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Allocution du représentant du Parti communiste de Chine au Xe Congrès du Parti communiste italien − 1962

Camarades,

Mandaté par le comité central du Parti communiste de Chine, j’adresse, au nom du Parti communiste de Chine et du peuple chinois, mes félicitations chaleureuses au Xe Congrès du Parti communiste italien ainsi que mes sincères salutations à la classe ouvrière et au peuple italiens.

Maintenons la tradition révolutionnaire ! Que les cadres travaillent avec le peuple ! - 1963

Le peuple italien jouit d’une glorieuse tradition révolutionnaire et a un long passé révolutionnaire. Sous la direction du Parti communiste italien, il a mené, les armes à la main, une lutte héroïque contre le fascisme, et l’a conduite à la victoire.

Après la seconde guerre mondiale, la classe ouvrière et le peuple travailleur italiens ont engagé une lutte résolue pour conquérir les droits démocratiques, pour défendre ces droits et leurs intérêts vitaux, pour réaliser le progrès social en Italie, pour combattre la renaissance des forces fascistes, pour sauvegarder la souveraineté nationale et la paix mondiale et pour s’opposer aux bases atomiques installées dans le pays par l’impérialisme américain et le bloc de l’O.T.A.N.

Cette année, des millions d’ouvriers et de paysans italiens ont organisé des grèves et des manifestations successives à l’échelle nationale en vue de lutter pour l’amélioration de leurs conditions de vie et d’exiger la réalisation de la réforme agraire, faisant preuve de la combativité qui leur est propre. Le Parti communiste de Chine et le peuple chinois expriment au peuple italien leur profonde estime pour la juste lutte qu’il a engagée, et lui font part ici de leur ferme soutien.

Camarades,

La situation internationale actuelle continue à évoluer dans un sens favorable au peuple. La grande lutte que mènent les peuples du monde contre la politique de guerre et d’agression de l’impérialisme américain, contre la tension internationale créée par ce dernier, contre le colonialisme et le néo-colonialisme, ainsi que pour l’indépendance nationale pour la démocratie et le progrès social et pour la sauvegarde de la paix mondiale se développe impétueusement, tel un courant irrésistible, et ne cesse de remporter de nouvelles victoires.

Ces dernières années, les pays socialistes ont obtenu de nouveaux succès éclatants dans leur édification, et la puissance du camp socialiste s’est encore accrue. Dans le monde capitaliste, la lutte de classes s’intensifie, alors qu’en même temps se développe la lutte révolutionnaire des masses populaires.

La révolution nationale et démocratique des peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine se lève dans ces régions, telle une marée irrésistible qui ne cesse d’assaillir les dernières positions du système colonial de l’impérialisme. Ces régions que l’impérialisme considère comme ses arrières stratégiques sont maintenant transformées en fronts de combat.

Le peuple cubain, sous la direction de son grand guide révolutionnaire, le camarade Fidel Castro, a renversé, après une longue révolution armée, le régime de ténèbres instauré à Cuba par l’impérialisme américain et son laquais, la clique réactionnaire de Batista, et il a fondé, sur le sol de l’Amérique latine, le premier état socialiste, tournant ainsi une page nouvelle dans l’histoire de la lutte pour la libération menée par les peuples de l’Amérique latine, forte d’une population de 200 millions d’habitants.

Le peuple algérien a conquis son indépendance nationale les armes à la main après plus de sept ans de lutte héroïque. L’éclatante victoire de la révolution nationale algérienne est un exemple pour les peuples d’Afrique en lutte pour leur indépendance et leur liberté.

La lutte héroïque des peuples du Laos, du Sud-Vietnam, de Corée du Sud, d’Indonésie et du Japon contre les impérialistes et leurs laquais a obtenu de grands succès. De même, la lutte nationale et démocratique des autres pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine a pris un important développement ; c’est un rude coup porté à l’impérialisme et au colonialisme.

Contrairement à l’essor impétueux des forces révolutionnaires des peuples des différents pays, le système mondial capitaliste est en proie à un processus plus poussé de décadence et de désagrégation. L’impérialisme américain représente toujours l’impérialisme le plus puissant, mais sa suprématie dans le domaine politique et économique au sein du camp impérialiste connaît déjà un affaiblissement relatif, sa position d’hégémonie au sein de ce camp commence à être ébranlée.

