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Arrachons le voile pudique de la bourgeoisie « Liberté - Egalité - Fraternité » − 1966

Editorial du Renmin Ribao du 4 juin 1966

Comme une lame de fond, la grande révolution culturelle prolétarienne monte aujourd’hui dans notre pays.

Elle bat en tempête toutes les positions idéologiques et culturelles décadentes que les débris de la bourgeoisie et de la féodalité détenaient jusqu’ici.

Portant haut le grand drapeau rouge de la pensée de Mao Tsé-toung, la grande masse des ouvriers, paysans et soldats, les cadres et les intellectuels révolutionnaires ont contre-attaqué de façon foudroyante la ligne noire antiparti et antisocialiste de la bourgeoisie.

La lutte qui se livre est une lutte politique, grave, âpre, complexe, une lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie, entre le socialisme et le capitalisme, entre la révolution et la contre-révolution, entre le marxisme-léninisme et le révisionnisme. C’est une lutte à mort, entre classes.

Elle n’est absolument pas négligeable, elle est une question d’une importance capitale : Ce qui se joue, c’est le sort de notre Parti et de notre pays, c’est leur avenir et leur caractère de demain, et c’est aussi la révolution mondiale qui est en jeu.

Partant des principes fondamentaux du marxisme-léninisme et de l’expérience historique de la dictature du prolétariat, le président Mao Tsé-­toung a analysé systématiquement, et sous tous leurs aspects, les classes et la lutte des classes en société socialiste, et il a développé de façon créatrice la théorie marxiste-léniniste sur la dictature du prolétariat.

Il nous enseigne que, dans la société socialiste, les contradictions de classes continuent d’exister après la transformation socialiste de la propriété des moyens de production, que la lutte des classes ne s’y est pas éteinte. La lutte entre les deux classes, le prolétariat et la bourgeoisie, et la lutte entre les deux voies, le socialisme et le capitalisme, se poursuivent tout au long de la période socialiste. Pour assurer l’édification socialiste et empêcher la restauration du capitalisme, il faut que la révolution socialiste soit menée jusqu’au bout tant sur le front politique et le front économique que sur le front idéologique et culturel.

La théorie concernant les classes et la lutte des classes en société socialiste, la théorie de la révolution prolétarienne et de la dictature du prolétariat, la théorie selon laquelle la révolution socialiste est indispensable non seulement dans le domaine de la propriété, mais aussi dans celui de l’idéologie, théories qui ont toutes été formulées par le président Mao Tsé-­toung, constituent précisément la juste ligne et le juste principe directeur que nous devons suivre dans la grande révolution culturelle socialiste qui est en cours.

Une petite poignée de représentants de la bourgeoisie, qui s’étaient faufilés dans notre Parti, ont à dessein dissimulé l’essence de classe de cette lutte politique sévère, qu’ils s’obstinaient à traiter comme des « problèmes purement académiques », un « débat sur des vues divergentes ». Pour s’opposer à la ligne de la révolution culturelle du prolétariat qui a été tracée par le Comité central du Parti ayant à sa tête le président Mao Tsé-toung, ils ont brandi un noir étendard portant le mot d’ordre de la bourgeoisie « Liberté-égalité-fraternité ».

Ils ont proclamé à cor et à cri qu’« on doit permettre à toutes les opinions différentes (y compris les propos anti-marxistes-léninistes) de s’exprimer pleinement », que « tous sont égaux face à la vérité », qu’« on ne doit en aucun cas se montrer arbitraire et autoritaire comme des savants despotes », et que l’on doit combattre avec « scrupule » et « prudence » tous les génies malfaisants antiparti et antisocialistes, et se garder de « s’en prendre à eux sans relâche »...

Leur dessein sournois était de donner le change aux masses, de jeter le trouble partout, de rendre floue la ligne de démarcation entre les classes et de détourner le fer de lance de la lutte. Tous ces agissements tendaient à raffermir le moral de la droite bourgeoise, à émousser la combativité de la Gauche prolétarienne, à mettre celle-là à l’abri et à attaquer celle-­ci. Cette poignée d’individus visaient en fait à libéraliser à la façon bourgeoise, à emboîter le pas aux révisionnistes, à semer le trouble dans ce pays prolétarien.

