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Arrachons les positions dont la bourgeoisie s’est emparée dans la recherche historique − 1966

Editorial du Renmin Ribao, 3 juin 1966

La grande révolution culturelle prolétarienne bat en tempête les bastions que la réaction détient dans tous les domaines idéologiques, y compris les milieux de la recherche historique.

Les représentants de la bourgeoisie ont transformé la recherche historique en une importante position de leur lutte contre le Parti et le socialisme.

Ils ont déformé l’histoire et se sont servi du passé pour faire la satire du présent dans le but d’égarer les masses et de préparer l’opinion publique à un retour au capitalisme.

Mais la grande masse des ouvriers, paysans et soldats, les cadres et les intellectuels révolutionnaires se servent de l’arme de combat qu’est la conception matérialiste de l’histoire pour faire apparaître l’histoire telle qu’elle est, analyser les tendances actuelles des classes, et elles mènent une lutte acharnée contre la conception réactionnaire de l’histoire pour défendre la dictature du prolétariat et le socialisme.

La conception matérialiste révolutionnaire de l’histoire, autrement dit le matérialisme historique, et la conception idéaliste réactionnaire de l’histoire, autrement dit l’idéalisme historique, sont totalement antagonistes.

Selon le matérialisme historique, l’histoire de l’humanité est celle du peuple travailleur, tandis que l’idéalisme historique y voit celle des empereurs et des princes, des généraux et des ministres.

Le matérialisme historique estime que la révolution peut tout changer, tandis que l’idéalisme historique considère que c’est la bienveillance des empereurs et des princes, des généraux et des ministres qui décide de tout.

Ces deux conceptions radicalement antagonistes de l’histoire ne peuvent pas coexister en paix.

Les combattants de la révolution prolétarienne se sont armés du matérialisme historique et se servent de celui-ci pour étudier et transformer le monde.

Tous les réactionnaires, qui sont sans exception des idéalistes historiques, violent la loi du développement historique dans le vain espoir de faire tourner la roue de l’histoire à rebours. La révolution socialiste gagnant en profondeur, ceux qui s’accrochent obstinément à l’idéalisme historique dégénéreront inévitablement, les uns après les autres, en éléments antiparti et antisocialistes.

C’est une loi objective, indépendante de la volonté de l’homme.

C’est pour cela que les « savants » bourgeois, qui se sont implantés dans certaines positions de la recherche historique, et les représentants de la bourgeoisie, qui les soutiennent, se sont placés sur des positions hostiles au peuple.

Parmi ces « savants », les uns sont déjà des éléments antiparti et antisocialistes, tandis que d’autres ont dégénéré et sont sur le point de le devenir.

Le camarade Mao Tsé-toung a dit :

« Le peuple, le peuple seul est la force motrice qui crée l’histoire universelle. »

Il ajoutait :

« Dans la société féodale chinoise, cette lutte de classe de la paysannerie, ces guerres et soulèvements paysans ont été les seules forces motrices authentiques du développement historique. »

En outre, il a généralisé en ces termes :

« Dans la lutte de classes, certaines classes sont victorieuses, d’autres sont éliminées.

Cela, c’est l’histoire ; c’est l’histoire des civilisations depuis des millénaires. Interpréter l’histoire d’après ce point de vue, cela s’appelle le matérialisme historique ; se placer à l’opposé de ce point de vue, c’est de l’idéalisme historique. »

Les « savants » bourgeois de la recherche historique s’opposent précisément à ces thèses scientifiques du camarade Mao Tsé-toung. Ils nient obstinément que l’histoire d’une civilisation plusieurs fois millénaires soit une histoire de lutte des classes. Ils utilisent leur « historisme », c’est-à-dire leur conception idéaliste de l’histoire, pour combattre et altérer la théorie marxiste-léniniste sur la lutte de classe.

Ils nient obstinément que les masses populaires soient la force motrice de l’histoire universelle.

Ils calomnient sans retenue le peuple travailleur et les guerres paysannes.

Ils proclament que la « politique de concessions » des classes dominantes réactionnaires est la force motrice du développement historique.

Ils biffent d’un seul trait de plume le grand rôle joué par le peuple travailleur et les guerres paysannes.

Ceux qu’ils glorifient, ce sont les empereurs et les princes, les généraux et les ministres, qui ont foulé aux pieds le peuple. Ils sont les « monarchistes » des milieux de la recherche historique.

Ces « monarchistes » ne veulent pas de la révolution et ils interdisent qu’on la fasse.

Guidés par le marxisme-léninisme, par la pensée de Mao Tsé-toung, les historiens révolutionnaires veulent réexaminer toute l’histoire.

Cette grande révolution dans la science historique a suscité la haine fielleuse des « monarchistes » et leur a fait ressentir que leurs jours sont comptés.

Partant, ils font l’impossible pour contrecarrer et saper cette révolution.

En menant toute sorte d’activités contre le marxisme-léninisme, contre la pensée de Mao Tsé-toung, les « savants » bourgeois de la recherche historique répondent aux besoins de la bourgeoisie et de la classe des propriétaires fonciers qui résistent au socialisme.

Ce que font ces « monarchistes » n’est rien d’autre que protéger l’ancien régime, les conservateurs et la vieille idéologie, c’est-à-dire sauvegarder les positions idéologiques qui préparent la restauration du capitalisme.