Les rivalités cachées ou avouées s’accentuent entre les pays impérialistes, et le camp impérialiste va vers la dislocation. L’impérialisme américain, qui ne recule devant rien et qui a commis les plus grands méfaits dans ce monde, a suscité la ferme opposition des peuples des différents pays. L’impérialisme, ayant à sa tête l’impérialisme américain, vit des jours de plus en plus difficiles ; il n’en a plus pour longtemps.

L’évolution de la situation internationale continue à démontrer que, dans l’arène mondiale, les forces du socialisme l’emportent toujours plus nettement sur les forces de l’impérialisme, les forces de paix sur les forces de guerre, et les forces révolutionnaires sur les forces de la réaction. Cette situation, qui se présente sous un jour des plus favorables, découle de la lutte révolutionnaire persévérante de la classe ouvrière internationale et de toutes les nations et peuples opprimés du monde, et constitue, à son tour, une importante condition pour de nouvelles victoires dans la lutte révolutionnaire.

L’histoire de la lutte des classes dans la société humaine nous enseigne que toutes les forces de la réaction qui arrivent au seuil de leur destruction se débattent toujours désespérément dans un ultime sursaut.

Les forces impérialistes, ayant à leur tête les Etats-Unis, poursuivent avec une vigueur accrue leur politique de guerre et d’agression, cherchant vainement à désagréger le camp socialiste, à briser les mouvements de libération nationale et à réprimer les luttes révolutionnaires des peuples des différents pays.

Depuis qu’elle est au pouvoir, l’administration Kennedy applique une double tactique contre-révolutionnaire d’un caractère encore plus rusé et plus aventureux en poursuivant frénétiquement, sous l’enseigne de la paix, sa politique d’armement et de préparation à la guerre et sa politique de chantage nucléaire.

Récemment, en se livrant ouvertement à des actes de piraterie et en violant la liberté de navigation en haute mer, l’impérialisme américain a imposé le blocus militaire à Cuba, portant ainsi brutalement atteinte à sa souveraineté. Il s’est livré en outre à des provocations. de guerre contre ce pays révolutionnaire, et il a même proclamé, dans une déclaration d’une violence sanguinaire, qu’il veut « en finir avec Cuba ».

Les peuples des pays de l’Amérique latine et tous les peuples épris de justice et de paix du monde soutiennent fermement les cinq points formulés par le premier ministre Fidel Castro, ainsi que la lutte du peuple cubain dans sa légitime défense. Nous sommes profondément convaincus que la grande force de l’héroïque peuple cubain est invincible, que la révolution de Cuba est indestructible.

L’impérialisme américain, en se livrant à ses crimes d’agression et à ses provocations de guerre contre Cuba, a dévoilé une fois de plus devant les peuples du monde entier son hideux visage de « gendarme international » et démontré qu’il est le rempart de la réaction mondiale, l’ennemi de la paix mondiale, le pire ennemi des peuples du monde.

Bien que le rapport des forces dans le monde évolue déjà dans un sens favorable aux peuples, les agissements de l’impérialisme américain prouvent qu’en aucun cas l’impérialisme ne changera de nature. C’est pourquoi la lutte pour la défense de la paix mondiale ne peut être qu’une lutte contre la politique d’agression et de guerre de l’impérialisme.

Nous sommes sûrs que si en nous appuyant sur la puissance du camp socialiste, sur les forces que représentent les mouvements de libération nationale, les mouvements ouvriers des pays capitalistes et les pays et peuples épris de paix du monde entier, nous formons un large front uni et menons sans relâche une lutte qui répond du tac au tac à la politique d’agression et de guerre de l’impérialisme ayant les Etats-Unis à sa tête, nous pourrons empêcher une guerre mondiale d’éclater.

Plus se développent les forces révolutionnaires, plus la paix mondiale sera assurée. La lutte des peuples des différents pays pour la libération nationale, la démocratie et le socialisme est d’une importance considérable pour la défense de la paix mondiale.

La lutte révolutionnaire de chaque peuple se produit et se développe dans des circonstances et conditions historiques différentes, et elle a des caractéristiques qui lui sont propres. Si l’on n’est pas à même d’appliquer la vérité universelle du marxisme-léninisme à la pratique concrète de la révolution de son pays, il n’est alors pas possible de conduire la lutte à la victoire.