Ils attendaient ainsi le moment propice pour s’emparer du pouvoir prolétarien et restaurer le capitalisme.

Gros bonnets de la bourgeoisie, « savants » que vous êtes, vous êtes les spécialistes de l’erreur.

Vous vous trompez du tout au tout sur la situation du pays, le degré de conscience des ouvriers, paysans et soldats, leur force, la puissance de la direction du Parti et de la dictature du prolétariat.

Vous aurez beau chercher à vous servir du drapeau en lambeaux « Liberté-égalité-fraternité » pour couvrir les attaques que vous lancez contre le Parti et le socialisme, vous n’y parviendrez pas.

Vous aurez beau chercher à faire de ce même drapeau un paravent pour couvrir votre retraite, vous n’y parviendrez pas. Vous aurez beau chercher à nous faire renoncer à la dictature du prolétariat et à nous faire user de liberté, d’égalité et de fraternité avec votre clique de génies malfaisants, afin que vous puissiez exercer la dictature sur nous, vous n’y parviendrez en aucun cas. Vous êtes des démons à face humaine.

Ne vous imaginez pas que les loups de votre espèce puissent séduire les gens en s’affublant d’une peau de brebis. La grande masse des ouvriers, paysans et soldats, les cadres et intellectuels révolutionnaires sont armés de la pensée de Mao Tsé-toung, leurs positions sont fermes et nettes, et ils ont le regard perçant.

Nous avons soulevé votre noir rideau contre-révolutionnaire et pris vos sales griffes sur le fait.

Nous vous dépouillerons de tous vos masques, l’un après l’autre, et montrerons au grand jour votre sinistre visage.

Messieurs les « savants » bourgeois, vous réclamez à tout bout de champ la « liberté » et insistez sur l’« encouragement » à l’expression des opinions.

En fait, vous dénaturez, par des moyens obliques, l’essence même de la politique d’encouragement à l’expression des opinions qui est celle du Parti et vous escamotez son caractère de classe.

Votre « encouragement » à l’expression des opinions répond aux besoins de votre classe, c’est la libéralisation à la bourgeoise, c’est l’opposition à la direction du Parti, à la dictature du prolétariat et à la pensée de Mao Tsé-­toung.

« La politique du Parti n’est-elle pas d’’encourager’ la liberté de l’expression des opinions ? » prétextent ces messieurs les « savants » bourgeois.

Oui, nous appliquons résolument cette politique.

Le président Mao Tsé-toung a dit :

« Nous adoptons [cette politique] parce qu’elle contribue à consolider notre pays et à développer notre culture. »

« Encourager l’expression, a-­t-­il ajouté, c’est donner libre cours à la voix publique, de façon que tout le monde ose parler, critiquer, discuter ».

A ce sujet, le président Mao Tsé-toung soulignait notamment :

« Nous avons à soutenir un long combat contre l’idéologie bourgeoise et petite-bourgeoise.

Ce serait une erreur de ne pas comprendre cela, de renoncer à la lutte idéologique.

Toute idée erronée, toute herbe vénéneuse, toute chose pernicieuse doivent être critiquées, et il ne faut jamais leur laisser le champ libre. »

Notre encouragement à l’expression des opinions est une ferme politique de classe du prolétariat et repose sur des critères politiques prolétariens, tandis que le vôtre ne permet qu’à la bourgeoisie de s’exprimer et interdit au prolétariat de le faire, il permet aux « autorités », « spécialistes » et « savants » bourgeois de distiller leur venin et il interdit à la grande masse des ouvriers, paysans et soldats, ainsi qu’aux cadres et aux intellectuels révolutionnaires, de leur riposter.

En un mot. Vous combattez le Parti et le socialisme au nom de l’« encouragement » à l’expression des opinions.

N’en va-­t­-il pas ainsi ?