Certains d’entre eux se sont servis de cadavres de l’histoire pour attaquer directement et perfidement notre grand parti prolétarien et le régime socialiste.

La bataille qui oppose les deux forces aux prises clans la recherche historique est régie par la loi qui préside à la lutte des classes dans la société socialiste.

En cette époque nouvelle de grands changements, le camarade Mao Tsé-toung a développé la conception matérialiste marxiste de l’histoire, il lui a donné son expression la plus neuve et la plus élevée.

Il a avancé d’une façon systématique les thèses sur les contradictions, les classes et la lutte des classes sous tous leurs aspects en société socialiste et a mis pleinement en lumière la force motrice du développement de la société socialiste. Il a indiqué que faire progresser la société socialiste exige que soient adoptées comme élément moteur la lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie, la lutte entre la voie socialiste et la voie capitaliste.

Cela vaut pour toutes les sphères d’activité de notre Parti et de l’Etat, et cela vaut évidemment aussi pour le domaine de la recherche historique.

D’innombrables faits ont prouvé que ce dernier domaine bouillonne sous une lutte des classes acharnée.

Que le prolétariat relâche ses efforts et ce domaine passera aux mains de la bourgeoisie.

Ou le matérialisme historique est utilisé pour interpréter l’histoire afin qu’elle soit au service de la politique du prolétariat et de la révolution socialiste, ou l’idéalisme historique est utilisé pour servir la politique de la bourgeoisie et à la restauration du capitalisme.

Dans la recherche historique, comme dans les autres sciences, le matérialisme historique et l’idéalisme historique ne peuvent coexister en paix, pas plus que ne le peuvent l’idéologie prolétarienne et l’idéologie bourgeoise.

Il ne peut s’agir entre eux que d’une lutte pour savoir qui l’emportera, d’une lutte à mort.

Les « savants » bourgeois de la recherche historique nient à tout bout de champ l’existence de la lutte clés classes ; mais, en fait, l’ensemble de leurs propos et agissements réactionnaires est une lutte de classe ouvertement dirigée contre le prolétariat.

Le camarade Mao Tsé-toung a dit :

« Provocation de troubles, échec, nouvelle provocation, nouvel échec, et cela jusqu’à leur ruine — telle est la logique des impérialistes et de tous les réactionnaires du monde à l’égard de la cause du peuple ; et jamais ils n’iront contre cette logique. C’est là une loi marxiste. »

Cette loi s’applique parfaitement à nos ennemis de classe de l’intérieur. Les propriétaires fonciers, les paysans riches, les contre-révolutionnaires, les mauvais éléments et les éléments de droite n’iront jamais à rencontre de cette logique. Et cela vaut tout autant pour tous ceux du genre de la bande noire du « Village des Trois » que pour les intellectuels anticommunistes du domaine de la recherche historique.

La science historique est une importante position idéologique. Une lutte de classe acharnée s’y déroule actuellement, pour faire s’épanouir l’idéologie prolétarienne et éliminer l’idéologie bourgeoise.

Nous devons, dans cette grande révolution culturelle du prolétariat, arracher, l’une après l’autre les positions dont se sont emparés les « savants » bourgeois.

Ceux-ci y ont exercé une dictature sur le prolétariat dans certains organismes.

Ils ont utilisé leurs pouvoirs pour distiller une grande quantité de venin et étouffer les ripostes de la Gauche prolétarienne. Il n’est pas un moyen perfide qu’ils n’aient utilisé pour frapper les historiens révolutionnaires.

Ils ont agi comme des accapareurs, monopolisant la documentation historique.

Et même après la dénonciation de Wou Han, avant-garde de la clique antiparti du « Village des Trois », ils ont continué à cacher ses antécédents pour protéger ce vieux routier de l’anticommunisme.

Ils ont littéralement agi, dans la recherche historique, comme des despotes.

Ces « savants » considèrent la science historique comme leur fief à eux.

Lorsque parurent des articles les critiquant, ils allèrent jusqu’à crier bien haut qu’il s’agissait d’une « agression contre l’histoire ».

Nous voulons dire à ces seigneurs : Nous allons bel et bien enlever les positions antipartis et antisocialistes que vous occupez dans la recherche historique. A vos yeux, c’est de l’« agression ».

A nos yeux, c’est « reprendre le pouvoir ».

Ce que nous faisons, c’est reprendre la direction prolétarienne que vous avez usurpée et réinstaller la dictature du prolétariat dans le domaine où vous exercez la dictature de la bourgeoisie.

Au cours de cette grande révolution culturelle prolétarienne, nous détruirons complètement les positions bourgeoises réactionnaires installées dans la recherche historique et l’idéalisme contre-révolutionnaire en recherche historique, qui sert à la restauration du capitalisme.

Armés du matérialisme historique militant, le plus neuf, le plus élevé de notre temps, développé par le camarade Mao Tsé-toung, la grande masse des ouvriers, des paysans et des soldats, et les combattants révolutionnaires prolétariens du front culturel remporteront de nouvelles et grandes victoires et planteront solidement le grand drapeau rouge de la pensée de Mao Tsé-toung sur le bastion de la recherche historique.

vendredi 3 juin 1966


Les documents de 1966