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Arrachons de nouvelles victoires ! – 1966

Editorial du Hongqi (Drapeau rouge) n° 15, 21 avril 1966

Guidé par la ligne révolutionnaire prolétarienne incarnée par le président Mao et brisant les obstacles dressés par la ligne réactionnaire bourgeoise, le gigantesque mouvement de la révolution culturelle prolétarienne poursuit son développement en profondeur et en ampleur.

Une importante caractéristique de la situation actuelle est que la large masse des ouvriers révolutionnaires s’est lancée dans ce mouvement et que les étudiants et élèves révolutionnaires se sont intégrés à elle, amenant ainsi le mouvement à prendre un nouveau départ.

La ligne réactionnaire bourgeoise, qui a pour cible la ligne révolutionnaire prolétarienne du Comité central du Parti ayant à sa tête le président Mao, a été percée à jour par les larges masses révolutionnaires.

Certains camarades qui avaient appliqué la ligne erronée sont en train de redresser leurs erreurs et de revenir à la juste ligne. L’infime minorité de ceux qui persistent dans la ligne réactionnaire bourgeoise se trouve de plus en plus isolée. Les rangs de la gauche révolutionnaire ont beaucoup grossi et vu leur niveau de compréhension s’élever considérablement.

Balayant tous les obstacles, les larges masses révolutionnaires progressent à pas de géant sur la voie de la grande révolution culturelle prolétarienne ouverte par le président Mao en personne.

Cependant, la poignée d’individus qui, au sein du Parti, détiennent des postes de direction mais s’engagent dans la voie du capitalisme et l’infime minorité qui persiste dans la ligne réactionnaire bourgeoise ne se résignent pas à leur défaite.

Envisageant la situation d’une façon erronée, ils jouent de nouveaux tours et ont recours à de nouveaux moyens pour duper les masses et continuer à faire front contre la ligne révolutionnaire prolétarienne incarnée par le président Mao.

Comme les larges masses révolutionnaires luttent résolument contre la ligne réactionnaire bourgeoise, certaines personnes malintentionnées utilisent ce slogan : « s’opposer à la ligne réactionnaire bourgeoise », pour abuser le peuple et semer partout la confusion ; ils attaquent en fait la gauche révolutionnaire et pointent leurs batteries sur les quartiers généraux du prolétariat.

Comme les larges masses révolutionnaires s’y opposent résolument, ils se servent encore de cet autre slogan : « s’opposer à pointer les batteries sur les quartiers généraux du prolétariat », pour combattre les masses révolutionnaires, les réprimer et les empêcher de critiquer et de répudier la ligne réactionnaire bourgeoise.

C’est aux actes qu’on jugera si on critique et si on répudie vraiment la ligne réactionnaire bourgeoise ou si on feint de le faire. Certains, qui ont commis une erreur de ligne, n’ont pas encore fait sérieusement et ouvertement leur autocritique et se refusent à rendre justice aux masses révolutionnaires qu’ils ont stigmatisées comme « contre-révolutionnaires » et « éléments antiparti » au cours de la révolution culturelle.

Recourant à des méthodes tantôt douces tantôt dures pour tenir tête aux masses, ils continuent à organiser la partie des masses qu’ils ont réussi à duper en vue d’attaquer la gauche révolutionnaire.

Ils intervertissent le vrai et le faux, et cherchent vainement à imputer à crime aux révolutionnaires prolétariens de suivre la ligne réactionnaire bourgeoise afin de se protéger et de protéger les responsables qui s’engagent dans la voie du capitalisme. Ce sont des gens qui, comme a dit Lou Sin, « emploient une grande bannière comme une peau du tigre pour se protéger et intimider les autres ».

Notre Parti ne permettra jamais à qui que ce soit de prétexter la « lutte contre la ligne réactionnaire bourgeoise » pour s’attaquer aux masses révolutionnaires et pointer les batteries sur les quartiers généraux du prolétariat.

Qu’entendons-nous par quartiers généraux du prolétariat ? Ce sont ceux qui soutiennent résolument le président Mao et sa pensée, appliquent fermement la juste ligne incarnée par le président Mao concernant la grande révolution culturelle prolétarienne, appuient inébranlablement la Décision en 16 points sur cette révolution et combattent sans défaillance le révisionnisme contre-révolutionnaire et la ligne réactionnaire bourgeoise.

Contre qui diriger la lutte ?

C’est là une question capitale concernant le vrai et le faux, une question de principe du marxisme-léninisme, de la pensée de Mao Tsé-toung.