Depuis de nombreuses années, messieurs les « savants » bourgeois, vous avez déchaîné tous les génies malfaisants pour qu’ils se mettent au diapason du chœur antichinois de l’impérialisme, du révisionnisme moderne et de la réaction de partout, et il ne s’est pas passé un seul jour sans que vous ne distilliez une grande quantité de venin.

Vous en avez introduit partout journaux, radios, publications, livres, manuels, conférences, œuvres littéraires, cinéma, théâtre, beaux-arts, musique, danse, etc.

Jamais, vous n’avez cru bon de vous plier à la­ direction du prolétariat, d’obtenir l’approbation de qui que ce soit. Et quelle attitude avez-­vous adoptée envers la masse des ouvriers, paysans et soldats, la Gauche prolétarienne, dès qu’elles contre-attaquèrent sur le front idéologique et culturel ? Vous avez soigneusement enterré tout ce qui venait réfuter votre bave, et cela parfois pendant des années.

Vous avez édicté nombre de règles draconiennes, pris de grands airs et rendu délibérément mystérieuses les choses les plus simples afin de décontenancer les ouvriers, paysans et soldats.

Vous encensez les « autorités » académiques bourgeoises, vous voyez d’un œil hostile les forces nouvelles et militantes, celles du prolétariat, et vous cherchez à les étouffer.

Vous ne voulez pas que les ouvriers, paysans et soldats se dressent contre les « savants » bourgeois ni qu’ils introduisent la révolution.

Il est clair que la liberté que vous réclamez n’est autre que celle d’ouvrir de sinistres auberges du genre « Village des Trois », celle de répandre des « Propos obscurs à Yenchan », celle de mettre en scène ou de porter à l’écran un grand nombre de pièces et films pernicieux du genre de Sié Yao­houan, Li Houei­niang, La Destitution de Hat Jouei, La Ville assiégée, etc., celle de crier à l’injustice au nom des opportunistes de droite et de les encourager à revenir à la charge, celle de décourager, à l’aide de douches froides et de coups de bâton, la grande masse des ouvriers, paysans et soldats qui étudient et appliquent de façon vivante les œuvres du président Mao Tsé-toung, celle de propager fiévreusement les idées décadentes et démoralisantes des propriétaires fonciers et de la bourgeoisie, ainsi que l’idéologie révisionniste, et la liberté de frayer la voie à la restauration du capitalisme.

La liberté que vous réclamez, c’est celle de combattre le Parti, le socialisme, la dictature du prolétariat et la pensée de Mao Tsé-­toung, en un mot la liberté de faire la contre-révolution.

Le président Mao Tsé-­toung a dit :

« II n’y a dans le monde qu’une liberté concrète et une démocratie concrète, et il n’existe pas de liberté abstraite et de démocratie abstraite.

Dans une société où se déroule la lutte de classes, quand les classes exploiteuses disposent de la liberté d’exploiter les travailleurs, les travailleurs n’ont pas la liberté de ne pas être soumis à l’exploitation ; quand la bourgeoisie jouit de la démocratie, il ne peut, y avoir de démocratie pour le prolétariat et les autres travailleurs. »

Notre régime socialiste ne peut pas permettre aux contre-révolutionnaires de jouir de la liberté de parole, celle-ci n’appartient qu’au peuple.

Vous agissez contre la direction du Parti et le socialisme : jamais nous ne tolérerons cette liberté-­là ! Car la révolution irait à la défaite, le peuple connaîtrait le désastre et ce serait la fin de l’Etat prolétarien.

Messieurs les « savants » bourgeois,­ vous réclamez à tout bout de champ l’« égalité » en affirmant que « tous les hommes sont égaux devant la vérité ».

C’est un mot d’ordre bourgeois par essence, un mot d’ordre réactionnaire au plus haut point, destiné à protéger la bourgeoisie et dirigé contre le prolétariat, contre le marxisme-léninisme, contre la pensée de Mao Tsé-­toung.

Préconisez-vous vraiment l’égalité ?

