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Après la « proposition » soviétique – 1973

Commentaire du correspondant de l’Agence Hsinhua, 27 novembre 1973

L'ardeur au combat fait partie de nos qualités politiques - 1973Depuis qu’elle a présenté sa proposition « sur la réduction des budgets militaires » à la 28e session de l’Assemblée générale de l’O.N.U., l’Union soviétique a mené un grand tapage, affirmant que cette « proposition marque « une étape pratique importante dans le ralentissement de la course aux armements » et qu’elle est « conforme au bien-être suprême et au bonheur des peuples de tous les pays ». Elle a juré d’« engager une lutte positive pour le renforcement de la paix internationale et le désarmement ».

Est-il vrai que cette « proposition » soviétique soit « une étape pratique » dans le ralentissement de la course aux armements ? Est-ce que les révisionnistes soviétiques sont réellement attachés à la paix et au désarmement ? La réponse est aisée pour peu que l’on examine ce que l’Union soviétique a dit et fait après avoir émis sa « proposition », Depuis que celle-ci a été avancée, les chefs militaires et du gouvernement de la clique des révisionnistes soviétiques ont continué à prôner l’expansion des armements et les préparatifs de guerre, de même qu’ils ont renforcé leurs forces militaires.

Le 6 novembre dernier, au cours d’un meeting tenu à l’occasion du 55e anniversaire de la Révolution socialiste d’Octobre, A. Kirilenko, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique, a affirmé que l’Union soviétique « œuvrerait inlassablement » pour « maintenir » ses forces militaires « au niveau nécessaire » et « renforcerait » ses « forces armées ».

Le 7 novembre, A. Grechko, ministre soviétique de la Défense, a dit, à la parade sur la place Rouge, que l’année soviétique devait « persévérer dans la maîtrise d’armes et de technologies nouvelles, perfectionner son entraînement militaire sur terre, dans les airs et sur mer » et en même temps « renforcer la capacité économique et défensive de l’Etat soviétique ».

Le 12 novembre, Grechko s’est rendu dans la région de garnison des troupes soviétiques en Allemagne et a ordonné aux troupes soviétiques de « garder sèche la poudre à tout moment » et de « renforcer fermement la préparation au combat ».

Le 19 novembre, journée des unités de fusées militaires soviétiques, la clique révisionniste soviétique a saisi l’occasion pour faire étalage de sa force nucléaire et agiter le chantage nucléaire. La presse et les revues soviétiques ont publié en grand nombre des photos de fusées et d’armes nucléaires soviétiques ainsi que des photos sur l’entraînement militaire des troupes dotées de fusées.

Le 16 novembre, V. Tolubko, commandant en chef des forces de fusées stratégiques soviétiques, a déclaré que celles-ci « formaient maintenant l’épine dorsale de la puissance de combat de l’armée soviétique », que « les forces terrestres, aériennes, navales et de la D.C.A. étaient armées de puissantes fusées » et « disposaient de ce fait de larges possibilités de combat ».

Le 18 novembre, Sidorov, chef d’état-major des unités de fusées et d’artillerie soviétiques, s’est vanté encore plus impudemment de ce que les fusées et les armes nucléaires soviétiques « pouvaient être utilisées dans des opérations militaires à tout moment de l’année ou du jour, quelles que soient les conditions climatiques, et donnaient la garantie que de multiples cibles à longue portée pouvaient être détruites de la manière la plus sûre ».

Depuis cette « proposition », la clique révisionniste soviétique a accéléré le rythme d’expansion de ses armements nucléaires, et amélioré continuellement leur qualité.

Le 27 septembre, le lendemain de la « proposition » soviétique, les révisionnistes soviétiques ont procédé, dans la région septentrionale du pays, à une explosion nucléaire souterraine de 5,9 degrés dans l’échelle de Richter. Trois jours plus tard, une autre explosion avait lieu dans le bassin de l’Oural.

Du 26 au 28 octobre, l’Institut sismologique d’Uppsala en Suède a enregistré quatre explosions nucléaires entreprises par l’Union soviétique. Une des explosions, estimée à 5 mégatonnes, atteignit 7 degrés dans l’échelle de Richter.

A la mi-septembre, l’Union soviétique a effectué un autre essai nucléaire souterrain de même puissance. Marku Baath, chef de l’Institut sismologique de Suède, a indiqué : « C’est la première fois depuis dix ans que les Russes procèdent à deux essais d’une telle puissance au cours de la même période d’automne. »

D’après des journaux japonais, l’Union soviétique aurait projeté de lancer du 3 octobre au 21 novembre quatre « fusées météorologiques » dans les eaux de l’océan Pacifique proches du Japon, et de désigner certaines zones comme « zone de danger ». Elle fut forcée d’annuler son plan par suite de l’opposition du gouvernement japonais à ces activités militaires qui auraient porté tort à l’aviation civile, au transport maritime, à la pêche et à la poursuite normale d’autres activités.

La clique révisionniste soviétique intensifie actuellement ses efforts pour améliorer son système de téléguidage, perfectionner la technique des ogives multiples guidées de manière indépendante et construit des sous-marins à propulsion nucléaire.

Depuis la publication de sa « proposition », cette clique a fait peser une menace militaire contre les autres pays par les fréquentes démonstrations de force auxquelles se livrent partout ses avions et ses navires de guerre.

Le 27 septembre, l’aviation de bombardement à longue portée de la marine soviétique a envoyé six bombardiers lourds survoler les eaux au nord-est des îles Ogasawara, menaçant ainsi la sécurité du peuple japonais.

Au cours de la guerre d’octobre au Moyen-Orient, l’Union soviétique a encore envoyé plus de 30 bâtiments de guerre en Méditerranée, portant ainsi à 95 – chiffre record – le nombre de ses navires dans cette région. Le corps des marines soviétiques était à bord, ce qui a provoqué l’inquiétude de nombreux pays côtiers.

Depuis octobre, elle a envoyé un nombre croissant de bâtiments de guerre dans l’océan Indien. A l’origine, elle en avait une vingtaine dans cet océan, c’est-à-dire déjà plus que les Etats-Unis.

Le 23 novembre, la Commission des Questions politiques et de Sécurité de l’Assemblée générale de l’O.N.U. a adopté une résolution appelant tous les pays à accepter de déclarer l’océan Indien zone de paix. En compagnie de l’autre superpuissance, de l’Afrique du Sud, du Portugal et d’Israël, la clique des révisionnistes soviétiques s’est abstenue. Elle a admis carrément que la résolution placerait son pays dans une « position défavorable ».

Tels furent les actes et les paroles des révisionnistes soviétiques au cours du bon mois qui a suivi la présentation de leur « proposition » ; et comment pouvons-nous y voir la moindre trace de sincérité en faveur du désarmement ?

Le grand Lénine a dit :

« Or, nous voudrions, en cette matière comme dans d’autres semblables, entendre le moins possible de déclarations générales, de promesses solennelles et de formules grandiloquentes, et voir le plus possible de décisions et de mesures, les plus simples et les plus claires, menant effectivement à la Paix. »

Voilà précisément la dénonciation et la condamnation les plus efficaces de la clique révisionniste soviétique actuelle.