Mais si grande que puissent être les différences pour chaque révolution, et quelle que soit sa complexité, il est nécessaire, pour que triomphe la révolution socialiste, de suivre la voie historique commune indiquée par le marxisme-léninisme, la voie de la révolution prolétarienne et de la dictature du prolétariat, la voie de la grande Révolution socialiste d’Octobre et de se conformer aux lois générales de la révolution et de l’édification socialistes, lois énoncées dans la Déclaration de Moscou de 1957.

Le peuple chinois, sous la direction du Parti communiste de Chine, a brisé, après une lutte armée longue et ardue, la machine d’état contre-révolutionnaire de Tchiang Kaï Chek, mettant fin pour toujours à la domination réactionnaire en Chine de l’impérialisme, du féodalisme et du capitalisme bureaucratique ; il a remporté une grande victoire dans la révolution et a fondé la République populaire de Chine, où s’exerce la dictature du prolétariat.

La révolution chinoise a pour caractéristique la lutte armée. Au cours de la révolution, notre parti avait, à plusieurs reprises, mené des pourparlers de paix avec le Kuomintang en vue d’éviter la guerre civile ; il avait cherché à suivre une voie pacifique en vue de la réalisation, en Chine, de certaines réformes sociales et politiques.

Notre politique à l’époque était la suivante : si le Kuomintang veut la paix et accepte des réformes dans une ambiance de paix, nous nous efforcerons de travailler dans cette voie, celle-ci étant dans l’intérêt du peuple. Mais comme nous savions par ailleurs que la réalisation de ces aspirations pacifiques ne dépendait pas de nous, mais plutôt de la classe dominante de l’époque, nous avons toujours, tout en luttant pour la réalisation de ces réformes pacifiques, gardé notre vigilance à l’égard de l’ennemi et tenu bien en main les forces armées du peuple.

Les faits ont montré par la suite que notre méthode, qui est de se préparer à deux éventualités, était tout à fait nécessaire et juste. En 1946, les réactionnaires du Kuomintang, avec l’appui de l’impérialisme américain, ont déchiré l’accord portant sur la paix et la construction nationale qu’ils avaient conclu avec notre parti et les autres partis démocratiques, et ont déclenché une guerre civile à l’échelle nationale, cherchant en vain à liquider le Parti communiste de Chine et les autres forces progressistes et démocratiques du pays.

Devions-nous, dans ces circonstances, guider notre peuple pour qu’il prenne les armes et mène une lutte résolue contre les réactionnaires du Kuomintang ? De la réponse donnée à cette question dépendait ce problème d’une importance primordiale, à savoir si un peuple de 600 millions d’âmes devait oui ou non prendre le pouvoir lorsque les conditions de la révolution étaient mûres. Notre parti a adopté sur ce problème la ligne révolutionnaire au lieu d’une ligne opportuniste.

Notre parti n’a pas renoncé à la lutte armée ; au contraire, il a pris fermement en main la direction de la révolution armée pour riposter à la contre-révolution armée, et a conduit la révolution à la victoire, et voilà pourquoi nous avons aujourd’hui une République populaire de Chine.

Sous la conduite du Parti communiste de Chine, avec à sa tête le camarade Mao Tsé Toung, le peuple chinois a remporté, au cours des treize années écoulées depuis la fondation de la République populaire de Chine, de grandes victoires dans la transformation socialiste et dans l’édification socialiste, jetant ainsi des bases préliminaires pour l’établissement d’un système d’économie nationale indépendant, complet et moderne.

L’orientation et la voie suivies par le peuple chinois sont celles de l’union de la vérité universelle du marxisme-léninisme avec la pratique concrète de la Chine. Nous commençons à être à même d’élaborer, selon les conditions spécifiques de notre pays, tout un ensemble d’orientations et de principes politiques concernant l’édification socialiste.

Pendant les années 1959-1961, nous avons rencontré certaines difficultés temporaires, mais nos larges masses populaires, étroitement unies autour du Parti communiste de Chine et du gouvernement populaire et guidées par les trois drapeaux rouges de la ligne générale pour l’édification socialiste, du grand bond en avant et de la commune populaire, ont mené une lutte opiniâtre pour les surmonter, avec l’esprit de combat de ceux qui comptent sur leurs propres forces et qui travaillent avec la plus grande ardeur.