Pas du tout.

Comme vous êtes furieux, comme vous êtes despotiques quand vous vous en prenez au prolétariat !

Pour vous, la production de ces « experts » et « érudits » bourgeois est chose sacro-sainte, un trésor inestimable, et c’est à profusion que vous la publiez, commentez, jouez et vantez. Pour vous, les œuvres des ouvriers, paysans et soldats ne valent rien, même les articles remarquables, comme ceux qui traitent de l’étude et de l’application vivantes des écrits de Mao Tsé-toung, et vous les qualifiez de typiquement « vulgaires », « simplistes » et « pragmatiques ».

Un coup de matraque, et les voilà condamnés à l’oubli. Est-ce de l’égalité ?

A peine avons-nous riposté à tout le venin que vous avez répandu, vous vous remettez à crier que « tous sont égaux devant la vérité ».

Vous êtes allés jusqu’à appliquer à la Gauche prolétarienne l’étiquette de « savants despotes ». Vous nous calomniez, en affirmant que, par notre riposte, nous nous sommes montrés « arbitraires » et « autoritaires envers les autres ».

Nous vous demandons : Qu’entendez-vous, après tout, par « savants despotes » ?

Qui sont-­ils, ces « savants despotes » ?

Voulez-­vous dire que le prolétariat ne doit pas exercer sa dictature sur la bourgeoisie et l’écraser ?

Voulez-vous dire que les connaissances académiques du prolétariat ne doivent pas écraser et éliminer celles de la bourgeoisie ?

Si vous agissez de la sorte, c’est pour résister opiniâtrement, rejeter toute critique, frapper la Gauche prolétarienne et soutenir les vrais savants despotes de la bourgeoisie. Peut-­on appeler cela de l’égalité ?

Est-­ce que vous respectez vraiment la vérité ? Mais non, vous complotez sous le couvert de la « vérité ».

Vous avez adopté une tactique consistant à vider les choses de leur substance, vous avez totalement dépouillé la vérité de son caractère de classe.

Ignorez-­vous que dans une société de classes, il n’existe que la vérité de classe, et qu’il n’y a pas clé vérité abstraite, au-dessus des classes.

A tel arbuste, tel fruit, à telle classe, tel langage. Les classes différentes ont toujours, dans le passé comme à présent, envisagé d’un œil différent le vrai et l’absurde, les fleurs odorantes et les plantes vénéneuses.

Les « fleurs odorantes » que vous vantez sont précisément les plantes vénéneuses que nous avoir à arracher.

La « vérité » que vous défendez est justement une absurdité bourgeoise à laquelle nous nous opposons.

La vérité est objective.

La découverte de la vérité unique dépend uniquement de la pratique objective, et non de l’exagération subjective. Seule la pratique révolutionnaire des millions et des millions de travailleurs peut constituer le critère qui confirmera la vérité. Seul le prolétariat, le plus avancé et le plus révolutionnaire, est à même de connaître les lois objectives qui régissent le développement de la société et de saisir la vérité.

La pensée de Mao Tsé-toung est le sommet du marxisme-léninisme de notre époque, elle est la plus haute et la plus vivante expression du marxisme-léninisme, elle est une puissante arme idéologique pour le prolétariat et le peuple révolutionnaire de partout, elle est la grande vérité de notre grande époque.

La pensée de Mao Tsé-­toung est une vérité qui correspond aux lois du développement de la société socialiste, une vérité qui correspond aux lois du développement de la nature, une vérité qui répond aux besoins de la révolution prolétarienne.

En considérant la pensée de Mao Tsé-­toung comme l’enseignement le plus élevé, le guide suprême, nous chérissons la vérité, nous la soutenons et nous nous en tenons à elle. Mais vous clamez à cor et à cri que « tous les hommes sont égaux devant la vérité ».

Les choses sont ainsi mises au point : vous vous opposez à la pensée de Mao Tsé-toung, vous substituez les idées bourgeoises réactionnaires et révisionnistes à la pensée de Mao Tsé-­toung. Voilà un de vos grands complots.

