous les pays, grands ou petits.

Nous remplissons avec une fermeté inébranlable nos devoirs internationalistes prolétariens, soutenons résolument les peuples des différents pays dans leur lutte révolutionnaire tout en apprenant auprès d’eux, et nous mènerons jusqu’au bout la lutte commune pour abattre les agresseurs américains et tous leurs laquais, et pour combattre le révisionnisme moderne ayant comme centre le révisionnisme soviétique, et la réaction de partout.

Au cours de l’année écoulée, l’évolution de la situation à l’intérieur de notre pays a été très rapide et très satisfaisante. L’indice majeur de cette situation toujours meilleure est le fait que la grande pensée-maotsétoung a été intégrée de façon encore plus vaste et plus profonde à la pratique révolutionnaire de centaines de millions d’hommes.

Depuis le IXe Congrès du Parti et la deuxième session plénière du Comité central qui en est issu, le mouvement de masse pour l’étude de la pensée-maotsétoung continuant à progresser, les ouvriers, paysans et soldats, les cadres révolutionnaires et les intellectuels révolutionnaires étudient et appliquent de façon vivante les essais philosophiques du président Mao, ce qui a créé sur le front politique et idéologique une atmosphère nouvelle, dynamique. Le mouvement de lutte-critique-réforme sur tous les fronts se développe sainement et en profondeur. Le troisième plan quinquennal pour le développement de l’économie nationale a été accompli avec succès.

Notre agriculture a obtenu de bonnes récoltes pendant neuf années consécutives. Un nouvel essor s’affirme dans la production industrielle. Les prix sont stables, et le marché est florissant. Les préparatifs en prévision d’une guerre ont encore été renforcés. La dictature du prolétariat dans notre pays se consolide de plus en plus. L’esprit révolutionnaire de notre peuple devient toujours plus dynamique. Notre grande patrie socialiste est en pleine prospérité et en essor constant.

Toutes nos victoires ont été remportées sous la direction de notre grand dirigeant, le président Mao, et du Comité central du Parti ayant comme chef le président Mao et comme chef adjoint le vice-président Lin Piao ; elles sont autant de victoires de la pensée-maotsétoung, de la Grande Révolution culturelle prolétarienne et de l’application conséquente de la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao.

Notre grand éducateur, le président Mao, nous enseigne : « pour conduire la révolution à la victoire, un parti doit s’appuyer sur la justesse de sa ligne politique et la solidité de son organisation. »

L’histoire de la révolution chinoise est une histoire au cours de laquelle le président Mao a uni la vérité universelle du marxisme-léninisme à la pratique concrète de la révolution chinoise, opposé aux lignes opportunistes « de gauche » ou de droite des renégats tels que Tchen Tou-sieou, Wang Ming et Liou Chao-chi la ligne révolutionnaire prolétarienne qu’il a fait constamment triompher, et conduit sans cesse le Parti et le peuple de victoire en victoire.

Se fondant sur son analyse scientifique, à savoir que dans la société socialiste continuent d’exister les classes, les contradictions de classes et la lutte de classes, le président Mao a défini à l’intention de notre Parti une ligne marxiste-léniniste pour toute la période historique du socialisme, et nous a enseigné qu’en ce qui concerne la question de la ligne, « nous devons [en] parler [...], jour après jour, mois après mois, année après année ». Lors du IXe Congrès du Parti, le président Mao a lancé ce grand appel :

Unissons-nous pour remporter des victoires encore plus grandes ! Il a dit :

«  Unissons-nous dans un seul but, celui de consolider la dictature du prolétariat. Cela doit se réaliser dans chaque usine, chaque village, chaque organisme et chaque école. » « Quand nous parlons de victoires, nous entendons qu’il faut, pour les arracher, assurer l’unité des larges masses populaires du pays sous la direction du prolétariat. »

En appliquant résolument cette ligne, nous serons sans cesse en mesure de surmonter les tendances erronées « de gauche » et de droite, et de remporter des victoires encore plus grandes dans la révolution et l’édification socialistes. C’est grâce au président Mao et à sa ligne révolutionnaire que la Chine nouvelle a pu être fondée, que notre Parti, notre armée et notre peuple sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui. Cette expérience historique, nous devons la graver dans notre mémoire et ne jamais l’oublier, fût-ce un seul jour.