Et il en résulte que la situation économique de notre pays s’améliore de jour en jour. Dans l’ensemble, notre situation économique en 1961 a été un peu meilleure que celle de 1960, et celle de cette année est encore un peu meilleure que l’année dernière. A présent, le peuple chinois continue à porter haut les trois drapeaux rouges et lutte pour faire de la Chine un grand pays socialiste doté d’une industrie moderne, d’une agriculture moderne et d’une science et d’une culture modernes.

En vue d’assurer la paix mondiale et de promouvoir le progrès de l’humanité, le peuple chinois a toujours, dans les affaires internationales, appliqué sans défaillance la ligne générale de la politique extérieure de la Chine, consistant à développer, sur la base du principe de l’internationalisme prolétarien, les relations d’amitié, d’assistance mutuelle et de coopération avec l’Union soviétique et les autres pays socialistes frères ; à œuvrer pour la coexistence pacifique avec les pays aux systèmes sociaux différents sur la base des Cinq Principes et à lutter contre la politique d’agression et de guerre de l’impérialisme ; à soutenir la lutte révolutionnaire des peuples et nations opprimés contre l’impérialisme et le colonialisme.

Le peuple chinois continuera à appliquer fermement cette ligne générale et, de concert avec les peuples du monde entier, apportera sa contribution pour de nouvelles victoires de la cause de la paix mondiale, de la démocratie, de la libération nationale et du socialisme.

La victoire de la révolution chinoise eut le résultat de l’union de la vérité universelle du marxisme-léninisme avec la pratique concrète de la révolution chinoise. La victoire de la révolution chinoise, c’est la victoire, en Chine, de la voie de la Révolution d’Octobre, c’est la confirmation de la vérité du marxisme-léninisme et sa victoire en Chine en vue de mettre en application leur politique contre-révolutionnaire, les impérialistes américains ont besoin de l’aide de toutes les forces réactionnaires.

En trahissant la cause du communisme international, les révisionnistes contemporains représentés par la clique de Tito répondent justement à ce besoin des impérialistes américains. La ligne révisionniste de la clique de Tito a fait perdre au peuple yougoslave les conquêtes socialistes et a conduit à la restauration du capitalisme en Yougoslavie.

La clique de Tito se livre à des agissements subversifs contre le camp socialiste et le mouvement communiste international, elle cherche à paralyser et à désagréger le mouvement de libération nationale. Elle fait grand tapage autour de l’ « intégration pacifique » dans le socialisme, engourdissant l’esprit révolutionnaire du prolétariat de différents pays, et voulant en fait que les peuples du monde abandonnent la révolution et acceptent pour toujours l’asservissement du capitalisme.

La clique de Tito est devenue cent pour cent traître à l’égard du communisme, un détachement spécial employé par les impérialistes américains dans l’exécution de leur stratégie générale contre-révolutionnaire visant à l’hégémonie mondiale. La trahison des révisionnistes contemporains yougoslaves envers le mouvement communiste international constitue une grande leçon dans l’histoire de la dictature du prolétariat.

Démasquer sans cesse, selon l’esprit de la Déclaration de Moscou de 1960, le visage de traître de la clique de Tito est de la plus grande importance pour la sauvegarder de la pureté du marxisme-léninisme et pour la défense de la cause révolutionnaire des peuples du monde.

Le Parti communiste de Chine a toujours estimé que c’est un devoir internationaliste, pour nous communistes, que de renforcer l’unité du camp socialiste et l’unité du mouvement communiste international. Avec les partis marxistes-léninistes des différents pays, nous avons toujours observé et continuerons à observer strictement les positions communes définies dans les deux Déclarations de Moscou, et nous mènerons avec eux une lutte ferme et inlassable contre le révisionnisme contemporain, aujourd’hui danger principal dans le mouvement communiste internationaliste, et en même temps contre le dogmatisme et le sectarisme, et pour le renforcement de l’unité du mouvement communiste international.

Si une controverse ou une divergence surgit entre partis ou pays frères, elle doit être résolue avec patience, dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien et selon le principe de l’égalité et de consultations mutuelles en vue d’aboutir à une unanimité de vues. Malheureusement, à ce congrès de votre parti, des attaques unilatérales et injustifiées sont une fois de plus lancées contre un parti marxiste-léniniste, le Parti du travail d’Albanie, contre un pays socialiste, la République populaire d’Albanie. Nous ne pouvons considérer cela que comme extrêmement regrettable.