Le président Mao Tsé-­toung nous enseigne que dans la lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie, dans la lutte entre la vérité marxiste et l’absurdité de la classe bourgeoise et de toutes les classes exploiteuses, ou le vent d’Est l’emporte sur le vent d’Ouest, ou l’inverse, il n’est donc pas question d’égalité.

Peut-­on admettre qu’il en soit question dans la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, dans la dictature du prolétariat sur la bourgeoisie, dans la dictature exercée par le prolétariat dans le domaine de la superstructure, y compris tous les secteurs de la culture, dans la lutte du prolétariat pour poursuivre l’épuration des représentants bourgeois qui sont parvenus à s’infiltrer dans le Parti communiste et brandissent le drapeau rouge pour s’opposer au drapeau rouge, dans tous ces problèmes fondamentaux ?

Les vieux sociaux-démocrates, qui ont quelques dizaines d’années d’existence, et les révisionnistes modernes, apparus il y a une bonne dizaine d’années, n’ont jamais admis d’égalité entre le prolétariat et la bourgeoisie.

Ils nient catégoriquement que l’histoire millénaire de l’humanité soit l’histoire des luttes de classes, ils nient catégoriquement la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, la révolution du prolétariat contre la bourgeoisie et la dictature du prolétariat sur la bourgeoisie.

Ils sont donc de fidèles laquais de la bourgeoisie et de l’impérialisme, et de concert avec eux, ils s’en tiennent obstinément au système idéologique où la bourgeoisie opprime et exploite le prolétariat, ils s’en tiennent obstinément au régime capitaliste, ils s’opposent à l’idéologie marxiste-léniniste et au régime socialiste.

Ils sont une bande de contre-­révolutionnaires anticommunistes et anti-peuple ; la lutte qu’ils mènent contre nous est une lutte à mort dans laquelle il n’y a pas la moindre ombre d’égalité. La lutte que nous menons contre eux ne peut donc être qu’une lutte à mort, nos rapports avec eux ne sont nullement des rapports d’égalité, mais des rapports d’oppression d’une classe par une autre, c’est-à-­dire des rapports de dictature du prolétariat sur la bourgeoisie, et où il n’y a rien d’autre, ni égalité, ni coexistence pacifique entre classes exploiteuses et classes exploitées, ni rien de tout ce qui se nomme humanité, justice, vertu, etc.

Messieurs les « savants » bourgeois, ce drapeau noir, trompeur, des génies malfaisants que vous êtes, porte encore le mot « fraternité ».

« Fraternité » avec qui ?

Vous n’avez qu’amour pour la bourgeoisie et que haine pour le prolétariat.

Voilà la conception que vous, la bourgeoisie, avez de la fraternité.

Voyons avec qui fraternisent ces philanthropes à la « fraternité » débordante !

Lorsque la bande noire, antiparti et antisocialiste attaquait furieusement le Parti, prétendait renverser sa direction, donner brutalement « un coup de matraque » à notre Parti et l’exorciser en lui « versant du sang de chien sur la tête », vous, les patrons dans la coulisse, n’avez pu contenir votre joie, vous avez applaudi vivement, vous avez donné le feu vert, vous avez battu les tambours de combat et vous avez tout fait pour encourager et aider cette bande.

Vous avez pensé que le bon moment serait bientôt là. Mais vos beaux jours n’ont pas duré.

Votre secret antiparti et antisocialiste a été rapidement dévoilé. Au moment où vous étiez battu à date couture et fuyiez à la débandade, vous avez arboré à la hâte le drapeau en lambeaux de la « fraternité » en prenant une attitude hypocritement impartiale, et crié qu’il fallait autoriser « ceux qui ont des points de vues académiques réactionnaires » à « faire des réserves », qu’il ne fallait pas « les exclure de la révolution » et « s’en prendre à eux sans relâche », etc.

Vraiment, qui se ressemble s’assemble.