1971 sera une année importante où notre peuple continuera la révolution sous la dictature du prolétariat. Nous célébrerons le 50e anniversaire de la fondation du grand, glorieux et juste Parti communiste chinois, saluerons la convocation de la quatrième Assemblée populaire nationale, et commémorerons le centenaire de la Commune de Paris.

Durant l’année nouvelle, tout le Parti, toute l’armée et tout le peuple de nos diverses nationalités devront continuer à porter haut levé le grand drapeau rouge de la pensée-maotsétoung, appliquer résolument la ligne révolutionnaire prolétarienne et les mesures politiques du président Mao, s’en tenir à l’internationalisme prolétarien et poursuivre l’accomplissement des diverses tâches de combat formulées par le IXe Congrès du Parti.

Cette année, nous continuerons à développer en ampleur et en profondeur le mouvement de masse pour l’étude et l’application vivantes de la pensée-maotsétoung. Il faudra, conformément aux directives du président Mao, entreprendre une éducation sous le rapport de l’idéologie et de la ligne politique au sein de tout le Parti, en prenant comme principal objet d’étude pour les cadres la refonte de leur conception du monde et l’élévation de leur niveau de conscience quant à l’application de la ligne révolutionnaire du président Mao, de façon à faire progresser les activités dans tous les secteurs.

Tout le Parti devra étudier consciencieusement le matérialisme dialectique et le matérialisme historique, élever la capacité de distinguer le vrai marxisme du faux et consolider davantage l’unité fondée sur les principes de la pensée-maotsétoung. Il faudra renforcer consciencieusement l’éducation des cadres et des masses populaires dans le sens de l’internationalisme prolétarien et des traditions révolutionnaires.

Les cadres supérieurs du Parti devront à plus forte raison étudier avec assiduité le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung, s’en tenir à une orientation politique juste et inébranlable, et conduire les larges masses à mieux appliquer et défendre la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao.

Cette année, on verra s’approfondir encore le mouvement de lutte-critique-réforme mené dans le cadre de la Grande Révolution culturelle prolétarienne.

Nous devrons, sur le front politique et idéologique, sur le front culturel et de l’éducation, sur le front économique et dans tous les secteurs de la superstructure, poursuivre sans défaillance la critique révolutionnaire de masse, stigmatiser encore plus à fond le courant idéologique du révisionnisme moderne ayant comme centre le révisionnisme soviétique, et continuer à liquider ce qui reste de l’influence néfaste de la, ligne révisionniste contre-révolutionnaire de Liou Chao-chi, ce renégat, agent de l’ennemi et traître à la classe ouvrière.

Il faudra être modeste et prudent, se garder de toute présomption et de toute précipitation, avoir confiance dans les masses et s’appuyer sur elles, accorder encore plus d’importance aux enquêtes et recherches, faire constamment le bilan de l’expérience au cours de la pratique, et matérialiser consciencieusement les diverses mesures politiques prolétariennes du Parti, afin que le travail qu’implique la lutte-critique-réforme puisse être mené de façon encore plus approfondie et plus effective.

Il faudra distinguer et résoudre correctement les deux types de contradictions de nature différente que sont les contradictions entre l’ennemi et nous, et les contradictions au sein du peuple, développer sans défaillance le mouvement pour combattre les contre-révolutionnaires et lutter contre la concussion et le vol, contre la spéculation, et contre la prodigalité et le gaspillage, et porter sans arrêt des coups puissants à la poignée de contre-révolutionnaires qui sapent la révolution et l’édification socialistes et tentent, mais en, vain, de restaurer le capitalisme.