Diriger la lutte contre la gauche révolutionnaire au lieu de le faire contre l’infime poignée d’individus au sein du Parti qui détiennent des postes de direction mais s’engagent dans la voie du capitalisme, duper et induire en erreur une partie des masses pour s’en faire un bouclier, et inciter une partie des masses à lutter contre une autre partie des masses, tout cela est la manifestation typique de la ligne réactionnaire bourgeoise.

Quelle qu’ait été la forme adoptée — qu’on ait envoyé un groupe de travail ou non, ou qu’on l’ait rappelé après — avoir opté pour cette ligne directrice et cette politique réactionnaires, c’est avoir commis des erreurs qui s’inscrivent dans le cadre de la ligne réactionnaire bourgeoise.

Il ne s’agit pas de cette forme que constitue le groupe de travail, mais de la ligne directrice et de la politique suivie. Dans certains organismes, où il n’a pas été envoyé de groupe de travail et où les responsables eux-mêmes ont assumé la direction du mouvement de la révolution culturelle, des erreurs n’en ont pas moins été commises.

Par contre, une partie des groupes de travail a appliqué la ligne directrice et la politique correctes du président Mao et n’a pas commis d’erreurs.

Comment peut-on considérer les quartiers généraux qui œuvrent à opprimer les masses comme ceux du prolétariat ? Pourquoi ne pourrions-nous pas pointer les batteries, sur de tels quartiers généraux ?

Notre Parti ne permettra jamais à personne de brimer les masses révolutionnaires ou de réprimer la révolution sous prétexte de « s’opposer à pointer les batteries sur les quartiers généraux du prolétariat ».

Actuellement, le trait caractéristique des activités d’une poignée d’individus au sein du Parti qui détiennent des postes de direction, mais s’engagent dans la voie du capitalisme, et de celles d’un nombre infime de gens qui se cramponnent opiniâtrement à la ligne réactionnaire bourgeoise, c’est qu’ils agissent dans la coulisse, manœuvrant les organisations d’étudiants ou d’ouvriers qui ont été trompés par eux, semant la discorde, créant des sectes, poussant à l’emploi de la coercition et de la violence et recourant même à différents moyens illégaux pour lutter contre les masses révolutionnaires.

Eux-mêmes, ils « se portent au sommet de la montagne pour regarder les tigres s’entre-dévorer ». Ils tentent en vain de saper ainsi la grande révolution culturelle prolétarienne.

En agissant de la sorte, ils se croient intelligents, mais en réalité, ils sont stupides. Il ne fait aucun doute qu’ils soulèvent une pierre pour se la laisser retomber sur les pieds. Au cours de la grande révolution culturelle prolétarienne, une partie des masses qui a été trompée pendant un certain temps par eux se réveillera ; elle les dénoncera et les combattra. La grande majorité des masses est toujours dans le bon chemin et elle soutient toujours le Parti et le président Mao.

Une fois que la partie des masses qui a été trompée temporairement aura vu le vrai visage des quelques individus qui intriguent et rusent pour s’opposer à la grande révolution culturelle prolétarienne, elle les abandonnera immédiatement et se mettra aux côtés de la juste ligne du Comité central du Parti dirigé par le président Mao.

Le président Mao nous enseigne qu’il faut lutter par le raisonnement et non par la coercition. Nous devons prêter l’oreille aux paroles du président Mao et agir en nous conformant résolument à ses instructions.

S’en tenir fermement à la lutte par le raisonnement et proscrire la lutte par la coercition, c’est, pour la grande révolution culturelle prolétarienne, une politique extrêmement importante.

Cette politique profite au prolétariat et aux masses révolutionnaires. C’est seulement en persistant dans la lutte par le raisonnement et en s’opposant résolument à ce que les mauvais éléments poussent les masses à la lutte par la coercition dans leur sein qu’il est possible d’assurer la réalisation de la large démocratie sous la dictature du prolétariat.

C’est seulement ainsi que sera assuré le cours normal d’une large et libre expression d’opinions, de l’emploi des journaux muraux en gros caractères et des grands débats, et que les droits démocratiques des masses populaires seront protégés. La poignée d’éléments qui détiennent des postes de direction mais, bien que du Parti, s’engagent dans la voie du capitalisme, et un nombre infime de gens qui se cramponnent opiniâtrement à la ligne réactionnaire bourgeoise, soulèvent à dessein des incidents et suscitent l’emploi de la coercition et de la violence.

En agissant ainsi, ils visent à miner les droits démocratiques des masses populaires et tentent de saboter la dictature du prolétariat et la grande révolution culturelle prolétarienne. Les masses et les organisations révolutionnaires doivent se garder de tomber dans leur piège.