Vous avez entouré cette confrérie secrète, antiparti et antisocialiste, de soins minutieux et d’une vive affection. Toutefois, la fermeté des forces de gauche prolétariennes a été une épine dans votre pied, vous avez voulu les « rectifier », les « passer au crible » et même les engloutir.

Que de fermeté dans votre position bourgeoise, comme il est clair qui vous aimez et qui vous haïssez !

Le président Mao Tsé-toung nous enseigne :

« II n’y a au monde ni amour sans cause, ni haine sans cause. »

« Jamais nous n’userons d’une politique de bienveillance envers les activités réactionnaires des éléments et des classes réactionnaires.

Nous appliquons la politique de bienveillance uniquement au sein du peuple, et non aux activités réactionnaires des éléments et des classes réactionnaires, qui sont en dehors du peuple ».

Messieurs les « savants » bourgeois, vous êtes tous de la même espèce, du même genre que les impérialistes, les révisionnistes modernes, les réactionnaires des différents pays et que les propriétaires fonciers, les paysans riches, les contre-révolutionnaires, les mauvais éléments et les éléments de droite du pays.

Entre vous et nous, c’est l’antagonisme, une lutte sans conciliation possible. Vous ne nous avez jamais « aimés » et jamais nous ne vous aimerons.

Vous vouez une haine profonde et implacable à notre grand parti prolétarien et aux masses populaires, vous ne reculez devant rien pour nous détruire et vous en réjouir ensuite. Peut-il être question de vous « aimer » ?

Face aux ennemis de la révolution, la modération n’est pas de mise. Faire preuve de modération envers vous signifierait être féroce envers le prolétariat, envers les millions et les millions de travailleurs.

Nous ne prendrons pas le loup pour une brebis, ni l’arsenic pour une friandise. Nous ne nous laisserons jamais duper par vous, les « tigres souriants ».

Nous vous traiterons comme vous nous traitez, nous vous porterons des coups destructeurs, nous vous discréditerons, complètement, nous vous mettrons en déroute, nous vous battrons à plate couture.

Nous balayerons toute « la vermine ».

« Liberté-­égalité-­fraternité », cela exprime la conception bourgeoise du monde, réactionnaire et pourrie.

Deux siècles se sont écoulés depuis que la bourgeoisie française a lancé ce mot d’ordre au XVIIIe siècle.

Bien qu’il ait eu une certaine signification progressiste antiféodale à l’époque où celle-ci dirigeait la révolution, il n’en demeurait pas moins un mot d’ordre hypocrite utilisé par la bourgeoisie pour préserver ses intérêts de classe.

A l’époque où la bourgeoisie menait la révolution démocratique, il lui a servi à abuser le peuple travailleur, à arracher le pouvoir à la classe des propriétaires fonciers féodaux et à établir la dictature bourgeoise.

Après avoir pris le pouvoir, la bourgeoisie a continué à en faire usage pour endormir le peuple travailleur, dissimuler sa domination sanglante et consolider sa dictature. Cette « liberté » qu’exige la bourgeoisie, ce n’est rien d’autre que la liberté d’exploiter le travail salarié et de piller les colonies ; et inversement, ce n’est, pour les travailleurs, que la liberté d’être exploités, et pour les peuples coloniaux d’être spoliés. Cette « égalité » qu’exigé la bourgeoisie, ce n’est rien d’autre que l’égalité dans l’exploitation du travail salarié ; et pour les travailleurs, ce n’est que l’égalité sur un seul point, celui d’être exploités.

La « fraternité » de la bourgeoisie, ce n’est rien d’autre qu’une manière de soumettre toujours plus de gens à son exploitation et à son asservissement, et de demander aux peuples exploités et opprimés de rendre grâce à la bourgeoisie de son exploitation.

Marx et Engels ont dit : Pour celui qui exploite la main-d’œuvre, il ne saurait être question de s’arrêter, tant qu’il lui reste un muscle, un nerf, une goutte de sang à exploiter.

Tel est le caractère réactionnaire du mot d’ordre bourgeois « Liberté-­égalité-fraternité ».