Ce qui est également regrettable, c’est que, à ce congrès de votre parti, une attaque directe ait aussi été lancée contre les points de vue marxistes-léninistes du Parti communiste de Chine.

Puisque vous avez blâmé publiquement le Parti communiste de Chine, nous sommes obligés à déclarer franchement ici que nous, communistes chinois, avons des points de vue différents de ceux soutenus par certains camarades du Parti communiste italien sur un certain nombre de questions importantes, à savoir la théorie de « réforme structurale », le point de vue sur la question du révisionnisme yougoslave, l’attaque dirigée contre le Parti du travail albanais qui s’en tient aux principes marxistes-léninistes et aussi le point de vue sur certains problèmes internationaux importants.

Nous estimons que ces points de vue ne sont ni en accord avec les Déclarations de Moscou, ni dans les intérêts du mouvement communiste international, ni favorables à l’unité internationale du prolétariat, à la lutte contre l’impérialisme et à la lutte pour la défense de la paix mondiale, et qu’ils ne correspondent pas non plus aux intérêts vitaux du peuple italien même. Il nous est impossible d’entrer ici dans les détails. Nous voudrions en discuter en toute camaraderie, en d’autres occasions, avec les camarades du Parti communiste italien.

Comme toujours, nous estimons qu’un parti qui transforme son congrès en tribune pour attaquer ouvertement un autre parti frère, commet par là un acte qui sape l’unité internationale du prolétariat, violant les principes mêmes du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien. Ce n’est nullement une attitude sérieuse marxiste-léniniste. Nous espérons sincèrement qu’on s’attachera aux intérêts de la révolution et qu’on aplanira les divergences et renforcera l’unité selon les principes définis dans les deux Déclarations de Moscou. Pour les intérêts communs du mouvement communiste international, nous n’avons aucune raison de ne pas être unis.

Les peuples chinois et italien sont liés par une amitié traditionnelle. Nos deux partis et nos deux peuples se sont toujours témoigné de la sympathie et se sont soutenus mutuellement dans la lutte commune. Ces dernières années, les relations amicales entre nos deux peuples se sont renforcées. Nous sommes persuadés que cette amitié se développera encore davantage dans l’avenir, au cours de notre lutte commune.

Permettez-moi maintenant de donner lecture du message du comité central du Parti communiste de Chine au Xe Congrès du Parti communiste italien :

Message du comité central du Parti communiste de Chine au Xe Congrès du Parti communiste italien

Chers camarades,

Au nom de tous les membres du Parti communiste de Chine et du peuple chinois, le comité central du Parti communiste de Chine adresse au Xe Congrès du Parti communiste italien et, par son intermédiaire, au Parti communiste italien, à la classe ouvrière et au peuple travailleur italiens, ses chaleureuses félicitations.

Sous la conduite du Parti communiste italien, la classe ouvrière et le peuple travailleur italiens mènent une juste lutte pour la conquête et la sauvegarde des, libertés démocratiques, pour la défense de leurs intérêts vitaux, pour le maintien de la paix mondiale et pour le progrès social. Le Parti communiste de Chine et le peuple chinois sont convaincus que la classe ouvrière et le peuple travailleur italiens qui possèdent de glorieuses traditions révolutionnaires remporteront dans l’avenir de nouveaux succès dans leur lutte.

Les partis et les peuples chinois et italiens ont toujours été liés par une amitié révolutionnaire traditionnelle. Dans l’avenir, le Parti communiste de Chine continuera, comme par le passé, de renforcer sans cesse l’unité entre nos deux partis sur la base du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien, et sur la base des Déclarations de Moscou de 1957 et de 1960.

De concert avec le Parti communiste italien et le peuple italien, nous lutterons pour de nouvelles victoires de la cause de la paix mondiale, de la libération nationale, de la démocratie et du socialisme.

Vive l’amitié des peuples chinois et italien !

Vive la grande unité du mouvement communiste international !

Vive le marxisme-léninisme toujours victorieux !

Le comité central
du Parti communiste de Chine

Le 20 novembre 1962.