S’il existe des opinions différentes, on doit recourir à des discussions par persuasion, faits à l’appui, et s’unir sous le grand drapeau de la pensée de Mao Tsé-toung et en se fondant sur la Décision en 16 points sur la grande révolution culturelle prolétarienne afin de conjuguer les efforts pour la mener jusqu’au bout.

Les camarades qui ont commis des erreurs de ligne dans l’étape précédente doivent les rectifier sérieusement, tracer une ligne de démarcation nette et radicale entre la ligne erronée et eux-mêmes, et revenir à la ligne révolutionnaire prolétarienne incarnée par le président Mao.

Pour rectifier sérieusement ces erreurs, il faut :

1. faire sincèrement et honnêtement son autocritique devant les masses ;

2. rendre effectivement justice aux masses révolutionnaires qui, pour avoir critiqué leurs dirigeants dans le mouvement, de la grande révolution culturelle, ont été affublées des étiquettes de « contre-révolutionnaires », d’« éléments antiparti », de « pseudo-gauche et de droite véritable », d’« arrivistes », etc., et les rétablir dans leur dignité ;

3. il faut effectuer un travail politique et idéologique parmi les masses et les cadres qui ont été induits en erreur par la ligne erronée, endosser soi-même la responsabilité des erreurs au lieu de les rejeter sur les masses ou sur les subordonnés, les aider à élever leur niveau de compréhension grâce aux leçons tirées de ses propres erreurs et à s’unir aux larges masses ;

4. aller parmi les masses et se mettre avec modestie à leur école, critiquer et répudier de concert avec elles la ligne réactionnaire bourgeoise et éliminer son influence néfaste ;

5. appliquer par des actes effectifs et non pas seulement du bout des lèvres la ligne révolutionnaire prolétarienne incarnée par le président Mao, soutenir résolument la gauche révolutionnaire, s’appuyer sur les larges masses et porter des coups résolus à la petite poignée d’individus au sein du Parti qui, détenant des postes de direction, empruntent la voie du capitalisme.

Nous sommes persuadés que les larges masses révolutionnaires sont raisonnables et objectives.

A condition de se conformer aux points susmentionnés, les camarades qui ont commis des erreurs de ligne dans la période précédente pourront bénéficier de la compréhension des larges masses révolutionnaires, regagner leur confiance, sortir de leur passivité et acquérir de l’initiative et mener à bien les tâches de la grande révolution culturelle prolétarienne et toutes les autres tâches.

S’ils refusent d’agir ainsi et s’obstinent dans la ligne erronée, leur ruine sera inévitable.

Plus de six mois se sont écoulés depuis que la révolution culturelle prolétarienne s’est développée à une grande échelle dans notre pays.

Pendant cette période, d’éclatants succès ont été remportés, de précieuses expériences acquises et chaque révolutionnaire a pu en tirer des enseignements extrêmement féconds.

Lénine a dit :

« Pendant la révolution, des millions et des dizaines de millions d’hommes apprennent chaque semaine plus qu’en une année de vie ordinaire, somnolente. Car, lors d’un brusque tournant dans la vie de tout un peuple, on aperçoit avec une netteté particulière les fins que poursuivent les différentes classes sociales, les forces dont elles disposent et leurs moyens d’action. »

Nous devons prendre comme boussole la juste ligne du président Mao, prendre comme axe la lutte des classes, utiliser la méthode de l’analyse de classe pour étudier les phénomènes de tous genres, analyser la tendance des actions de chaque classe dans la grande révolution culturelle en cours et étudier ses manières de procéder.

Les révolutionnaires prolétariens doivent approfondir leur étude et leur application vivantes des œuvres du président Mao, renforcer le noyau dirigeant et élever son niveau, et perfectionner encore l’art de la lutte.

Ils doivent intensifier enquêtes et recherches, assimiler la politique et prêter attention aux méthodes de travail ; ils doivent savoir raisonner, faits à l’appui, consulter les masses qui ne partagent pas leurs vues et discuter avec elles, s’unir aux larges masses et accueillir favorablement les camarades qui corrigent leurs erreurs de ligne.

De cette façon, la poignée de ceux qui, détenant des postes de direction, s’engagent dans la voie du capitalisme, pourra être dénoncée et isolée au maximum, une puissante armée de la révolution culturelle prolétarienne pourra être formée afin d’arracher de nouvelles victoires et d’accomplir la grande tâche historique que le président Mao nous a confiée.

jeudi 21 avril 1966


Les documents de 1966