Après le renversement du régime bourgeois par la révolution prolétarienne, la bourgeoisie ne se résigne jamais à sa défaite. Elle se livre invariablement à mille sortes de complots et de sabotages et, par le truchement des agents qu’elle possède dans les rangs révolutionnaires, en faisant appel au mot d’ordre réactionnaire « Liberté-­égalité-­fraternité », elle trompe le peuple travailleur, émousse sa vigilance et s’oppose à la dictature du prolétariat, rêvant de recouvrer son « paradis » perdu.

Pour combattre la révolution prolétarienne et la dictature du prolétariat, les vieux sociaux-démocrates ont levé le drapeau noir de « Liberté-­égalité-­fraternité ».

Les révisionnistes modernes khrouchtchéviens eux aussi ont levé ce noir drapeau réactionnaire et lui ont fait place dans le programme du P.C.U.S. de triste notoriété, afin de faire marche arrière du socialisme au capitalisme et de combattre et saboter la révolution des peuples du monde.

En Hongrie, le club Petofi a aussi utilisé en 1956 ce drapeau noir pour pousser les masses à la rébellion contre-révolutionnaire.

Dans notre pays, en 1957, les droitiers bourgeois ont levé ce drapeau noir et lancé une furieuse attaque contre le Parti et le socialisme.

Les opportunistes de droite destitués à la réunion de Louchan ont aussi prôné à grands cris ce mot d’ordre réactionnaire pour tenir tête au Comité central du Parti et combattre sa juste ligne et la pensée de Mao Tsé-toung.

Maintenant, c’est vous, messieurs les « savants » bourgeois, qui avez ressorti ce torchon du dépotoir de l’histoire, lui avez donné une nouvelle apparence et en avez fait votre bannière anti­parti et antisocialiste, votre programme d’action contre la pensée de Mao Tsé-toung et votre talisman pour contrecarrer et saboter la grande révolution culturelle socialiste.

Vous avez hérité des défroques de la bourgeoisie et du révisionnisme d’hier et d’aujourd’hui, de la Chine et de l’étranger ; vous vous liguez en vue de comploter, vous faites les fanfarons et abusez les gens ; vous engagez par là une épreuve de force avec le prolétariat clans le vain espoir de renverser la dictature prolétarienne et de restaurer le capitalisme.

Peine perdue, vous rêvez tout éveillés ! Vous ne finirez pas mieux que vos prédécesseurs et vos pairs !

Notre société socialiste repose toujours sur l’antagonisme des classes.

La classe des propriétaires fonciers et la bourgeoisie ont été renversées, mais elles n’ont pas été complètement éliminées. Nous avons confisqué les biens des classes exploiteuses, mais il nous est impossible de confisquer leur idéologie réactionnaire.

Les éléments de ces classes sont toujours là, ils n’ont pas renoncé.

Et ils ne cessent de songer à la restauration. Ils représentent un très faible pourcentage de la population totale, mais leur capacité de résistance est autrement plus grande que leur importance numérique.

La petite bourgeoisie urbaine et rurale a une tendance spontanée à engendrer sans cesse de nouveaux éléments bourgeois.

Des éléments d’origines diverses se sont infiltrés dans les rangs ouvriers à mesure que ceux-ci croissaient et s’élargissaient. Et dans les organismes du Parti et de l’Etat, il y a aussi des gens qui dégénèrent.

En outre, l’impérialisme, le révisionnisme moderne et la réaction des différents pays s’ingénient toujours à nous faire un mauvais parti.

Tout cela fait planer sur notre pays un danger de restauration capitaliste. Nous ne devons en aucun cas sous­estimer ce danger.

Nous devons redoubler de vigilance face aux ennemis de l’extérieur et ne pas faire preuve de négligence à l’égard des ennemis de l’intérieur.

Nous devons sérieusement prendre en considération les ennemis armés et ne pas sous­estimer les ennemis non armés. Le loup déguisé en mouton est d’autant plus dangereux, il est plus dangereux que toute une bande de loups.