Il faudra accomplir consciencieusement la tâche de consolidation et d’édification du Parti, mener à bien le travail de consolidation et d’édification de la Ligue de la Jeunesse communiste, assurer le plein succès des congrès du Parti aux échelons locaux, continuer à prêter une attention particulière à l’édification des équipes dirigeantes sur les plans idéologique et organisationnel, et renforcer le centralisme démocratique du Parti et la direction unique du Parti.

Cette année sera la première année du quatrième plan quinquennal pour le développement de l’économie nationale. Le président Mao nous enseigne : « Le peuple chinois doit avoir un grand plan à long terme et s’efforcer de venir à bout en quelques décennies de l’état arriéré du pays dans les domaines économique, scientifique et culturel, afin d’égaler rapidement les niveaux mondiaux d’avant-garde. »

La période du quatrième plan quinquennal s’avère importante pour la réalisation de ce grand dessein stratégique. Nous devrons édifier le socialisme selon les principes : déployer tous ses efforts ; aller toujours de l’avant ; quantité, rapidité, qualité et économie, en prenant comme axe la lutte entre les deux classes, les deux voies et les deux lignes.

Nous devrons développer l’esprit révolutionnaire dit indépendance et autonomie, compter sur ses propres forces, travailler dur, édifier le pays avec diligence et économie, donner la primauté à la politique prolétarienne, activer encore davantage le mouvement de masse : « que l’industrie prenne exemple sur l’exploitation pétrolière de Taking, que l’agriculture prenne exemple sur la brigade de production de Tatchai, que le pays tout entier se mette à l’école de l’Armée populaire de Libération », et nous efforcer dans tous les domaines d’accomplir et de dépasser le plan de l’économie nationale pour 1971.

« En ce qui concerne l’esprit d’initiative, deux valent beaucoup mieux qu’un seul », il faut « laisser aux autorités locales encore plus de possibilités d’action dans le cadre du plan unifié des autorités centrales ». Toutes les organisations du Parti devront, compte tenu des conditions concrètes, mener à bien et de façon effective le travail politique et idéologique, et renforcer la planification intégrale et la direction unifiée sur le travail économique.

Cette année, tout le Parti, toute l’armée et tout le peuple du pays devront poursuivre l’application de ces grands principes stratégiques : « redoubler de vigilance, défendre notre patrie », « se préparer en prévision d’une guerre et de calamités naturelles, et tout faire dans l’intérêt du peuple ».

L’Armée populaire de Libération devra renforcer davantage son édification dans le sens de la révolutionnarisation et de l’élévation de la combativité, en se conformant de manière intégrale aux exigences des quatre perfections [C’est-à-dire : exceller dans les quatre domaines suivants : travail idéologique et politique, style de travail dit des « trois-huit », entraînement militaire et organisation de la vie quotidienne].

Il faudra mener à bien l’édification de la milice populaire, et cela sur les plans organisationnel, politique et militaire. Les militaires et civils de tout le pays devront observer les principes : « soutien à l’armée et amour du peuple » et « soutien au gouvernement et amour du peuple » pour renforcer l’unité entre l’armée et le gouvernement, entre l’armée et le peuple, et devront continuer à bien se préparer sur les plans idéologique, matériel et organisationnel contre une guerre d’agression éventuelle. Nous libérerons la province de Taïwan, notre territoire sacré.

« Nous réalisons une œuvre des plus glorieuse et des plus grandiose, telle que nos prédécesseurs n’en ont jamais entreprise. »

« Notre but doit être atteint. » Que tout le Parti, toute l’armée et tout le peuple de nos diverses nationalités s’unissent encore plus étroitement ! Allons victorieusement de l’avant en suivant la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao, sous la direction du Comité central du Parti ayant pour chef le président Mao et pour chef adjoint le vice-président Lin Piao !

Vive le grand, glorieux et juste Parti communiste chinois !

Vive le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung toujours victorieux !

Vive le président Mao, notre grand dirigeant, qu’il vive très longtemps !

jeudi 30 décembre 1971


Les documents de 1971