L’ennemi qui porte un drapeau rouge est plus dangereux que l’ennemi qui porte un drapeau blanc.

La balle enrobée de sucre tue aussi.

Certains sont tout miel et n’en sont pas moins tigres. Si nombreuses et urgentes que soient les tâches qui nous attendent, nous devons par-dessus tout nous garder de ne voir que le travail professionnel et de perdre de vue la politique. Perdre de vue la politique et la lutte des classes, c’est oublier l’essentiel du marxisme-léninisme, de la pensée de Mao Tsé-toung.

C’est être brouillon, stupide.

Nous devons observer les directives du Comité central du Parti, ne jamais perdre de vue la lutte des classes, ne jamais perdre de vue la dictature du prolétariat, ne jamais oublier de donner la primauté à la politique, et ne jamais oublier de porter haut levé le grand drapeau rouge de la pensée de Mao Tsé-toung.

L’essence même du marxisme est critique et révolutionnaire. Celui­ci a pour base la critique, la lutte et la révolution. A l’égard de ce qui est bourgeois et révisionniste, il ne saurait être question d’opter pour des méthodes réformistes, mais seulement pour des méthodes révolutionnaires radicales. Avec les ennemis de la révolution, on ne peut compter sur la persuasion, mais seulement sur la lutte.

Si vous ne combattez pas, vous serez assaillis, si vous ne frappez pas, vous serez frappés.

Pas de construction sans destruction. La destruction, c’est la critique, c’est la révolution.

La destruction vient en premier lieu, elle porte en elle la construction.

Messieurs les « savants » bourgeois, vous nous traitez de « dynamiteurs », et nous qualifiez de « bâton ».

Vous dites juste. C’est cela que nous voulons : être des « dynamiteurs » prolétariens et faire sauter vos villages et auberges sinistres, antiparti et antisocialistes.

C’est cela que nous voulons : être le « bâton d’or » du prolétariat et battre à plate couture tous les génies malfaisants. Nous abattrons tous ceux qui ont l’audace de s’opposer au Parti, au socialisme, à la dictature du prolétariat et à la pensée de Mao Tsé-toung.

Ils auront beau être des « savants » huppés, beau être haut placés, le pays unanime les condamnera, le Parti unanime les anéantira.

A l’heure actuelle, nous sommes en présence d’une situation excellente, dans le monde aussi bien qu’en Chine.

Notre Parti est un parti qui, sous la direction du président Mao, a mené la révolution pendant des dizaines d’années, un parti armé du marxisme-léninisme, de la pensée de Mao Tsé-­toung, un parti étroitement lié aux masses, un parti qui a une riche expérience révolutionnaire et de glorieuses traditions révolutionnaires, un parti qui, dans une longue lutte révolutionnaire, a su résister à toutes sortes d’épreuves, un glorieux et grand parti à politique juste.

Les génies malfaisants, conspirateurs et arrivistes, qui, de l’intérieur, tentent de s’emparer de notre citadelle, de réitérer en Chine la farce par laquelle Khrouchtchev usurpa la direction du Parti, de l’armée et du gouvernement, connaîtront un sort lamentable, un sort ignominieux et finiront par subir une défaite totale.

Nous devons faire en sorte que la grande pensée de Mao Tsé-toung et la grande et juste cause dû communisme soulèvent l’enthousiasme révolutionnaire du peuple travailleur de notre pays pour qu’il regarde vers l’avenir et aille fermement de l’avant.

La masse des ouvriers, paysans et soldats, les cadres et les intellectuels révolutionnaires de notre pays tout entier doivent s’unir étroitement autour du Comité central du Parti et du président Mao Tsé-toung, lever haut le grand drapeau rouge de la pensée de Mao Tsé-­toung, briser complètement les attaques débridées de la bande noire bourgeoise, arracher résolument le noir drapeau bourgeois de « Liberté-égalité-fraternité », balayer tous les génies malfaisants et mener jusqu’au bout la grande révolution culturelle socialiste.

samedi 4 juin 1966


Les documents de 1966